Aure Bitton, dite Aure Atika, est une actrice et réalisatrice française, née le 12 juillet 1970 à Monte-Estoril (Portugal).
Aure Bitton naît le 12 juillet 1970 au Portugal, où sa mère s'était rendue pour assister à un festival de rock alors qu'elle était enceinte.
Elle est issue d’une famille juive séfarade originaire du Maroc, installée en France dans les années 1960.
Sa mère, Odette Bitton (1941–1993), dite « Ode », était infirmière, photographe et réalisatrice. Le nom de son père biologique est inconnu. Sa mère lui a un temps affirmé qu'elle avait été conçue sous LSD avec le chef opérateur Michel Fournier (en), affirmation contredite plus tard par un test ADN.
Durant son enfance, Aure est fréquemment confiée à sa grand-mère, sa mère vivant un mode de vie bohème et multipliant les voyages en Orient.
Elle poursuit des études de droit à l'université Paris Panthéon Assas (Paris II), puis suit les cours de l'École du Louvre.
Aure débute au cinéma à l'âge de neuf ans dans le film L'Adolescente (1979), réalisé par Jeanne Moreau. En 1992, elle tient le rôle principal de Sam suffit, un long-métrage réalisé par Virginie Thévenet. L'échec commercial du film l'éloigne temporairement du grand écran.
Elle se tourne alors vers la télévision, où elle anime pendant plusieurs années des émissions telles que Sexy Zap sur M6 puis, sur Paris Première, Nova, une émission consacrée à la vie nocturne parisienne.
En 1996, lors de la diffusion du premier numéro de l'émission Nova, elle est impliquée dans un incident médiatisé avec le professeur Choron, alors qu'elle interviewe Jackie Berroyer. Agacé par les questions posées, Choron l'insulte à l'antenne, ce à quoi elle réagit en lui jetant le contenu de son verre au visage, geste qu'il lui rend immédiatement. Interrogée en 2014, elle revient sur cet épisode en expliquant que les protagonistes présents étaient sous l'influence de l'alcool et que Choron cherchait à provoquer face à la caméra.
En 1997, elle tient l'un des rôles principaux dans la comédie à succès La Vérité si je mens !, qui relance sa carrière au cinéma.
Elle alterne ensuite les registres, jouant aussi bien dans des comédies populaires comme Trafic d'influence, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions, Comme t'y es belle !, et les suites de La Vérité si je mens !, que dans des films dramatiques ou intimistes tels que La Faute à Voltaire, De battre mon cœur s'est arrêté, Le Convoyeur, Mademoiselle Chambon ou Le Skylab.
Parallèlement à sa carrière d'actrice, Aure Atika réalise plusieurs courts-métrages. En 2017, elle publie un roman autobiographique intitulé Mon ciel et ma terre, aux éditions Fayard, dans lequel elle évoque sa relation avec une mère bohème et toxicodépendante.
En octobre 2017, elle préside le jury du 39e Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier, succédant à Laetitia Casta.
En 2019, elle est membre du jury du 1re Festival Cinéroman, présidé par Frédéric Beigbeder.
Les 16 et 17 juillet 2022, elle est l'invitée d'honneur de la deuxième édition de l'événement l'ADCA, à Aix-les-Bains.
Longtemps convaincue par sa mère qu'elle était la fille du chef opérateur Michel Fournier (en), Aure Atika fut un temps reconnue comme telle par ce dernier, qui la mentionna dans plusieurs interviews. Ce lien supposé sera toutefois démenti après sa mort par un test ADN réalisé avec une fille biologique de Fournier.
Elle a été la compagne de Philippe Cerboneschi, dit Philippe Zdar (1967–2019), membre des duos Motorbass et Cassius, avec qui elle a eu une fille, prénommée Angelica, née en 2002.
1979 : L'Adolescente de Jeanne Moreau : une petite fille (non créditée)