Ce Jour-là

Arthur Wellesley (1er duc de Wellington)

Feld-marchal, commandant en chef de l'armée britannique puis homme d’État britannique, Premier ministre du Royaume-Uni de 1828 à 1830 et de novembre à décembre 1834

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Arthur Wellesley, 1er comte, ensuite marquis, et duc de Wellington, est un aristocrate anglo-irlandais, puis militaire et homme d'État britannique, né le 1er mai 1769 à Dangan Castle (comté de Meath, Irlande) et mort le 14 septembre 1852 à Walmer (Kent).

Il est principalement connu en tant que vainqueur de Napoléon à Waterloo avec le maréchal prussien Gebhard Leberecht von Blücher. L'un des plus grands généraux britanniques, il est souvent comparé à John Churchill, duc de Marlborough, avec qui il partage de nombreux points communs, en particulier d’être devenu une figure politique après avoir réalisé une grande carrière militaire.

Il a été commandant en chef de l’Armée de terre britannique de 1827 à 1828 puis de 1842 à sa mort en 1852.

Il a été Premier ministre du Royaume-Uni, une première fois de 1828 à 1830 et une seconde fois pendant un mois en 1834. Bien que conservateur, il a fait voter la loi d'émancipation des catholiques.

Arthur Wellesley est le troisième fils de Garret Wesley (1er comte de Mornington). On pense qu’il est né à Dublin.

Sa date de naissance n’est pas connue avec précision : la seule trace que l’on en ait se trouve dans un enregistrement d’église et a sans doute été inscrite quelques jours après sa naissance. La date la plus probable est le 1er mai 1769, mais il est possible que cela ait été quelques jours avant ou après. Son nom initial, Arthur Wesley, fut légalement changé en Arthur Wellesley en mars 1798.

Wellesley étudie à Eton de 1781 à 1785, puis à Bruxelles. En 1787, son frère lui achète une fonction d'enseigne dans le 73e régiment d’infanterie ; après un premier entraînement au Royaume-Uni, il rejoint l’académie Royale d'équitation d'Angers en France, y enseigne en 1787 et est promu lieutenant dans la même année.

De 1787 à 1793, il est affecté comme aide de camp de deux Lords lieutenants d'Irlande successifs. En 1790, il est élu député (indépendant) de Trim à la chambre des communes d’Irlande, poste qu’il gardera jusqu'en 1797.

Il progresse rapidement dans l’armée — principalement grâce au système de l’époque où les officiers pouvaient (et souvent devaient) acheter leur grade — et en 1793, il devient lieutenant-colonel dans le 33e régiment d’infanterie. Il combat aux Pays-Bas entre 1794 et 1795.

En 1796, après avoir été promu au rang de colonel, il part avec son régiment pour l’Inde. L’année suivante, son frère aîné, Richard Wellesley, comte de Mornington, est nommé gouverneur général des Indes, et quand la guerre éclate en 1799 contre le sultan de Mysore, Tipû Sâhib, Arthur Wellesley commande sa propre division. Il est nommé gouverneur de Seringapatam et de Mysore, postes qu’il gardera jusqu'en 1805. Grâce à ses victoires militaires, il est nommé commandant suprême (politique et militaire) du Deccan, il remporte de nouvelles victoires, en particulier contre le chef brigand Dundiat Wagh et contre les Marathes en 1803 (bataille d'Assaye, bataille d'Argaum). En 1804, il est fait chevalier de l’ordre du Bain. Lorsque son frère achève son mandat en 1805, il retourne au Royaume-Uni avec lui.

En 1806, Wellesley est élu de Rye (Sussex) pour six mois à la chambre des communes du Royaume-Uni ; l’année suivante, il est élu de Newport (île de Wight) qu’il représentera deux ans. Durant cette période, il est affilié aux Tories, et en avril 1807, il est nommé au « conseil privé du roi ». Pourtant son rôle politique fut brutalement interrompu lorsqu’il fit voile pour le continent pour participer aux guerres napoléoniennes.

