Ce Jour-là

Antónis Samarás

Homme d'État grec

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Antónis Samarás (en grec moderne : Αντώνης Σαμαράς), né le 23 mai 1951 à Athènes, est un homme politique grec, Premier ministre de 2012 à 2015.

Membre du parti Nouvelle Démocratie (ND), il siège au Parlement dès 1977. Plusieurs fois ministre à partir de 1989, il provoque la chute du gouvernement de Konstantínos Mitsotákis en 1993, puis fonde le Printemps politique (POLAN) tout en ayant ensuite un rôle assez secondaire.

Après la dissolution du POLAN en 2004, il regagne les rangs de la ND dont il devient le président dans la foulée des élections législatives de 2009, remportées par l'opposition socialiste.

Il devient Premier ministre après la victoire relative des conservateurs aux élections législatives de juin 2012 et prend alors la tête d'un gouvernement de large entente soutenu notamment par les socialistes. Dans la continuité de ses prédécesseurs, il mène une sévère politique d'austérité et démantèle notamment le groupe audiovisuel public grec.

Alors qu'il est contraint d'organiser des élections législatives anticipées qui sont remportées par la gauche radicale en 2015, il quitte le pouvoir et redevient brièvement le chef de l'opposition.

Ses critiques répétées contre la politique étrangère du gouvernement de Kyriákos Mitsotákis lui valent d'être exclu de ND en 2024. Il siège ensuite parmi les députés indépendants du Parlement.

Antónis Samarás commence ses études au sein de l’Athens College, un établissement privé d'enseignement supérieur fondé par son arrière-grand-père maternel Stéphanos Deltas (son arrière-grand-mère était donc Pénélope Delta) et le beau-père de celui-ci, Emmanuel Benákis. Il obtient sa licence d'économie au Amherst College en 1974 et son master dans la même matière à Harvard en 1976.

Élu du parti Néa Dimokratía (Nouvelle Démocratie) au Parlement hellénique pour la Messénie dès 1977, il doit attendre 1989 pour être nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement transitoire de Xenophón Zolótas, fonction dont il démissionne, avec l'ensemble des ministres de centre droit, le 16 février 1990.

Il retrouve ce portefeuille deux mois plus tard, le nouveau Premier ministre, Konstantínos Mitsotákis, issu de la Nouvelle Démocratie, l'ayant nommé dans son gouvernement.

En 1992, il est démis de ses fonctions pour avoir proposé une ligne dure dans le débat autour du nom de la Macédoine. Il quitte alors la Néa Dimokratía et fonde son propre parti, le Printemps politique (en grec moderne : Πολιτική Άνοιξη), plus à droite. Au début du mois de septembre 1993, il retire son appui au gouvernement, ce qui — combiné à d'autres défections au sein de la ND — provoque la chute de Mitsotákis et la tenue de nouvelles élections.

Le Printemps politique obtient 4,9 % des voix et dix députés en 1993 puis 8,7 % et deux sièges aux élections européennes de 1994. Avec moins de 3 % en 1996, il n'obtient aucun élu, tout comme aux élections européennes de 1999.

Le mouvement ne participe pas aux élections législatives de 2000 et Samarás se rapproche de la Néa Dimokratía, qu'il finit par rejoindre en 2004, année durant laquelle il est élu au Parlement européen. En janvier 2009, il est désigné ministre de la Culture du gouvernement Karamanlís II. À ce titre, il inaugure le nouveau musée de l'Acropole d'Athènes.

Chef de l'opposition (2009-2012)

Après la défaite électorale de son parti aux élections législatives de 2009 et la démission de Konstantínos Karamanlís, Antónis Samarás s'engage dans la bataille pour s'emparer de la direction de la Nouvelle Démocratie. Il entre en compétition contre Dóra Bakoyánni, ex-ministre des Affaires étrangères, Dimítris Avramópoulos, ex-ministre de la Santé, et le préfet de Thessalonique, Panayiótis Psomiádis (el).

Si Dóra Bakoyánni demeure longtemps favorite, le désistement d'Avramópoulos en faveur de Samarás, le 10 novembre 2009 fait définitivement pencher la balance en sa faveur. Le 30 novembre 2009, lors d'élections faisant appel à tous les militants du parti, il est élu à la tête de la Nouvelle Démocratie avec 50,18 % des suffrages (soit 272 250 voix) contre 39,76 % à Dóra Bakoyánni (215 724 voix) et 10,06 % (54 587 voix) à Panayiótis Psomiádis.

À la suite de son élection, il annonce sa volonté de procéder à une grande refonte institutionnelle et idéologique du parti afin de revenir au pouvoir.

Lors des élections législatives du 17 juin 2012, son parti remporte une majorité relative en obtenant 129 des 300 sièges du Parlement et forme un gouvernement d'union nationale avec le PASOK et la Gauche démocratique. Le 20 juin, Antónis Samarás devient Premier ministre et prête serment devant le président de la République hellénique, Károlos Papoúlias. Le nouveau gouvernement doit pourtant être remanié une première fois, à la suite de la démission du ministre des Finances, Vassílis Rápanos, celui-ci ayant refusé ses fonctions, officiellement, pour des raisons de santé ; c'est finalement l'économiste Ioánnis Stournáras qui se voit confier le portefeuille des Finances. Le 29 juin suivant, Samarás manifeste son soutien à l'élection d'Evángelos Meïmarákis à la présidence du Parlement grec.

Le 9 juillet, après un discours prononcé par le Premier ministre présentant la politique qu'il compte mettre en œuvre, le gouvernement Samarás obtient la confiance de 179 députés sur 300.

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