Ce Jour-là

Attentat du musée juif de Belgique

Attentat terroriste contre le Musée juif de Belgique à Bruxelles le 24 mai 2014

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L’attentat du musée juif de Belgique est un attentat antisémite terroriste islamiste qui a eu lieu le samedi 24 mai 2014 à Bruxelles. Un homme, après être entré dans l'édifice, abat quatre personnes à l'aide d'un revolver puis d'un fusil d'assaut.

Le 30 mai, un suspect, Mehdi Nemmouche, est arrêté à Marseille en possession d'armes de guerre. Il s'agit d'un Français d'origine algérienne, condamné pour plusieurs délits et soupçonné de s'être radicalisé en prison puis d'avoir rejoint l'État islamique en Irak et au Levant, le principal groupe étranger participant à la guerre civile syrienne. La justice belge demande son extradition le 2 juin. Le 14 juin, le musée juif se constitue partie civile.

L'attentat du musée juif de Bruxelles est la première attaque perpétrée par l'organisation terroriste État islamique en Occident.

Le procès commence le 7 janvier 2019.

Le 12 mars 2019, Mehdi Nemmouche est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Nacer Bendrer, co-auteur des faits est condamné à 15 ans de réclusion criminelle.

Le samedi 24 mai 2014, à 15 h 27 min 44 s, un homme se rend au musée juif de Belgique, situé au 21, rue des Minimes, dans le quartier du Sablon à Bruxelles. Cette personne, de taille moyenne et en bonne forme physique, tire, avec ce qui semble être un revolver, depuis la rue vers le hall du musée et vise un couple de touristes, touchés au cou ou à la tête. Il contourne les corps, s'avance dans l'entrée, puis, avec une Kalachnikov AKM sans crosse (pliable) qu'il a sortie d'un de ses deux sacs, ouvre de nouveau le feu depuis le hall vers l'intérieur du musée, sur deux autres personnes, employées à l'accueil. À 15 h 29 min 6 s le tueur sort du bâtiment, court jusqu'à la rue Haute et disparaît.

Trois personnes sont tuées sur le coup. Il s'agit d'un couple de touristes israéliens, Emanuel et Miriam Riva, âgés de 54 et 53 ans, et d'une Française, Dominique Sabrier, 66 ans, travaillant bénévolement au musée. La quatrième victime est Alexandre Strens, un Belge de 25 ans préposé à l'accueil du musée. Transporté à l'hôpital Saint-Pierre, grièvement blessé, il restera dans le coma et mourra quelques jours plus tard, le 6 juin.

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui se trouvait à proximité, est prévenu par une passante que des coups de feu viennent d'être tirés. Il se rend aussitôt sur place et alerte les services d'urgence, qui arrivent rapidement, suivis par la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet.

Le lendemain de l'attentat, l’Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) relève son niveau d’alerte, pour les lieux en relation avec la communauté juive, au niveau le plus élevé, soit le niveau 4 (« très grave »).

Emmanuel et Myriam Riva, un couple de nationalité israélienne, 54 et 53 ans, en vacances en Belgique, laissent derrière eux deux filles de 16 et 15 ans.

Dominique Sabrier, de nationalité française, 66 ans, bénévole au musée.

Alexandre Strens, de nationalité belge, 25 ans, préposé à l'accueil du musée. D'origine juive et berbère, ses parents décident de l'enterrer au Maroc.

L’enquête a été confiée à l’unité antiterroriste de la police judiciaire de Bruxelles, plus connue sous le nom de DR3.

Environ six heures après les événements, un homme est interpellé à Jette, dans la banlieue de Bruxelles, au volant d'une voiture présente sur les lieux de l’attentat et qui était repartie précipitamment, mais il est disculpé, notamment par la vidéosurveillance.

La police diffuse dans l'après-midi du 25 mai des photos et des vidéos du tueur, où on le voit armé d'une kalachnikov et coiffé d'une casquette, ce qui complique son identification. La Dernière Heure indique que l'homme a filmé l'attentat, comme Mohammed Merah deux ans auparavant à Toulouse, au moyen d'une « caméra-poitrine fixée à la bandoulière de son sac ».

Le 26 mai, le dossier passe sous la juridiction du parquet fédéral belge et le juge est saisi d'assassinats terroristes.

Lors d'un contrôle de douane inopiné effectué le vendredi 30 mai 2014 au matin à la gare routière internationale de Marseille Saint-Charles à bord d'un autocar en provenance d’Amsterdam via Bruxelles, Mehdi Nemmouche est interpellé en possession d'armes ressemblant à celles visibles sur la vidéosurveillance de la fusillade, d'une casquette semblable à celle que portait le tueur et d'une caméra de type GoPro. Il est placé en garde à vue pour assassinat, tentative d'assassinat, détention et transport d'armes, en lien avec une entreprise terroriste. Dans une vidéo trouvée par les enquêteurs lors de son arrestation, une voix off qui ressemble à celle du suspect revendique l'attentat.

Le 31 mai 2014, un mandat d'arrêt européen est émis par la justice belge contre Mehdi Nemmouche. Présenté le 4 juin 2014 au parquet général du tribunal de Versailles (Yvelines), il annonce d'abord son intention de s'opposer à son extradition en Belgique, mais y renonce le 10 juillet 2014.

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