Auguste Guy Guinement de Keralio nait à Rennes (paroisse de Saint-Germain) le 23 avril 1715 et meurt à Paris, rue de Condé, le 11 décembre 1805. Son père est l'écuyer François Fiacre Guinement, seigneur de Keralio, et sa mère est Marguerite Rose Bodin.
Il est le frère de Félix François de Kéralio, Louis-Félix Guynement de Kéralio, Alexis Célestin de Kéralio et d'Agathon de Kéralio.
C'est le beau-frère de Marie Françoise Abeille de Kéralio, et l'oncle de Louise-Félicité de Keralio[réf. nécessaire].
Auguste de Keralio poursuit des études d’ingénieur militaire, poursuivies à l’école d’artillerie de Metz où on le retrouve cadet en 1732.
Il devient lieutenant au régiment d’Aquitaine en 1734, on perd sa trace jusqu’à la guerre de succession d’Autriche. Aux dires du maréchal de Belle-Isle, c’est durant l’occupation de Prague par les troupes françaises (1741-1742) que le lieutenant Keralio se fait remarquer et apprécier de lui.
Sous-gouverneur de l'Infant de Parme
En 1753, date à laquelle le maréchal de Belle-Isle fait appel à lui comme accompagnateur de son fils, le comte de Gisors (1732-1758). Ils partent de Paris le 30 janvier 1754 et ne rentrent à Paris qu’au printemps 1755. Ils séjournent à Londres, en Prusse, à Vienne, à Prague et à Varsovie avant de gagner la Suède et le Danemark.
En 1756, il est secrétaire du Duc de Nivernais lors de son ambassade auprès du roi de Prusse.
En 1757, le Duc de Nivernais le recommande auprès de Louis XV pour devenir l'un des trois sous-gouverneurs de l'aîné des petits-fils du roi Louis de France, duc de Bourgogne ou sous-gouverneur de l'infant Ferdinand de Parme. Il quitte Paris en février 1757, car il est promu colonel de régiment. Il reste plus de douze ans à Parme.
Il quitte Parme définitivement le 5 octobre 1769 après avoir assisté aux noces de son élève devenu entre temps duc de Parme régnant.
Auguste de Keralio décède à Paris en 1805 à 90 ans.
Il fut chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1746 et gentilhomme de la chambre du Prince de Parme (2 octobre 1760).
Après avoir reçu les honneurs de la cour en 1769 il porte le titre de courtoisie de marquis de Keralio.
Blason : de sable à trois rencontres de cerfs d'argent surmonté d'une couronne de marquis.
Correspondance d'Auguste de Keralio et de Paolo Frisi, mathématicien milanais.
Annie Geffroy, « Les cinq frères Keralio », Dix-huitième siècle, vol. no 40, 17 septembre 2008, p. 69-77. Numérisé sur cairn.
Camille Rousset, « Le Comte de Gisors, 1732-1758, étude historique », Paris, Perrin et Cie, libraires-éditeurs, 1868.
Lucien Perey, « Le duc de Nivernais », Paris, Calmann Levy éditeur, 1891.