C’est dans les années qui suivent qu’eurent lieu les événements qui permirent à Wellesley d'entrer dans l’Histoire. À cette époque, Napoléon contrôle la majeure partie de l'Europe et le gouvernement britannique cherche des moyens de contrer la menace qu'il est devenu.

Après une expédition au Danemark, Wellesley est promu lieutenant-général et transféré dans la péninsule ibérique. Bien que le combat soit assez mal engagé, c’est l’unique endroit du continent européen où les Britanniques et les Portugais ont réussi à se battre contre la France et ses alliés. Wellesley bat les Français à Roliça et à Vimeiro en 1808. L’accord de Sintra, qui en résulte, et par lequel l’armée britannique s'engage à évacuer les Français hors de Lisbonne est très critiqué. Wellesley, qui s'y oppose, est brièvement rappelé au Royaume-Uni pour s'en justifier. Au même moment, pourtant, Napoléon vient lui-même en Espagne. Lorsque le général John Moore est tué à la bataille de La Corogne le 16 janvier 1809, Wellesley est nommé commandant en chef de toutes les forces britanniques au Portugal. Revenant dans la péninsule ibérique en avril 1809, il est nommé maréchal général de l'armée portugaise, et commandant en chef des forces portugaises au Portugal le 29 avril 1809 par Jean VI de Portugal. Il prend alors le commandement unifié des armées portugaise et britannique.

Sous son autorité, l'armée anglo-portugaise expulse les troupes napoléoniennes du Portugal, puis les forces britanniques, portugaises et espagnoles battent l’armée du roi Joseph d’Espagne (le frère aîné de Napoléon) à la bataille de Talavera. Pour ses faits d'armes, il est élevé à la pairie en tant que vicomte Wellington, de Talavera et de Wellington (Somerset) en 1809. La même année, il est fait duc de la Victoire par Jean VI de Portugal pour ses services dans ce pays.

Traversant l’Espagne, il bat les Français à la bataille de Salamanque et prend Madrid en 1812. Cette année-là, une contre-attaque française met l’armée britannique dans une position difficile, mais Lord Wellington reçoit le commandement de toutes les armées alliées (britanniques, portugaises et espagnoles) en Espagne et est fait marquis de Wellington le 3 octobre. Il conduit une nouvelle offensive en 1813, culminant à la bataille de Vitoria, nette victoire britannique qui ramène l'armée impériale en France. Il est nommé Maréchal après cette victoire. Ayant libéré l'Espagne, il passe les Pyrénées et envahit la France. Il est surpris par les troupes du général Harispe à Cadillon (18 mars 1814) ; il intervient à Bayonne et se heurte au maréchal Soult qui dirige la défense de Toulouse le 10 avril 1814. L'issue de cette bataille, objet de débats, marque la fin de la campagne de France de 1814. Le 11, Napoléon signe le traité de Fontainebleau, conclu le 6, et est exilé sur l’île d’Elbe.

Acclamé en héros, Wellington est fait duc de Wellington, titre toujours porté par ses descendants. Il est bientôt nommé ambassadeur en France, puis prend la place de Lord Castlereagh comme plénipotentiaire au congrès de Vienne, où il plaide énergiquement pour que soit permis à la France de garder sa place dans l’équilibre des puissances européennes. Le 2 janvier 1815, il est fait chevalier grande-croix de l’ordre du Bain.

Le 26 février 1815, Napoléon quitte son exil à Elbe, débarque en France le 1er mars et le 20 retrouve le contrôle du pays. Il doit alors faire face à la formation à nouveau d'une dernière coalition contre lui. Wellington quitte alors Vienne pour prendre la tête des forces britanniques et alliées durant la campagne de Belgique. Il arrive à son poste et son avant-garde combat les Français à la bataille de Quatre-Bras avant de se replier. Deux jours plus tard, le 18 juin, Wellington, avec l’appui des forces prussiennes commandées par Gebhard Leberecht von Blücher bat définitivement Napoléon à la bataille de Waterloo. L’Empereur français abdique une nouvelle fois le 22 juin, et est exilé par les Britanniques sur l’île Sainte-Hélène.

Fasciné par le souvenir de l'Empereur, il passait de longues heures, assis devant son tableau, silencieux.

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