Ce Jour-là

Attentats de Bombay du 11 juillet 2006

Série de sept attentats à l'explosif commis à Bombay en 2006

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Le 11 juillet 2006 a eu lieu une série de sept attentats à l'explosif commis quasi simultanément en fin de journée à l'heure de pointe dans des gares et trains de banlieue de Bombay en Inde.

Les explosions ont eu lieu à Bombay dans les gares des quartiers de Matunga, Khar, Santacruz, Jogeshwari, Borivali et Bhayendar. Les explosions ont toutes eu lieu dans un intervalle de 20 minutes. La première s'est produite à 18 heures 24 (12 heures 54 UTC) dans un train de Khar. Le service ferroviaire a été interrompu.

Les pompiers, qui ont dû lutter contre des incendies sur les sept sites des attentats, disent avoir dû soigner plus d'une trentaine de blessés dans la banlieue de Mahim et une cinquantaine à la gare de Matunga.

Les grandes villes du pays ont été placées en alerte après ces actes de terrorisme non revendiqués pour le moment, rappelant ceux de Madrid en mars 2004.

Selon Vilasrao Desmukh, ministre-président de l'État de Maharashtra, le bilan provisoire s'établit à 200 morts et 714 blessés. Le Premier ministre indien Manmohan Singh a convoqué son cabinet pour une réunion d'urgence. Il a appelé au calme la population de Bombay. Le ministre de l'Intérieur Shivraj Patil a expliqué à la presse que la police avait reçu des informations concernant un attentat, mais que « le lieu et l'endroit n'étaient pas connus ».

À la fin septembre, le bilan s'était alourdi à 209 morts.

En 1993, la ville de Bombay avait déjà connu des attentats qui avaient provoqué la mort de 250 personnes. Pour l'instant, personne n'a revendiqué l'attentat.

Après ces attentats, la police de New Delhi a arrêté une personne soupçonnée d'avoir un lien avec les attentats. Selon le rapport, cette personne avait deux kilos de RDX en sa possession. Peu après, le Times of India citait des sources de renseignement comme étant « assez certains » que les attaques sont l'œuvre d'extrémistes religieux du mouvement islamiste pakistanais Lashkar-e-Toiba et du groupe Students Islamic Movement of India (Mouvement islamique étudiant de l'Inde). L'analyse de débris de bombes a permis de déterminer qu'elles avaient été fabriquées avec un « mélange rare » d'un explosif de forte puissance, le RDX, de fioul et de nitrate d'ammonium.

Manmohan Singh, Premier ministre indien, a promis de « vaincre les plans diaboliques des terroristes » après la série d'attentats. « Nous allons œuvrer pour vaincre les plans diaboliques des terroristes et nous ne les laisserons pas réussir », a-t-il affirmé. Le chef du gouvernement a appelé au calme la population de Bombay, ainsi que celle de Srinagar, principale ville du Cachemire indien en proie à une insurrection séparatiste islamiste depuis 1989 et également cible d'attaques à la grenade le mardi. (mardi 11 juillet, communiqué)

Le Lashkar, mouvement séparatiste du Cachemire : « Ce sont des actes inhumains et barbares. L'islam ne permet pas le meurtre d'innocents ». (mercredi 12 juillet, communiqué)

Le Hizb-u-Mujahideen (Parti de combattants), organisation basée au Pakistan et fédérant une douzaine d'autres groupes armés : « Les attentats contre des civils ne font partie de notre programme. Nous ne commettons pas de tels attentats et ne laissons personne en commettre », a déclaré un porte-parole. (mercredi 12 juillet, communiqué)

Thabo Mbeki, président sud-africain, a fait part de son « indignation ». « Le gouvernement et le peuple sud-africains se joignent à la communauté internationale pour exprimer leur indignation face aux attentats de Bombay qui ont tué des dizaines de personnes ce jour », a-t-il assuré. « En ces heures difficiles, nous nous associons au deuil du peuple indien, avons une pensée pour ceux qui ont perdu un être cher et souhaitons aux blessés un prompt rétablissement ». (Mardi 11 juillet, message adressé au président indien Abdul Kalam)

