Dans plusieurs dénominations chrétiennes, un archevêque est un ministre ecclésiastique appartenant à l'ordre épiscopal et bénéficiant d'une primauté d'honneur sur les évêques suffragants. Il est souvent à la tête d'une province ecclésiastique.
La charge de l'archevêque est désignée par le terme archiépiscopat (le « ch » étant parfois prononcé comme le son « k »). Ce terme masculin du VIIIe siècle, emprunté au latin médiéval archiepiscopatus, représente la dignité et la fonction d’archevêque. Par métonymie, il s'agit également de la période d'exercice fonction du dignitaire ecclésiastique. L'archiépiscopat trouve son synonyme avec le mot archevêché, ce terme pouvant recouvrir à la fois les sens de fonction et de siège du dignitaire ainsi que de la province ecclésiastique.
Dans l'Église latine, régie par le code de droit canonique, l'archevêque est un prélat qui bénéficie, en vertu d'anciens privilèges attachés à son diocèse ou d'une décision pontificale, d'une dignité supérieure à celle d'un évêque.
En principe, l'archevêque est l'ordinaire d'une Église particulière appelée archidiocèse. L'ordinaire d'un archidiocèse est dit archevêque ex officio, titre qu'il conserve après son départ.
Un archevêque peut aussi être l'ordinaire d'un simple diocèse ou d'une autre Église particulière. Un tel archevêque est dit archevêque ad personam.
Un archevêque peut ne pas être l'ordinaire d'une Église particulière. Un tel archevêque est dit archevêque titulaire.
En principe, l'office de métropolitain est joint au siège archiépiscopal de sorte que l'archevêque qui est l'ordinaire d'un archidiocèse est le métropolitain d'une province ecclésiastique.
La grande majorité des archevêques catholiques sont aussi métropolitains, c'est-à-dire à la tête d'une province ecclésiastique.
L'archevêque détient, d'une part la juridiction spirituelle de son diocèse appelé un archidiocèse, et d'autre part, un certain droit de regard sur les évêques de sa province. Son rôle est essentiellement d'organiser la coopération entre les diocèses, il n'a pas d'autorité à proprement parler sur les diocèses de sa province autres que le sien (appelés diocèses suffragants).
Les archevêques métropolitains portent le pallium.
Certains archevêques métropolitains jouissent également du titre de primat, qui leur donnait historiquement une juridiction sur plusieurs provinces ecclésiastiques mais n'est habituellement au xxie siècle plus qu'un titre purement honorifique (cf. canon 438 du Code de droit canonique). C'est notamment le cas des titres suivants :
primat des Gaules, attribué aux archevêques de Lyon.
primat des Espagnes, attribué aux archevêques de Tolède.
primat de Corse et de Sardaigne, attribué aux archevêques de Pise.
primat d'Argentine, attribué aux archevêques de Santiago del Estero.
primat du Pérou, attribué aux archevêques de Lima.
primat de Bohême, attribué aux archevêques de Prague.
primat du Canada, attribué aux archevêques de Québec.