Un ascenseur est un dispositif de déplacement vertical, situé dans un édifice, permettant le transport sécurisé de personnes. Plus globalement on parle de monte-charge ou d'élévateur. Sa conception, sa construction, son contrôle à l'usage, sa maintenance sont réglementés.
une cabine, un contrepoids, des guides et des câbles, installés le plus souvent dans une trémie (ou cage, ou gaine) rectangulaire fermée, semi-fermée ou ouverte ;
un treuil motorisé, situés en machinerie ;
une armoire électrique/électronique de commande et de contrôle, situés en machinerie.
Au IIIe siècle av. J.-C., Ctésibios ingénieur grec, a inventé un monte-charge qui fonctionne à l'eau sous pression.
En 236 av. J.-C., Vitruve, architecte romain, a décrit un appareil élévateur, actionné par un treuil à bras dont l'inventeur serait Archimède.
Accès aux monastères et aux mines
Au Moyen-Âge, des lieux inaccessibles, comme les monastères grecs situés dans la région des Météores, ne pouvaient exister que grâce à des ascenseurs rudimentaires (à traction humaine).
Chaises volantes du château de Versailles
En 1743, De Velayer imagine au château de Versailles et au palais Mazarin, à Paris, des « chaises volantes », à la demande notamment de la favorite duchesse de Châteauroux dont les appartements à Versailles sont situés à l'étage. Le premier machiniste du roi, Blaise-Henri Arnoult, fabriqua une telle chaise équilibrée au moyen d'un contrepoids, que l'occupant pouvait faire monter ou descendre par sa propre force en tirant sur une corde (voir palan).
Cage d'écureuil du Mont-Saint-Michel
À la même époque est installé au Mont-Saint-Michel un monte-vivres actionné par une grande roue en bois (cage d'écureuil) à l'intérieur de laquelle prenaient place quatre détenus qui en assuraient la rotation.
Au début du XIXe siècle des hissoirs, dotés d'un moteur à vapeur, sont utilisés dans les mines et dans certaines manufactures. En 1829, le premier "ascenseur" à usage public est construit à Londres.
Milieu et fin du XIXe siècle, l'essor des hauts immeubles et des technologies
Au milieu du XIXe siècle, l'apparition de l'ascenseur, spécifiquement destiné aux personnes, est lié à l'essor des constructions d'habitation à plusieurs étages, suivies ensuite des gratte-ciels. Leur utilisation n'était autorisée que pour la montée aux étages ; la descente devait se faire par les escaliers.
Le système mécanique était installé dans une architecture de poutres et cornières métalliques permettant l'intégration au gros œuvre. Elle formait fréquemment une structure autonome disposée dans la partie centrale de l'escalier à colimaçon ou à vis. Pour la sécurité entre l'escalier et la cabine mobile, un gainage était fait de panneaux grillagés, constituant ce que l'on nomme la « cage » d'ascenseur. Cette ferronnerie, comme celle des garde-corps, allait de la simplicité utilitaire à l'ouvrage très décoré.
Limiteur de vitesse par Elisha Otis
En 1852, Elisha Otis dota l'ascenseur d'un système de limiteur de vitesse déclenchant un système appelé frein parachute, stoppant la cabine et assurant la sécurité des personnes en cas de rupture du câble. Ce système pourrait être inspiré du frein-parachute imaginé pour les ascenseurs de mines par Pierre-Joseph Fontaine en 1845.