Alexander Downer, ministre australien des Affaires étrangères, a exprimé « les profondes condoléances et la solidarité (de l'Australie) à l'égard du peuple et du gouvernement de l'Inde face à la lâcheté de ces attaques terroristes ». « Ce massacre absurde de civils innocents renforce la nécessité d'une réponse internationale forte pour contrer le terrorisme partout où il menace nos populations », a ajouté le ministre. (mercredi 12 juillet, communiqué)

Peter MacKay, chef de la diplomatie canadienne : « Les attentats terroristes perpétrés à Mumbai en Inde constituent un acte de violence déplorable contre des civils innocents ». « Il s'agit d'un nouveau rappel brutal de la détermination des terroristes à recourir au meurtre pour arriver à leurs fins politiques », a ajouté le ministre, soulignant que le Canada « se joint à l'Inde, démocratie fière, et condamne ceux et celles qui placent leurs croyances extrémistes au-dessus de la vie humaine. » Peter MacKay a aussi exprimé les condoléances du Canada aux familles des victimes. (mardi 11 juillet, communiqué)

José Luis Rodríguez Zapatero, chef du gouvernement espagnol : « Au nom du gouvernement de l'Espagne et en mon nom propre je veux vous exprimer ma profonde douleur pour les très graves attentats terroristes qui ont visé votre pays ». « Je veux aussi vous transmettre la solidarité et l'affection du peuple espagnol. L'Espagne, comme vous le savez, a souffert dans sa chair les assauts du terrorisme. En particulier, les attaques d'aujourd'hui (mardi) contre sept trains à Bombay nous rappellent les scènes tragiques que nous vîmes à Madrid le 11 mars 2004 », a ajouté le chef du gouvernement espagnol. (mardi 11 juillet, télégramme envoyé au président indien)

George W. Bush, président américain : « Les États-Unis sont aux côtés du peuple et du gouvernement indien et condamnent dans les termes les plus forts ces atrocités qui ont été commises contre des gens innocents dans leur vie de tous les jours ». « De tels actes ne font que renforcer la détermination de la communauté internationale à demeurer unie contre le terrorisme et à déclarer sans équivoque qu'il n'y a pas de justifications pour le meurtre brutal de gens innocents », a ajouté le président Bush. (mercredi 12 juillet 2006, communiqué)

Condoleezza Rice, secrétaire d'État américaine : « Les États-Unis condamnent les horribles attentats terroristes au Cachemire et à Bombay », a déclaré la chef de la diplomatie américaine. « Beaucoup ont perdu la vie et beaucoup d'autres ont été blessés. Nos pensées et nos prières vont aux victimes et à leurs familles », a ajouté Rice. « Aucune cause politique ne peut justifier le meurtre d'innocents », a-t-elle ajouté, avant d'assurer que « les États-Unis se tiennent aux côtés de l'Inde dans la guerre contre le terrorisme ». « Les responsables de ces actes terribles devraient être traduits en justice », a conclu Rice. (mardi 11 juillet, communiqué)

Jacques Chirac, président français, a exprimé « la solidarité de la France » qui condamne « avec la plus grande fermeté » les attentats. « C'est avec émotion et indignation que j'ai appris le terrible bilan des attaques terroristes qui ont frappé plusieurs installations ferroviaires indiennes », dit Jacques Chirac. « La France condamne ces actes, que rien ne saurait justifier, avec la plus grande fermeté », a-t-il souligné. « Dans cette épreuve, je souhaite vous exprimer, ainsi qu'au peuple indien, la solidarité de la France et mes condoléances », a ajouté Chirac. (mardi 11 juillet, message au Premier ministre indien).

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