Ce Jour-là

Angers

Commune française du département de Maine-et-Loire

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Angers (prononcer /ɑ̃.ʒe/ ) est une commune de l'Ouest de la France traversée par la Maine, chef-lieu et siège de la préfecture du département de Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire.

Située sur l'axe Paris-Nantes, Angers est en 2023 la deuxième commune la plus peuplée de la région Pays de la Loire et la dix-huitième de France avec 159 022 habitants. En 2023, la ville est la commune-centre d'une aire d'attraction peuplée de 448 162 habitants, d'une unité urbaine de 253 408 habitants et d’une intercommunalité, la communauté urbaine Angers Loire Métropole (ALM), comprenant 29 communes et 312 612 habitants.

Capitale historique et place forte de l'Anjou, berceau de la dynastie des Plantagenêts, Angers est l'un des centres intellectuels de l'Europe au XVe siècle sous le règne du « bon roi René ». La ville doit son développement comme son rôle politique et historique à sa position au niveau d’un point de convergence géologique, hydrographique, culturel et stratégique.

Au XIXe siècle, Angers se distingue par sa spécialisation dans le domaine du végétal : Végépolys Valley est le premier pôle de compétitivité horticole européen, la ville abrite également le siège de l'office communautaire des variétés végétales. Ses universités, ses musées et son activité culturelle en font également un centre culturel important qui comprend notamment le château des ducs d'Anjou, construit au XIIIe siècle, qui abrite la tenture de l'Apocalypse, le plus grand ensemble de tapisseries médiévales connu, inscrit au registre international Mémoire du monde de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). La richesse de son patrimoine lui vaut le label de ville d'art et d'histoire.

La ville est située dans l'ouest de la France, au centre du département de Maine-et-Loire, sur l'axe de communication entre le bassin parisien et l'océan Atlantique. Elle est située dans l'ouest du Val de Loire, aux confluences du Loir, de la Mayenne et de la Sarthe. Ces deux dernières rivières forment ensuite la Maine — au niveau de l'île Saint-Aubin, au nord de la ville — qui se dirige au sud-ouest vers la Loire. C'est sur ces confluences de trois rivières et d'un fleuve, carrefour naturel des voies de communication sur un promontoire rocheux, que les premiers hommes à l'origine d'Angers se sont implantés.

Elle est distante de 44 km de Saumur et de 52 km de Cholet, sous-préfectures du département ; de 80 km de Nantes, capitale régionale ; de 81 km du Mans, de 94 km de Tours et de 110 km de Rennes, communes de plus de 100 000 habitants des départements voisins ; enfin, de 265 km de Paris (distances orthodromiques).

Angers se trouve à 123 km de l'océan Atlantique (Pornic en Pays de la Loire) et 143 km de la Manche (Courtils en Normandie).

Avec une superficie de 4 270 hectares, Angers est moins étendue que les préfectures voisines que sont Nantes, Le Mans ou encore La Roche-sur-Yon mais davantage que Tours et a une surface équivalente à celle de Poitiers.

Le Maine-et-Loire, dont Angers est le chef-lieu, est situé pour moitié sur le Massif armoricain et sur le Bassin parisien. Située au centre du département, Angers est à la jonction de ces deux grandes structures géologiques, granitique à l'ouest et sédimentaire à l'est.

La commune est principalement assise sur le Massif armoricain. Les terrains issus de ce dernier trouvent leurs origines du Briovérien supérieur et du Cambrien basal (600 millions d'années) au Carbonifère supérieur (280 millions d'années), par ailleurs le bassin houiller de Basse Loire est situé à moins de 20 km des limites communales. Angers et le quart nord-ouest du département ont un sous-sol principalement composé de gisements de fer, d’ardoises et de calcaire pour la chaux. De nombreux gisements ardoisiers se trouvaient dans la commune (dans le quartier du Grand-Pigeon notamment) ou à proximité, principalement à Trélazé. Les terrains ferrifères disparaissent au nord de la commune ; dans le quartier de Monplaisir se trouvait l’ancienne mine de fer du Pavillon. Quant aux calcaires du Massif armoricain, ils se concentrent en lentilles carbonatées que l’on retrouve par exemple dans le synclinal d’Angers. Ils sont exploités pour la fabrication de chaux — cette pratique se retrouve par exemple dans la toponymie (rue des fours-à-chaux).

L'altitude de la commune est faible et varie entre 12 et 64 mètres, ce qui ne l'empêche pas d'être particulièrement vallonnée : la rive gauche est entaillée par plusieurs vallons perpendiculaires à la Maine — d'où s'écoulent parfois des ruisseaux — alors que la rive droite voit s'élever notamment le plateau des Capucins point culminant de la commune. Beaucoup d'escarpements schisteux apparaissent également dont le promontoire à partir duquel s'est développée la ville et qui domine la rivière sur plus d'une vingtaine de mètres. À l'inverse, d'autres quartiers sont à une très faible altitude au bord de la rivière et de ce fait vulnérables aux inondations (notamment les quartiers Saint-Serge, Thiers-Boisnet et de la Doutre).

La Mayenne et la Sarthe, qui se rejoignent près de l'île Saint-Aubin, forment la Maine qui traverse la ville et rejoint la Loire à quelques kilomètres, à la Pointe. Au niveau du centre-ville, elle s’écoule dans un étroit goulet d’étranglement lié d’une part au verrou rocheux à hauteur du château et d’autre part à l’artificialisation des berges et la construction de nombreux quais, principalement au XIXe siècle. À l’aval, la rivière retrouve un champ d’expansion des crues (prairies de la Baumette et lac de Maine) où un seuil a été érigé en 1994 afin de favoriser la navigation fluviale. Son débit moyen inter-annuel est d’environ 130 m3/s.

Au nord de la commune, vers l'amont, se rencontrent les basses vallées angevines principalement composées de prairies inondables. Constituées le long de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir, elles représentent une « zone naturelle d’expansion » d’une superficie d’une centaine de km2. Leur capacité de stockage est d’environ 370 millions de mètres cubes, soit un minimum d’une quinzaine de jours d’écrêtement au niveau d’Angers.

Le secteur « Angers – val d’Authion – Saumur » a été identifié comme un territoire à risque important (TRI) : la commune est en effet concernée par un important risque d’inondation. Compte tenu de la faible longueur de son cours (11 km), la Maine est fortement dépendante de l’activité hydrologique de la Loire et de ses affluents et elle connait schématiquement trois types de crues :

elles peuvent tout d'abord être dues à la crue d’une ou plusieurs des trois rivières en amont ;

elles peuvent s’expliquer également par une crue de la Loire : celle-ci limite l’écoulement de la Maine et provoque un stockage des eaux en amont ;

un scénario de crue extrême prévoit la concomitance entre deux crues centennales — crue de la Loire à Saumur et crue de la Maine à Angers —, mais la période de retour d’un tel événement est évaluée à plus de 500 ans.

La cote d'alerte de la Maine est fixée à 4 m. La crue de janvier 2000 a été retenue comme représentative d’une crue fréquente (crue décennale) à Angers et les basses vallées (hauteur d'eau de 6 m au pont de la Basse-Chaîne). Lors de la crue centennale de 1995 — les trois rivières amont étaient alors elles-mêmes en crue —, la Maine a atteint une hauteur historique de 6,66 m le 31 janvier 1995 au repère de crue situé au pont de Verdun et un débit de 1 800 m3/s.

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