Ce Jour-là

Arthur III de Bretagne

Duc de Bretagne, connétable de France et compagnon d'armes de Jeanne d'Arc

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Arthur III de Bretagne dit « le Justicier », auparavant désigné comme le Connétable de Richemont, né le 24 août 1393 au château de Suscinio, près de Vannes et mort le 26 décembre 1458 à Nantes, est un noble breton de la maison de Montfort, fils du duc de Bretagne Jean IV, et de sa troisième épouse Jeanne de Navarre.

Blessé à la bataille d'Azincourt en 1415 et fait prisonnier, il reste en captivité en Angleterre pendant cinq ans. Après son retour en France, il est nommé connétable de France par Charles VII le 7 mars 1425. Après avoir été l'un des compagnons d'armes de Jeanne d'Arc en 1429–1430, il reprend Paris aux Anglais le 13 avril 1436.

Il est duc de Bretagne de septembre 1457 à sa mort en décembre 1458.

Il reçoit de son père l'honneur de Richmond, en Angleterre, les rois d'Angleterre refusant que les Bretons portent le titre de comte[réf. nécessaire]. Il est également duc de Touraine, comte de Dreux, d'Étampes, de Montfort et d'Ivry et baron de Parthenay en 1415, mais la donation ne sera effective qu'en 1427[réf. nécessaire].

Jean V mène une politique ménageant à la fois la France et l'Angleterre. Les liens économiques privilégiés de la Bretagne avec l'Angleterre l'orientent vers une alliance outre-Manche. Avec la France, la méfiance persiste, conséquence, entre autres, de la tentative manquée d'annexion du duché par le royaume en 1378.

Arthur de Richemont est néanmoins autorisé par son frère à recruter des troupes en Bretagne afin de servir la cause des Armagnacs contre les Bourguignons, dans la guerre civile qui déchire le royaume de France à partir de 1405[Quand ?].

Il est maintenu dans son rôle de défenseur du parti armagnac en Bretagne, même après la Paix d'Arras du 4 septembre 1414. Alors que sur ordre du dauphin Louis de Guyenne les mots « Bourguignons » et « Armagnacs » sont bannis du royaume — il était formellement interdit de les prononcer —, Arthur regagne Paris en octobre 1414. Apprécié du dauphin, il reçoit les terres de Jean II de Parthenay-l'Archevêque, coupable aux yeux du roi d'avoir épousé la cause des Bourguignons lors du siège d'Arras. Pour entrer en possession des biens de ce seigneur rebelle, Richemont doit entrer en campagne en juin 1415.

La bataille d'Azincourt (1415) et la captivité (1415–1422)

En août, le débarquement des troupes d'Henri V d'Angleterre en Normandie bouleverse les priorités.

Richemont rejoint les Français à Azincourt à la tête d'un fort contingent d'hommes d'armes bretons. Engagé au matin du 25 octobre 1415, le désastre est consommé en fin d'après-midi. De nombreux chevaliers français sont fauchés dans la fleur de l'âge. Richemont, blessé, est emmené en Angleterre. D'abord incarcéré au château de Fotheringhay, il est transféré en 1420 à la tour de Londres, sous la surveillance de Roger Ashton. Richemont accorde alors procuration à son frère Jean V pour défendre ses intérêts et négocier une trêve dans les affaires personnelles qui l'opposent à l'archevêque.

Henri V autorise bientôt, sous la pression de la diplomatie, son prisonnier à se rendre en France. Richemont quitte l'Angleterre en septembre 1420, accompagné de quelques écuyers bretons. En décembre, il est témoin de l'entrée triomphale d'Henri V à Paris. En mai 1422, toujours captif des Anglais, il assiste à la prise de Meaux. Les historiographes français de l'époque ne lui pardonnent pas cette période passée aux côtés des Anglais, le soupçonnant d'avoir été tenté d'embrasser leur cause. Ce n'est qu'après la mort d'Henri V, le 31 août, qu'Arthur recouvre une totale liberté. Il estime ne plus rien devoir aux Anglais : dès lors, ce sont les historiographes britanniques qui ne le ménagent plus guère.

Mariage avec Marguerite de Bourgogne (1423)

Libéré, Richemont se hâte de négocier les termes de son mariage avec Marguerite, duchesse de Guyenne, veuve du dauphin Louis et sœur du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Après de longues négociations avec Philippe le Bon, Marguerite de Bourgogne (1393-1441) finit par accepter un mariage politique avec Arthur.

Le mariage est célébré à Dijon le 10 octobre 1423, donnant à Marguerite un rôle d'intermédiaire pour négocier une réconciliation entre le roi et le duc de Bourgogne. Mais Philippe le Bon est encore sous le coup de l'assassinat de son père en 1419.

Bien qu'il ait signé en 1420 le traité de Troyes qui évince de la succession de Charles VI le dauphin Charles au profit du roi d'Angleterre Henri V, le duc Jean V autorise son frère Arthur à combattre sous la bannière française.

Le désastre subi par les troupes françaises de Verneuil laisse vacante la charge de connétable de France. Une entrevue préliminaire entre Charles VII et Arthur de Bretagne a lieu à Angers en octobre 1424. Arthur devient la même année gouverneur du Berry (1424–1426). Il accepte l'épée de connétable que le roi lui remet à Chinon, le 7 mars 1425. L'entente est pourtant de courte durée. L'entourage de Charles VII s'efforce de desservir Richemont auprès du roi.

Début 1426, Richemont rejoint Jean V en Bretagne pour y jouer à nouveau les recruteurs avant d'assiéger sans succès les Anglais à Saint-James de Beuvron, près d'Avranches. Une seconde défaite des troupes commandées par Richemont aux Bas-Courtils, près du Mont-Saint-Michel, rend Jean V plus prudent. Il interdit à son frère d'aventurer à nouveau la noblesse bretonne pour d'aussi petites entreprises.

La prudence de Jean V et l'embellie diplomatique anglo-bourguignonne fragilisent la position de Richemont auprès de Charles VII. Il lui devient difficile de recruter des troupes en Bretagne et il ne peut plus jouer les médiateurs entre Charles VII et le duc de Bourgogne.

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