L'Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC) était une association française de lutte contre le cancer. Fondée en 1962, elle a pour objectif la lutte contre le cancer en apportant un soutien financier aux recherches scientifiques biomédicales et aux études dans le domaine des sciences sociales. Les dons et les legs furent ses deux principales sources de financement.
En 2012, à la suite d'une évolution statutaire, l'ARC est devenue officiellement la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer dans le but de se renforcer dans l’exercice de ses missions en mobilisant plus de moyens pour la recherche, en adoptant un mode de gouvernance plus performant et en traçant de nouvelles perspectives de recherche.
Dès sa création le 29 juin 1962 par Jacques Crozemarie, l'ARC, reconnue d'utilité publique depuis 1966, a occupé une place de premier plan dans le fonctionnement et le financement de la recherche. L'association avait pour but principal de soutenir la recherche sur le cancer. Durant toute son activité, l"ARC a apporté aux chercheurs des laboratoires qu'elle a financés les moyens de conduire leurs projets et de couvrir l'ensemble des champs de la cancérologie. Son action a ainsi contribué à des avancées majeures dans le domaine de la prévention des cancers, de leur diagnostic et du dépistage de la maladie, mais également dans la découverte de nouveaux traitements.
Durant les 10 dernières années de son fonctionnement, l'ARC a contribué au financement de plus de 6 400 projets pour un montant total de 273 millions d'euros. Ses ressources provenaient exclusivement des dons et legs de particuliers.
L'ARC avait également pour but d'informer le public sur les avancées de la recherche et sur la maladie.
1962 - Création de l'association par Jacques Crozemarie, ancien cadre de l'INSERM et sans formation médicale.
1966 - L'association est reconnue d'utilité publique (elle est habilitée à ce titre à recevoir des dons et des legs).
1985 - Une modification des statuts permet d'augmenter de manière importante les dépenses de communication et de marketing. Attribué à un nombre limité de sociétés dont International Développement (ID), dirigée par des proches de M. Crozemarie, MM. Michel Simon et Pascal Sarda. C'est cette mesure qui sera l'origine du scandale de 1996 à la suite des dérives constatées.
1991 - Un rapport confidentiel de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) souligne les énormes dépenses de l'ARC de l'ordre de 72 % des dons pour son fonctionnement.
1996 – Début janvier, publication du rapport de la Cour des comptes sur le compte d'emploi et ressources collectées en 1993 auprès du public. Ses conclusions dénoncent des malversations de tous ordres accomplies par son président, Jacques Crozemarie. Le 25 janvier, M. Crozemarie présente sa démission. M. Michel Lucas, directeur de l'IGAS et appelé à l'aide par les administrateurs de l'ARC, est nommé président à la tête d’un conseil d'administration renouvelé.
1996 – L'ARC est alors intégralement réorganisée. En mai, création d'un conseil scientifique chargé de proposer au conseil d'administration la stratégie scientifique de l'association.
1997-1998 - Refonte des statuts.
1999 - L'ARC devient membre du Comité de la Charte du don en confiance. En mai, ouverture du procès du scandale de 1996. L'ARC est partie civile.
2000 – En juin, Jacques Crozemarie est reconnu coupable d'abus de confiance et d'abus de biens sociaux. Il est condamné à quatre ans de prison ferme, à 2,5 millions de francs (l'équivalent de 510 000 € de 2020) d'amende, et à 200 millions de francs (l'équivalent de 40,8 millions d'euros de 2020) de dommages et intérêts à verser à l'ARC.
2001 - L'ARC obtient la certification de services des organismes faisant appel à la générosité du public par Bureau Veritas Certification.
2004 - Dans le cadre d'une convention avec le Ministère de la Recherche, l'ARC offre aux jeunes chercheurs qu'elle soutient de véritables contrats de travail en remplacement du système d'allocations préexistant, avec pour conséquence une amélioration de leur statut et de leur protection sociale.
2005 – En février, publication du rapport de la Cour des Comptes sur les comptes d'emploi 1998-2002 des ressources collectées auprès du public. Ce rapport déclare en substance que l'ARC est désormais un exemple à suivre dans le domaine caritatif.
2005 – En juin, élection de M. Jacques Raynaud à la présidence de l'association. L'ARC entre au conseil d'administration de l'Institut national du cancer.