Les Ashantis sont une population d'Afrique de l'Ouest vivant au Ghana. Ils font partie du grand groupe des Akans et se subdivisent eux-mêmes en de nombreux sous-groupes.
Ils parlent le twi qui est une des langues akan appartenant au groupe des langues kwa.
Selon les sources et le contexte, on rencontre différentes formes : Achanti, Achantis, Asante, Asanti, Ashantee, Ashante, Ashante Twi,
Ashantis, Assanti, Tchi, Tschwi, Tshi, Twi.
Asante désigne le peuple aussi bien que la langue selon Johann Gottlieb Christaller. Pour Meyerowitz, ce sont « les gens de San ». Pour Braffi, ce sont les Asanties : les dispersés ou (villes) « éparpillés afin de conquérir des terres ». Cependant, il est le seul à émettre cette hypothèse. La version la plus admise, même par les Asantes, ce serait « le peuple rassemblé à cause de la guerre » traduction de osa nti fo.
Cette dernière théorie est également favorisée par les historiens car le terme Asante apparait tardivement et n'est connu des Européens de la Côte de l'Or qu'à la fin du XVIIe siècle, ce qui coïncide avec la formation de la confédération ashanti. Cela signifie alors que cette désignation ne représente pas un peuple, mais un groupement de peuples différents. Ce sont dès lors les circonstances historiques qui constituent le groupe ethnique Ashanti.
La fédération ashanti se développe au XVIIe siècle. La capitale en est Kumasi. Au XIXe siècle, cette civilisation atteint son apogée et occupe près de 70 % du Ghana actuel. La communauté ashanti a été la plus grande de tous les États akan et la plus longue dans le temps. Noyau du clan Oyoko, Asantemanso demeure leur lieu d'origine.
L'ensemble du monde akan s'étend aussi en Côte d'Ivoire où il comprend les ethnies intérieures ou littorales, Appolos (Nzema), Anyi, Attié, Baoulé, Alladian, Adjoukrou, Tchaman (ou Ébrié), Abouré, Avikam, Laouien, Abbey (ou Abé, Abbe, Abbay), Abron, etc.
La recherche historique des origines peut parfois être un tabou chez les Akans, ce qui rend les travaux complexes. La principale question est de déterminer à quelle vague migratoire appartiennent les Ashantis, tout en sachant qu'il s'agit d'un groupe ethnique formé par contexte historique au XVIIe siècle. Lors des fouilles archéologiques effectuées à Begho, Posnansky dévoile les liens commerciaux importants entre la cité, les Akans de la forêts (dont les Ashantis) et les Malinkés du Moyen Niger. Cependant, les différences culturelles entre Begho et les Akan restent importants. Les fouilles effectuées plus récemment sur des sites mentionnés par la tradition orale ashantie permettent de repousser l'hypothèse de la migration septentrionale dans le cas des Akans de la forêt.
Les datations au carbone 14 révèlent en effet que les habitants de ces sites se situent entre 1000 avant J.C. et aujourd'hui, démontrant que l'occupation de ces sites est bien plus ancienne. De plus, la présence de villes dans la forêt datant d'au moins le Xe siècle révèle une organisation et une structuration des populations. Cependant, rien ne permet de conclure en une continuité ethnique entre les Akans de la Forêt et les Ashantis.
Thomas Edward Bowdich rapporte la tradition orale sur les origines qui indique que les Ashantis proviendraient de l'une des dernières migrations Akan, provenant cette fois du sud côtier vers le nord forestier. Une carte des néerlandais, en 1629, dévoile le royaume Inta qui pourrait correspondre aux précurseurs des ashantis. Cependant leur identité est incertaine. Plus tard, Adu Boahen relie ce témoignage à la tradition des matriclans abusua qui indique que le Clan Oyoko serait le dernier à avoir migré et s'être établi à Kumasi et ses environs. Il semble possible de confirmer qu'à partir du milieu du XVIIe siècle, ce matriclan s'installe dans la région et parvient à s'imposer.
Les Ashanti sont alors des cités-États tributaires du royaume denkyira. Les Oyoko vont devenir dominants et s'imposer. Osei Tutu sera le premier roi à unifier ces groupes.
Selon la tradition orale, le berceau du clan Oyoko se situe à Asantemanso, où le clan aurait émergé de la terre. Asantemanso aurait été fondée par le clan Aduana et devient la capitale de l'État de Domaa. Prospère sous le règne des premiers Domaahene et au sein du territoire de Bono, elle accueille rapidement de nombreux migrants fuyant les conflits en cours au sein du royaume de Denkyira qui émerge. Un premier clan Oyoko, guidé par Akyempon Tenten, fuit Kokofu et noue une alliance forte avec le Domaahene qui leur octroie un quartier, Nampansa.
À la suite de cela, une seconde vague de migrants Oyoko rejoint Asantemanso depuis Juaben et Nsuta. Cette augmentation démographique déclenche, vers 1650, une guerre civile qui oppose les trois clans Oyoko aux Domaa et Aduana et provoque la destruction d'Asantemanso. La tradition orale ashanti tend à occulter cette guerre afin de favoriser le mythe fondateur qui entoure Osei Tutu Ier et Okomfo Anokye. En effet, ce conflit est perçu comme un échec, provoquant un nouvel exil du clan Oyoko. Cette dispersion des trois clans Oyoko démultiplie les implantations de celui-ci dans la région de Kumasi, faisant d'Asantemanso le berceau des Ashantis.
Les fouilles archéologiques réalisées en 1986 sur le site traditionnel d'Asantemanso dévoilent quant à elles une occupation remontant à plusieurs siècles avant J.-C. et l'existence d'une communauté importante pouvant appartenir à la culture Guan. Cette hypothèse remet en question l'histoire du peuplement de la région et les relations entre les Guan et les premiers Akan.
Kumasi (Kwaaman) et sa périphérie est composée, dès le début du XVIe siècle de chefferies ou micro-États. À l'arrivée du clan Oyoko, ni Kwaaman, ni Kumasi n'existent en tant qu'entité unifiée . Par jeu d'alliance, ils réunifient les trois micro-États de Tafo, Kaase et Amakum.
Le drapeau national d'Ashanti est le drapeau national de la nation du royaume Ashanti, adopté par l'empereur Asantehene Prempeh II en 1935, et est basé sur le trône de monarchie absolue Ashanti le Tabouret d'or, qui a été le symbole de l'unité et de sunsum (âme) depuis 1701 le début du XVIIIe siècle.
Le drapeau national d'Ashanti contient une bande horizontale d'or symbolisant la richesse minérale de sol d'or et la richesse de barre d'or d'Ashanti et une bande horizontale verte représentant l'écozone riche de forêt tropicale de nation d'Ashanti ; deux bandes horizontales blanc mince et une bande horizontale noire surmontée du Tabouret d'Or (ou Ashanti : Sika' dwa) le symbole d'unité du peuple Ashanti qui a été le symbole national de l'unité de la nation du royaume Ashanti désigné depuis 1701 dans le présent Le XXIe siècle représentant le peuple Ashanti s'appuyant sur la tradition Ashanti d'un tabouret indiquant la direction du clan, le Tabouret d'Or est devenu le symbole du peuple Ashanti uni et légitimé la règle de son possesseur. Pour défendre le tabouret d'or en 1900, le peuple Ashanti a combattu les Anglais (britanniques) sous les ordres de Yaa Asantewaa afin de protéger le trône et le Palais Manhyia.