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Armée nationale libyenne

L’autoproclamée Armée nationale libyenne (en arabe : الجيش الوطني الليبي (Al-jaysh al-watani al-llibi)), aussi appelée A

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L’autoproclamée Armée nationale libyenne (en arabe : الجيش الوطني الليبي (Al-jaysh al-watani al-llibi)), aussi appelée Armée arabe libyenne ou Forces armées arabes libyennes, est une association de groupes disparates d'anciens militaires kadhafistes, de miliciens tribaux et de combattants salafistes organisée autour d'un noyau d'armée régulière, non reconnue internationalement et associée à la Chambre des représentants et dont le commandant en chef est le maréchal Khalifa Haftar. Ses effectifs sont évalués en 2025 à 32 000 hommes.

L'ANL est une force militaire de premier plan de la deuxième guerre civile libyenne qui a débuté en 2014.

En politique, l'ANL a remplacé en 2016 neuf conseils municipaux élus en 2014 par des personnes non-élues, pour la plupart des militaires. Le 17 juillet 2019, la 106e brigade de l'Armée est responsable de l'enlèvement de Seham Sergiwa, députée libyenne élue en 2014 à Benghazi, selon The Independent et CNN, tandis que l'Armée nie son implication ; le destin de la députée est toujours inconnu le 17 octobre 2019 selon la MANUL.

Le 6 février 2018, Mahmoud al-Werfalli, l'un des commandants des forces pro-Haftar, recherché par la CPI pour crime de guerre, déclare qu'il se rend aux forces du maréchal. Le 9 mai 2018, après une visite de ses représentants en Libye en mars 2018, la CPI insiste sur l'obligation légale des autorités libyennes à arrêter Werfalli et le transférer à la CPI. Al-Werfalli est le commandant « Axes » de la Brigade Saïqa.

Fin 2016, le major général Abdulrazek al-Nadoori de l'Armée nationale libyenne a remplacé des maires élus lors des élections municipales libyennes de 2014 par des personnes non-élues, pour la plupart des militaires. En tout, l'Armée a remplacé neuf conseils élus parmi les 27 dans sa zone de contrôle par des administrateurs militaires.

Selon The Independent et CNN, entre 25 et 30 membres de la 106e brigade Aoulia aldem (en arabe : أوليء الدم)) de l'Armée nationale libyenne sont responsables de l'enlèvement chez elle, le 17 juillet 2019, de Seham Sergiwa, députée de la Chambre des représentants libyenne élue en 2014 à Benghazi. L'Armée nationale libyenne nie son implication. La Mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL) constate la responsabilité juridique des autorités de facto à Benghazi par rapport à la disparition de Sergiwa et insiste à ce que son destin soit éclairci. Selon la MANUL, la situation de Sergiwa est toujours inconnue le 17 octobre 2019.

En 2017, le maréchal Haftar affirme disposer de 75 000 hommes sous ses ordres mais ce chiffre selon les experts serait plus proche de 25 000 hommes, répartis entre 8 000 réguliers et 17 000 miliciens.

Les unités connues, indifféremment appelées bataillon ou brigade pour traduire le terme de katiba en arabe, sont :

Bataillon Tariq ibn Ziyad (Tariq ibn Ziad), connu pour ses exactions

Brigade Khalid ibn al-Walid ou brigade 104, composée de Toubous, qui opère dans le secteur de Sebha et commandée par Youssouf Hissene Salah, constituée en grande partie de madkhalistes (salafistes). Au mois de septembre 2018, elle participe à plusieurs opérations contre des groupes rebelles tchadiens dans le Fezzan.

106e brigade d'infanterie, commandée par le fils d'Haftar, Khaled, et considérée comme la meilleure armée et la plus loyale à Haftar parmi toutes les forces dont il dispose

128e bataillon (commandé par le général Buhliqa)

241e brigade d'infanterie, un groupe sous l'autorité du colonel Mohamed bin Nile et constitué essentiellement de combattants de la tribu Magarha. Au début de mars et en avril 2015, la brigade participe à la tentative vaine d'évincer la Troisième Force de la base aérienne Brak al-Shati.

21e bataillon (commandé par le général Buhliqa)

Brigade des Martyrs d'Oumm al-Aranib, composée de Toubous

Brigade Sobol al-Salam, une milice arabe zuwayya basée à Koufra

Le maréchal Haftar emploie également 12 000 membres auxiliaires de milices en mai 2018 et 18 000 membres en mai 2019, dont des madkhalistes (salafistes) de Sabratha, Sorman, Tiji, Badr, Zintan et Rujban et des membres de groupes armés soudanais, tchadiens et russes.

De façon générale, le maréchal Haftar a plutôt eu recours aux groupes rebelles darfouris, tandis que Misrata et les diverses factions dans l'Ouest se tournaient plutôt vers les rebelles tchadiens. L'ANL a ainsi eu recours aux services de :

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