Ashraf ol-Moulk Pahlavi (en persan : اشرف پهلوی), née le 26 octobre 1919 à Téhéran et morte le 7 janvier 2016 à Monaco, est une princesse iranienne.
Elle est la fille de Reza Chah Pahlavi, fondateur de la dynastie impériale et est la sœur jumelle de Mohammad Reza Pahlavi, le dernier chah de la dynastie Pahlavi d'Iran.
La princesse joua un grand rôle politique et social sous le règne de son frère, avec lequel elle entretenait une très bonne relation, ce qui lui a permis d'exercer une réelle influence sur les décisions prises au plus haut niveau de l'État iranien. Elle est souvent décrite comme une des figures tutélaires des mouvements féministes iraniens.
Après une enfance solitaire au sein de la famille royale qu'elle décrit elle-même comme malheureuse, elle n'a jamais pu accomplir son rêve qui était d'étudier dans une université européenne. Elle fait de son esprit rebelle une force pour avoir un poids dans l'exercice du pouvoir, en s'affranchissant du rôle traditionnel de la femme qui prévalait alors.
C'est ainsi qu'en 1953, Ashraf Pahlavi joue un rôle important dans l'opération Ajax, puisque c'est elle qui doit convaincre son frère, Mohammad Reza Chah, de donner son consentement à la CIA et au SIS d'engager l'opération qui vise à destituer le Premier ministre Mossadegh après son coup d'État. Le chah, qui a souvent été décrit comme un homme indécis, s'oppose d'abord à l'opération avant d'accepter.
Elle occupe les fonctions suivantes :
présidente honoraire de l'organisation du Lion et du soleil rouge, 1944 ;
présidente de l'Organisation des femmes iraniennes, 1967-1979 ;
membre de la Haute commission aux droits de l'homme des Nations unies, 1970 ;
membre du comité consultatif de la conférence internationale de la femme, 1975.
Elle est aussi une porte-parole importante de son frère, dont elle a conduit plusieurs missions diplomatiques, notamment en Chine.
En septembre 1977, elle échappe à un attentat alors qu'elle séjourne à Antibes. L'attentat a eu lieu tôt le matin, alors que la princesse revenait du Palm Beach Casino de Cannes vers sa villa de Juan-les-Pins (35 boulevard Édouard-Baudoin).
Après avoir dû fuir son pays pendant la révolution iranienne qui a débouché sur l’instauration de la République islamique en 1979, elle n’a jamais oublié son pays en continuant d'être engagée politiquement et en promouvant la culture iranienne.
Ainsi, dès 1980, elle publie son autobiographie intitulée Visages dans un miroir, dans laquelle elle revient sur son histoire en lien avec les évènements politiques contemporains survenus en Iran. Peu de temps après, en 1983, elle publie un second ouvrage : Jamais résignée, dans lequel elle critique le nouveau pouvoir islamique mis en place sous l’égide de l’ayatollah Khomeiny et tente d’expliquer comment l’Iran en est arrivé là.
Elle se marie trois fois et a trois enfants :
Shahram Pahlavi-Nia (né en 1940)
Shahriar Shafiq (né en 1945-assassiné en 1979 à Paris)
Azadeh Shafiq (née en 1951, morte de leucémie en 2011).