Ce Jour-là

Attentats contre des synagogues de Paris en octobre 1941

Les attentats contre des synagogues de Paris en octobre 1941 ont lieu à Paris sous l'occupation allemande dans la nuit d

Anúncio

Les attentats contre des synagogues de Paris en octobre 1941 ont lieu à Paris sous l'occupation allemande dans la nuit du 2 au 3 octobre 1941, lorsque six synagogues de la ville sont endommagées par l'explosion d'engins placés devant leur porte entre 2 h 5 et 4 h 5. Les auteurs sont identifiés mais ne sont pas arrêtés.

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 1941, des engins explosifs sont placés devant six synagogues de Paris et causent des dommages.

Synagogue de la rue des Tournelles

Synagogue de la rue Sainte-Isaure

Helmut Knochen, chef du Befehlshaber der Sicherheitspolizei (Commandant de la police de sécurité) ordonne les attentats contre les synagogues parisiennes et ce sont des miliciens français qui posent les bombes.

À Copernic, il y a destruction partielle de l'édifice (le jambage de la fenêtre ainsi que son appui sont en partie détruits, les fenêtres sont arrachées) que la communauté reconstruit dès 1946. Hélène Berr, dans son journal, en date du 11 septembre 1942, note :

« Après avoir erré tout l'après-midi (boulevard Saint-Germain, à la Sorbonne, cité Condorcet), je suis allée au Temple pour Rosch-Haschana. Le service était célébré à l'oratoire et salle des Mariages, le Temple ayant été détruit par les doriotistes. C'était lamentable. Pas un jeune. Rien que des vieux, le seul représentant de l' « autrefois », c'était Mme Baur. »

Le Mouvement social révolutionnaire (MSR), un parti d'extrême-droite, est impliqué. Comme le note Patrick Fournier (2016) :

« Le Mouvement Social Révolutionnaire (MSR) d'Eugène Deloncle, ancien chef de la Cagoule, recruta aussi quelques milliers d'adhérents et fut connu surtout pour son rôle d'exécutant pour le compte de la Sipo-SD dans les attentats qui visèrent les synagogues parisiennes dans la nuit du 2 au 3 octobre 1941. Deloncle perdit néanmoins le soutien de ses protecteurs et fut exécuté par la Gestapo en novembre 1943. »

Selon Frédéric Monier (2011) :

« Après la défaite et la création du régime de Vichy, une majorité d'anciens « cagoulards » se retrouva engagée dans la collaboration, souvent au sein du Mouvement Social Révolutionnaire — le MSR — créé par Eugène Deloncle à l'automne 1940. Ce groupuscule, un temps intégré au Rassemblement national populaire de Marcel Déat, cessa à peu près d'exister en 1942. C'est à ces groupes que « l'on doit sans doute, entre autres méfaits, les attentats contre les synagogues de Paris et l'assassinat de l'ancien ministre socialiste Marx Dormoy ». »

Hans Sommer le responsable de l'AMT VI (le service de contre espionnage et de renseignement allemand) chargé d'intervenir en France, en 1941, prend contact avec Eugène Deloncle, chef du MSR. Il fournit les moyens matériels aux hommes de Deloncle pour réaliser les attentats contre les synagogues parisiennes.

Selon le correspondant à Vichy du journal Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, en date du samedi 4 octobre 1941 :

« Dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris entre 1 h. et 5 h., des attentats ont eu lieu contre sept synagogues. Les synagogues de la rue de Tournelle [sic], de la rue Montespan [sic], de la rue Copernic, de Notre-Dame de Lazaret [sic], de Notre-Dame des Victoires et la sixième située dans une rue dont on ne connaît pas encore le nom, ont sauté. Les dégâts sont considérables puisqu'il ne reste que les murs. Dans la synagogue de la rue Pavée, près de l'hôtel de ville, la bombe a pu être enlevée à temps. Deux personnes ont été blessées. L'amiral Bard, préfet de police, est arrivé sur les lieux et dirige l'enquête. L'attentat a été perpétré le lendemain de la fête du Grand Pardon. »

Notre correspondant de Vichy nous téléphone :

La plus célèbre des synagogues endommagées l'autre nuit par une bande de terroristes organisés est sans contredit la « grande synagogue » de la rue de la Victoire, située entre l'Opéra et le carrefour Châteaudun, juste à côté de l'immeuble de « l'Illustration ». C'était en même temps qu'un temple consacré au culte, le siège du grand consistoire israélite qui réunit, sous l'autorité du grand rabbin Weill, tous les ministres du culte israélite français.

Construite vers le milieu du XIXe siècle dans le style romano-byzantin par l'architecte Baltard, auteur des plans de la bibliothèque nationale et des halles centrales, la grande synagogue était le temple de l'aristocratie juive française et ses chants hébraïques y attiraient de très nombreux fidèles.

Le temple de la rue de Nazareth est beaucoup moins connu. Il était réservé au rite espagnol sephardite et il est dissimulé dans une voie peu fréquentée, non loin de la place de la République. Il abrite le tombeau [sic] du baron James de Rotschild [sic], fondateur de la dynastie française des Rotschild et qui y fut enterré en 1868.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Attentats contre des synagogues de Paris en octobre 1941 | World in Stories