Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais, né le 18 novembre 1777 à Paris et mort le 3 janvier 1809 à Pieros (Province de León, Espagne), est un général de brigade français du Premier Empire. Ses frères aînés Pierre et Louis sont également généraux dans la cavalerie de Napoléon Ier.
Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais s'engage comme volontaire national au 8e bataillon de Paris en 1793. Passé au 7e régiment de chasseurs à cheval en décembre 1793, il est promu sous-lieutenant le 23 septembre 1795, puis devient l'aide de camp de Grouchy le 2 janvier 1796, puis, comme capitaine, de Murat le 19 octobre 1797, et sert avec eux en Italie et en Égypte. Il prend part successivement à la bataille de Saléhieh à la suite de laquelle il est promu chef d'escadron et au Siège de Saint-Jean-d'Acre (1799), où il reçoit une blessure très grave.
De retour en France avec Desaix, Colbert passe en Italie et se conduit avec distinction à Marengo, ce qui lui vaut une promotion au grade d'adjudant-général. Ses faits d'armes lui valent la croix de membre de la Légion d'honneur qui lui est accordée le 19 frimaire an XII, et le 3 nivôse suivant il est nommé au grade de chef de brigade du 10e régiment de chasseurs. C'est en tant que colonel de ce régiment en garnison à Paris qu'il est appelé en 1804, à participer à la commission militaire qui va condamner à l'unanimité le duc d'Enghien à mort mais, prévenu à temps de sa convocation par Murat, il fuit Paris avant qu'elle ne lui soit remise.
Il se distingue l'année suivante à Elchingen, à Ulm et à la bataille d'Austerlitz. Élevé au grade de général de brigade à la fin 1805, l'Empereur le charge presque aussitôt d'une mission importante à Saint-Pétersbourg où il est accompagné de son grand ami Claude Testot-Ferry, futur colonel de la cavalerie de la Garde impériale (ils se retrouveront en Espagne).
En 1806, le général Colbert justifie la confiance que Napoléon Ier a en lui. La bataille d'Iéna lui fournit l'occasion de déployer tout son courage et toute son habileté ; il donne dans cette journée des preuves de valeur, et nous lisons dans le 8e bulletin de la Grande Armée que, à la tête du 3e hussards et du 2e chasseurs, il fait sur l'infanterie ennemie plusieurs charges qui ont le plus grand succès.
Il épouse la fille du sénateur de Canclaux dont il a deux fils nés en 1805 et 1808. Le couple vit au château du Saussay (Ballancourt-sur-Essonne), propriété de M. Canclaux.
Envoyé en 1808 en Espagne, le général Colbert est sous les ordres de Bessières à Médina del Rio Seco le 14 juillet 1808 et à Tuleda le 23 novembre sous Lannes. En 1809, il commande la cavalerie d'avant-garde du corps du duc d'Istrie. Sur la route d'Astorga, non loin de Villafranca del Bierzo, il fait 2 000 prisonniers, s'empare de quelques convois de fusils et délivre des hommes tombés au pouvoir des Anglais. Ce succès est le dernier qu'il obtient. Dans la même journée le 31 décembre 1809, au combat de Cacabelos, comme il fait une reconnaissance avec quelques tirailleurs d'infanterie, il est tué d'une balle en plein front par un tireur britannique qu'on croit être l'Irlandais Thomas Plunkett, soldat au 95th Rifles Regiment.
Volontaire dans la Garde nationale de Tarbes en 1792 ;
Lieutenant le 3 octobre 1795 ;
Capitaine le 19 octobre 1797 ;
Chef d'escadron à titre provisoire le 16 août 1798 ;
Chef d'escadron le 17 mars 1799 ;
Chef de brigade le 18 juillet 1800 ;
Général de brigade le 24 décembre 1805 ;
Commandant de la 2e brigade de la division de cavalerie Tilly du 1er corps de cavalerie de la Grande Armée du 11 juillet 1806 au 22 juillet 1806 ;
Commandant de la brigade de cavalerie légère du 6e corps de la Grande Armée du 22 juillet 1806 à 1808 ;
Affecté à l'armée d'Espagne de 1808 au 9 novembre 1808 ;
Commandant de la brigade de cavalerie légère du 6e corps de l'armée d'Espagne du 9 novembre 1808 au 3 janvier 1809.