Ce Jour-là

Archidiocèse de Bordeaux

Archidiocèse catholique français

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L'archidiocèse de Bordeaux (en latin : archidioecesis Burdigalensis ; en occitan : archidiocèsi de Bordèu) est une Église particulière de l'Église catholique de France, dont le siège se trouve à Bordeaux.

Les diocèses suffragants sont ceux d'Agen, d'Aire et Dax, de Bayonne, Lescar et Oloron et de Périgueux et Sarlat.

Dans l'Empire romain, Bordeaux (Burdigala) est le chef-lieu de la cité des Bituriges Vivisques. À partir du règne d'Auguste, elle fait partie de la province de Gaule aquitaine, dont, après Saintes, elle devient le chef-lieu au cours du Ier siècle. Au IVe siècle, après la division des provinces augustéennes par Dioclétien et Constantin, elle est le chef-lieu de l'Aquitaine seconde.

Selon la tradition, l'évangélisation de Bordeaux et de sa région commence au IIIe siècle avec saint Martial de Limoges et ses deux compagnons, saint Alpinien et saint Austriclinien. Le plus ancien vestige chrétien retrouvé à Bordeaux date de 260 : il s'agit de l’épitaphe d’une femme originaire de Trèves.

Le premier évêque de Bordeaux dont l'existence soit attestée est un certain Oriental, connu pour avoir assisté en 314 au premier concile d'Arles, concile qui a lieu l'année suivant l'édit de Milan de Constantin qui fait du christianisme une religion licite dans l'Empire.

Le diocèse dirigé par les évêques de Bordeaux correspond au territoire de la cité des Bituriges Vivisques. Il est contigu au diocèse de Saintes (cité des Santons) et au diocèse de Bazas/Cossium (cité des Vasates). On estime que dans l'ensemble, le diocèse n'a pas subi de changement jusqu'à la Révolution française (constitution civile du clergé en 1790 et concordat de 1801).

Étant donné que Bordeaux est un chef-lieu de province, son évêque est métropolitain (archevêque) des évêques d'Aquitaine seconde. L'archidiocèse de Bordeaux compte au départ cinq diocèses suffragants : Agen, Angoulême, Périgueux, Poitiers et Saintes. Au sud, les évêques de Bazas, Dax, etc. relèvent de l'archevêque d'Eauze (province d'Aquitaine troisième). Au nord, Nantes et Angers, etc. relèvent de l'archevêque de Tours (province de Lyonnaise troisième).

En 989, Gombaud de Gascogne présida le concile de Charroux comme « archevêque de l’Aquitaine Seconde ». Devant les prétentions croissantes des archevêques de Bourges à l'hégémonie sur les provinces aquitaines, les archevêques de Bordeaux pensèrent eux aussi à la primatie : en 1300, Bertrand de Got, nouvel archevêque de Bordeaux, prit le titre de primat d’Aquitaine seconde, auquel avaient déjà aspiré ses prédécesseurs. Gilles Colonna, archevêque de Bourges, répondit par une excommunication. Malheureusement pour lui, son adversaire devint pape le 5 juin 1305 sous le nom de Clément V et il s'empressa de libérer officiellement Bordeaux de la tutelle de Bourges, par la bulle In supremæ solio (26 novembre 1305). Alors qu'il n'est pas question de primatie pour Bordeaux dans cette bulle, les successeurs de Bertrand de Got prirent le titre de « primat d'Aquitaine », même s'il est difficile de dire à partir de quand : on le trouve dans l'épitaphe d'André d'Espinay (1488-1499), dans une ordonnance de François Ier (1542), au concile de Bordeaux (1582), dans les Assemblées générales du Clergé de France (1567, 1602, 1608, 1610, 1614, 1635, 1655, 1681, 1685, 1700, 1701, 1705, 1707, 1710, 1711, 1715, 1723, 1730, 1745, 1750, 1760, 1775).

Le nombre de diocèses suffragants est porté à neuf en 1317 du fait de la création des diocèses de Condom (démembré du diocèse d'Agen), de Sarlat (du diocèse de Périgueux), de Luçon et de Maillezais (du diocèse de Poitiers). En 1648, est créé un nouveau diocèse, La Rochelle (démembré du diocèse de Saintes), qui absorbe le diocèse de Maillezais, de sorte que le nombre de suffragants reste de neuf. Ce découpage reste inchangé jusqu'à la Révolution française.

Une des premières grandes réformes de l'Assemblée nationale constituante de 1789 est la création des départements au début de 1790. en juillet 1790, la constitution civile du clergé fait des évêques et des curés des fonctionnaires rétribués par l'État et aligne les diocèses sur les départements. Cette réforme, rejetée par le pape et par une fraction importante du clergé, aboutit à une crise religieuse (période de la déchristianisation) qui ne va être réglée qu'après l'avènement de Napoléon Bonaparte comme Premier Consul (1799) et la conclusion avec le pape du concordat de 1801.

Le diocèse de Bordeaux correspond désormais au département de la Gironde et le diocèse de Bazas est officiellement supprimé en 1802. Il réapparait symboliquement en 1937 lorsqu'il est inclus dans la titulature de l'archevêque de Bordeaux, évêque de Bazas.

Comme toutes les primaties françaises, Bordeaux perdit son rang au Concordat de 1801, et le régime concordataire ne permit aucune restauration canonique : cela n'empêcha pas Ferdinand-François-Auguste Donnet (1837-1882), Pierre Paulin Andrieu (1909-1935), Maurice Feltin (1935-1949), Paul Richaud (1950-1968) de reprendre le titre de primat d'Aquitaine, évitant toutefois de le faire dans les Actes de Vatican II. Aujourd’hui, l’Annuaire diocésain de Bordeaux ne mentionne plus ce titre.

Histoire récente (depuis 2001)

De 2001 à 2019, l'archidiocèse est dirigé par Jean-Pierre Ricard, fait cardinal en 2006. Le 1er octobre 2019, le pape François ayant accepté la démission pour raison d'âge du cardinal Ricard de sa charge d'archevêque de Bordeaux, sans nommer de successeur, le diocèse entre dans une période dite de « vacance du siège épiscopal », qui prend fin six semaines plus tard avec la nomination de Jean-Paul James.

En ce qui concerne les diocèses suffragants, un changement important a lieu en 2002, à la suite d'une réorganisation visant à mieux correspondre aux régions administratives d'alors. Les diocèses d'Angoulême, de La Rochelle et Saintes, de Poitiers, de Limoges et de Tulle sont détachés de l'archidiocèse de Bordeaux pour rejoindre l'archidiocèse de Poitiers, nouvellement créé. En revanche, les diocèses d'Aire et Dax et de Bayonne, Lescar et Oloron, détachés de l' archidiocèse d'Auch, sont rattachés à celui de Bordeaux. Aujourd'hui l'archidiocèse de Bordeaux correspond donc à l'ancienne région Aquitaine.

En ce qui concerne le diocèse de Bordeaux (département de la Gironde), il est divisé en dix zones, les ensembles pastoraux du Bassin d'Arcachon, de Bordeaux centre, de Bordeaux boulevards, du Médoc, de Bordeaux ouest, du Sud-Gironde, de Bordeaux rive droite, des Hauts de Gironde, de Bordeaux sud et des Rives de la Dordogne et de l'Isle.

Par manque de vocations (cinq candidats en 2019), le séminaire de Bordeaux, ouvert depuis 1901, ferme ses portes en septembre 2019. Les aspirants au sacerdoce doivent désormais étudier au séminaire de Toulouse.

Lieux importants du diocèse de Bordeaux (Gironde)

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