Anis Naccache, né en juin 1951 à Beyrouth et mort le 22 février 2021 à Damas, est un terroriste libanais. Proche de la cause indépendantiste palestinienne, il est militant du Fatah dans les années 1970 avant d'adhérer à la cause de la révolution islamique iranienne.
Anis Naccache est un Libanais sunnite converti au chiisme. Il est architecte de profession.
Engagé dès l’adolescence dans les rangs du Fatah palestinien à Beyrouth, Anis Naccache participe aux premiers combats contre Israël à la frontière libanaise dans les années 1970.
Anis Naccache fait partie de l’équipe qui organise la prise d’otage de l'OPEP en 1975, aux côtés de Kamal Kheir-Beik, Mohammed Daoud Odeh et Wadie Haddad.
En 1978, il fait face avec les fedayins, dans le Sud-Liban, à la première invasion israélienne du Liban.
Attaque en France et condamnation
Séduit par la révolution islamique en Iran qui a suivi le retour de l'Ayatollah Khomeini à Téhéran le 1er février 1979, il considère le nouveau pouvoir en place à Téhéran comme le seul contrepoids crédible à la domination américano-israélienne au Proche-Orient. Il se convertit au chiisme et tisse des liens avec les gardiens de la révolution, aidant à diffuser l'islamisme révolutionnaire auprès des différents mouvements de libération du Liban et de Palestine.
Il a ensuite été emprisonné en France après avoir été reconnu complice d’une tentative d’assassinat de l’ancien Premier ministre iranien Shahpur Bakhtiar à Paris en 1980. L'attaque échoue mais durant l'attentat, les terroristes assassinent deux français, une voisine Yvonne Stein âgée de 45 ans ainsi que le policier Jean-Michel Jamme, 23 ans. Deux autres policiers de 23 et 22 ans sont grièvement blessés. En 2008, l'un des policiers blessés, Bernard Vigna, devenu tétraplégique, succombe à des complications liées à ses blessures à l'âge de 51 ans.
En février 1989, à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, Naccache demande à l'Iran de « rappeler à la France ses engagements », reliant ainsi sa libération à l'affaire des otages français au Liban.
Lui et ses complices ont été graciés par le président François Mitterrand en 1990. Ils sont renvoyés en Iran.
En 2015, l'ancien militant fait partie des bénéficiaires de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, qui prévoit qu'environ 150 personnes dont Anis Naccache ne seront plus visées par les sanctions internationales adoptées contre l'Iran à partir de 2006.
Atteint du Covid-19, il meurt le 22 février 2021 au matin à Damas, où il était hospitalisé depuis plusieurs jours.
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