L'archidiocèse de Marseille (en latin archidioecesis Massiliensis) est un archidiocèse métropolitain de l'Église catholique en France. Le diocèse de Marseille, érigé, selon la tradition, au Ier siècle, est un des diocèses historiques de la Provence. Supprimé en 1801, il est rétabli dès 1822 et couvre, depuis, l'arrondissement de Marseille. Suffragant de l'archidiocèse métropolitain d'Aix, il est élevé au rang d'archidiocèse en 1948. En 2002, il devient métropolitain. Jean-Marc Aveline, devenu cardinal en août 2022, est l'archevêque métropolitain de Marseille depuis 2019. Georges Pontier est l'archevêque émérite.
L'archidiocèse de Marseille confine, à l'ouest et au nord, avec celui d'Aix-en-Provence et, à l'est, avec le diocèse de Fréjus-Toulon.
Il couvre l'arrondissement de Marseille, un des quatre arrondissements du département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à l'exception de la commune de Septèmes-les-Vallons, ainsi que la commune de Gréasque (arrondissement d'Aix-en-Provence).
Les trois autres arrondissements des Bouches-du-Rhône — à savoir, les arrondissements d'Aix-en-Provence, d'Arles et d'Istres — relèvent de l'archidiocèse d'Aix-en-Provence.
Suffragants et province ecclésiastique
Siège métropolitain, l'archidiocèse de Marseille a pour suffragants les archidiocèses d'Aix-en-Provence et d'Avignon et les cinq diocèses d'Ajaccio, Digne, Riez et Sisteron, Fréjus-Toulon, Gap-Embrun et Nice.
L'ensemble forme la province ecclésiastique de Marseille. Elle couvre la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la collectivité territoriale de Corse.
Selon la légende, la présence chrétienne à Marseille remonte aux temps apostoliques avec le débarquement près de Marseille de Lazare et des saintes Maries (Marie-Madeleine, sainte Marthe et de Marie Salomé).
Lazare aurait été le premier évêque. Marthe aurait terrassé un dragon dans les environs. Il y a une magnifique statue de Marie Madeleine dans une petite crypte de l'église des Aygalades. Marie Salomé est la patronne des gitans, qui vont chaque année aux Saintes-Maries-de-la-Mer.
Le premier évêque de Marseille avéré est Oresius ou Œresius qui participa au concile d'Arles en 314.
Cependant la nécropole de Saint-Victor contient des restes de martyrs considérés comme datant des années 250. C'est à cet emplacement que sera fondé l'Abbaye Saint-Victor de Marseille.
D'autres évêques légendaires sont parfois mentionnés dans les martyrologes, tel Abdalong qui aurait été contemporain de Charles Martel et qui est fêté le 1er mars.
Par un indult d'octobre 1516, le pape Léon X étend le concordat de Bologne à la Provence.
À la veille de la Révolution française, le diocèse de Marseille comprenait huit paroisses dans le territoire de la ville (La Major, Les Accoules, Saint Martin, Saint Laurent, Saint Ferréol, Saint Julien, Saint Marcel et Château Gombert, ces trois dernières dans le terroir) et vingt-deux paroisses dites foraines, à savoir : Allauch, Aubagne, Auriol, Le Beausset, La Cadière, Saint-Cannat, Cassis, Le Castellet, Ceyreste, La Ciotat, Cuges, Gémenos, Julhans, Méounes, Nans, Les Pennes, Peypin, Plan-d'Aups, Roquefort, Roquevaire, Signes et Saint-Zacharie.
Rétrospectivement, il englobait également le territoire des communes actuelles suivantes, alors dépourvues de paroisses : Bandol, La Bouilladisse, Carnoux-en-Provence, Saint-Cyr-sur-Mer, La Destrousse, La Penne-sur-Huveaune, Plan-de-Cuques, Riboux et Septèmes-les-Vallons.
Lors de la création des départements, les paroisses du diocèse de Marseille sont réparties entre le département des Bouches-du-Rhône et celui du Var.
La constitution civile du clergé, décrétée par l'Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790 et sanctionnée par Louis XVI le 20 août suivant, supprime le diocèse de Marseille.
À la suite du concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801, le pape Pie VII supprime le diocèse de Marseille et incorpore son territoire dans l'archidiocèse d'Aix-en-Provence.