Ce Jour-là

Archidiocèse de Lyon

Archidiocèse catholique français

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L'archidiocèse de Lyon (en latin : Archidioecesis Lugdunensis) est un des archidiocèses métropolitains de l'Église catholique en France. L'archevêque de Lyon porte le titre, aujourd'hui honorifique, de primat des Gaules.

Depuis le 22 octobre 2020, Olivier de Germay est archevêque de Lyon. Il est assisté de trois évêques auxiliaires, Patrick Le Gal depuis 2009, Loïc Lagadec et Thierry Brac de La Perrière depuis 2023.

Érigé au IIe siècle, le diocèse de Lyon (en latin : Dioecesis Lugdunensis) fait partie des circonscriptions ecclésiastiques les plus anciennes de France. En effet, les premiers missionnaires chrétiens, d'origine grecque, arrivèrent assez tôt à Lugdunum, métropole économique, politique et religieuse des Trois Gaules. En 177, sous Marc Aurèle, est attestée une persécution contre les chrétiens de Lyon, déjà organisés en Église locale. Lors de ses événements, on dénombre 48 martyrs dont l'évêque Pothin et Blandine.

Irénée, successeur de Pothin, est connu pour être disciple de saint Polycarpe, lui-même disciple de saint Jean l'évangéliste : Eusèbe de Césarée rapporte qu'au prêtre Florinus qui était tombé dans l’hérésie gnostique, Irénée écrivit : « Je t’ai vu, quand j'étais encore enfant, dans l'Asie inférieure, auprès de Polycarpe ; tu avais une situation brillante à la cour impériale et tu cherchais à te faire bien voir de lui. Car j’ai meilleur souvenir de ces jours d'autrefois que des événements récents. Ce que l'on a appris dès l'enfance, en effet, se développe en même temps que l'âme, en ne faisant qu'un avec elle. Si bien que je puis dire le lieu où s'asseyait pour nous entretenir le bienheureux Polycarpe, ses allées et venues, le caractère de sa vie et l'aspect de son corps, les discours qu'il tenait à la foule, et comment il racontait ses relations avec Jean, et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, et comment il rapportait leurs paroles, et ce qu'il tenait d'eux au sujet du Seigneur, de ses miracles, de son enseignement, en un mot comment Polycarpe avait reçu la tradition de ceux qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie, il était dans tout ce qu'il rapportait d'accord avec les Écritures. J'écoutais cela attentivement, par la faveur que Dieu a bien voulu me faire, et je le notais non sur du papier, mais en mon cœur, et, par la grâce de Dieu, je ne cesse de le ruminer fidèlement. Je puis témoigner devant Dieu que si le bienheureux vieillard, l'homme apostolique, avait entendu quelque chose de pareil (les doctrines gnostiques), il se serait récrié, il aurait bouché ses oreilles, il aurait dit comme à son ordinaire : O bon Dieu, pour quels temps m'as-tu réservé, faut-il que je supporte de telles choses ! et il aurait fui loin du lieu où, assis ou debout, il aurait entendu de pareils discours. ». Le lien est donc fait entre les apôtres et l'Église de Lyon.

Le diocèse de Lyon est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain dès le IIIe siècle.

Diocèses suffragants médiévaux

L'archevêché de Lyon comptait depuis l'époque de sa création quatre diocèses suffragants : Autun, Chalon, Langres et Mâcon.

Ce découpage demeura inchangé jusqu'au XVIIIe siècle avec la création des diocèses de Dijon en 1731 et Saint-Claude en 1742, par démembrement de Langres et Lyon respectivement. Ces modifications portèrent le nombre de suffragants de l'archevêché de Lyon à six jusqu'à la Révolution française.

Outre le spirituel, l'Église de Lyon exerça une autorité temporelle et à ce titre administra un territoire, la ville épiscopale et ses environs et fut détentrice des droits régaliens (droit de justice, de lever une armée et de battre monnaie) à la suite de la dévolution à la famille royale de la fonction épiscopale. Burchard Ier de Lyon (948-963) puis Burchard II (979-1031), respectivement frère et fils illégitime de Conrad III de Bourgogne, posent les premiers jalons d'une principauté épiscopale lyonnaise dès la seconde moitié du Xe siècle.

À ce titre et à la suite du rapprochement avec le royaume de France (amorcé par la permutation de 1173), l'évêque Jean II de Belles-Mains édifia à la fin du XIe siècle un château à motte ; motte de Béchevelin. La motte, outre le rôle symbolique et politique, tête de pont sur la rive gauche du Rhône de l'église de Lyon, contrôlait le passage sur le fleuve et surveillait le « compendium » antique Lyon-Vienne ; un péage y était attaché. Ce même évêque favorisa également la construction du pont du Rhône, pont de la Guillotière actuel. Ce territoire sur lequel l'église de Lyon avait autorité était contesté par le comte de Savoie, les seigneurs de Chandieu et les dauphins de Viennois.

L'Église de Lyon jouit également de la seigneurie de Saint-Barnard que Guichard V, sire de Beaujeu, lui avait aliéné avec toutes ses dépendances, moyennant 6 050 livres au mois de mai 1264 et ce jusqu'en 1599, époque où elle l’aliène à Martin de Covet, seigneur de Montribloud.

Époque moderne et contemporaine

À la fin de l'époque moderne, le diocèse est divisé en vingt archiprêtrés.

De 1790 à 1793, Lyon est le siège épiscopal du diocèse du département de Rhône-et-Loire, un des quatre-vingt-trois diocèses de l'Église constitutionnelle créés par la constitution civile du clergé. Lyon est aussi le siège de la métropole du Sud-Est, un des dix arrondissements métropolitains.

De 1801 à 1822, il couvre les trois départements de l'Ain, de la Loire et du Rhône. En 1822, le siège épiscopal de Belley est rétabli pour le département de l'Ain et l'archidiocèse de Lyon réduit à ceux de la Loire et le Rhône. En 1970, le siège épiscopal de Saint-Étienne est érigé pour deux des trois arrondissements du département de la Loire : celui de Saint-Étienne et celui de Montbrison. Ainsi, depuis 1970, l'archidiocèse de Lyon ne couvre plus que le département du Rhône et l'arrondissement de Roanne.

La bulle Paternae caritatis du 6 octobre 1822 avait disposé que l'archevêque de Lyon adjoigne à son titre celui de la métropole supprimée de Vienne ; cette disposition a cessé d'être en vigueur le 15 décembre 2006, adjoignant le titre de Vienne au diocèse de Grenoble.

Le 26 septembre 1970, le diocèse de Saint-Étienne est créé à partir de territoires de l'archidiocèse de Lyon.

Depuis 2002, les suffragants du diocèse lyonnais sont les diocèses d'Annecy, Belley-Ars, Grenoble-Vienne-les-Allobroges, Saint-Étienne, Valence et Viviers, ainsi que l'archidiocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise. La province ecclésiastique de Lyon couvre ainsi la région Rhône-Alpes.

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