Arthur Conte, né le 31 mars 1920 à Salses-le-Château (Pyrénées-Orientales) et mort le 25 décembre 2013 à Paris, est un journaliste, écrivain, historien et homme politique français, député des Pyrénées-Orientales de 1951 à 1962 et de 1968 à 1973, secrétaire d'État à l'Industrie et au Commerce en 1957 et président de l'ORTF entre 1972 et 1973.
Arthur Conte effectue ses études secondaires au collège de Perpignan à partir de 1930. Il est licencié en lettres à l'université de Montpellier en 1940 et mobilisé peu après. De retour en janvier 1941, il travaille comme attaché de préfecture à Carcassonne (Aude). Il part pour l'Allemagne dans le cadre du service du travail obligatoire (STO) en janvier 1943 et en revient fin avril 1945. Il adhère à la SFIO et en est le secrétaire départemental de 1946 à 1950, puis en 1955. Maire de Salses en 1947, il commence parallèlement sa carrière de journaliste dans Le Cri du Soir, quotidien socialiste des Pyrénées-Orientales, puis dans L'Indépendant d'avril 1950 jusqu'à la fin de 1951 et sous le pseudonyme de Bernard Orsang.
Candidat de la SFIO aux élections législatives de 1946[Lequel ?] en deuxième position sur la liste de Louis Noguères, il n'est pas élu. Il se présente alors sous l'étiquette RGRIF aux élections législatives suivantes et est élu député des Pyrénées-Orientales par 18 420 voix sur 106 330 suffrages exprimés. Il se représente aux élections législatives de 1956 sur la liste socialiste et est réélu député par 30 694 voix sur 112 012 suffrages exprimés. Anticommuniste viscéral, il quitte la SFIO en 1963, désapprouvant sa tactique d'alliance avec le PCF. Il est de nouveau élu député sous la IVe législature de la Ve République, le 30 juin 1968, et cette fois-ci sous l'étiquette UDR et sur la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales.
Il collabore au Quotidien de Paris, à Paris Match, au Figaro, aux Nouvelles littéraires, à France-Soir et à Jours de France. Partisan de Georges Pompidou, il devient président de l'ORTF et confie à Marc Gilbert, la direction d'Italiques qui recrute Ennio Morricone et Jean-Michel Folon pour le générique. Il est également producteur pour FR3 de la série de télévision Histoires de France. Partisan d'une radio et d'une télévision indépendantes du pouvoir politique, il est destitué de son poste en 1973 (il raconte cette expérience dans son livre Hommes libres). Il soutient Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981 en signant l'ouvrage L'Homme Giscard.
Dans sa biographie de Joffre, Arthur Conte évoque son père, le sergent Pierre Conte du 253e régiment d'infanterie durant la Première Guerre mondiale.
Il est le père de l'écrivaine et académicienne Dominique Bona et de Pierre Conte. Sa nièce, Marie-Claude Conte-Grégoire, est également maire de Salses (de 2001 à 2008).
Le 3 janvier 2014, il est inhumé dans le caveau familial à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
1947-1972 : Maire de Salses (Pyrénées-Orientales)
1951-1964 : Conseiller général du canton de Latour-de-France
1951-1962 : Député (RGRIF puis app. SFIO) des Pyrénées-Orientales
1968-1973 : Député (UDR) de la circonscription de Prades (Pyrénées-Orientales)
Président fondateur de l'Association des maires des Pyrénées-Orientales (1947)
Secrétaire d'État à l'Industrie et au Commerce du gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury (1957)
Président de l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale (1961-1963)
Président de l'ORTF (1972-1973)
La Légende de Pablo Casals, éditions Proa, 1950
Les oiseaux n'y savent pas chanter, Julliard, Paris, 1954, XVI-200 p.
Les Étonnements de mister Newborn, Julliard, Paris, 1955, 290 p.