Angelo Constantin Tsagarakis, en Grèce Ángelos Tsagkarákis (grec moderne : Άγγελος Τσαγκαράκης), est un joueur de basket-ball professionnel français d'origine grecque, né le 3 juin 1984 à Mantes-la-Jolie, évoluant aux postes d'arrière et de meneur.
Il a plus de 10 saisons au plus haut niveau européen à son actif entre les championnats français Pro A et Pro B et la première division du championnat grec. Tsagarakis est également international français et pionnier du Basket à trois / 3x3 depuis 2012, année du premier championnat du monde séniors de la discipline disputé à Athènes. Reconnu comme joueur majeur du circuit mondial 3×3 tout au long de sa carrière, il termine l'année 2015 joueur numéro un français au classement FIBA et siège encore aujourd'hui à la 4ème place au classement des meilleurs marqueurs de l'histoire de l'équipe de France.
Lors de la coupe du monde 2017 à Nantes il gagne la médaille de bronze avec l'équipe de France de 3×3 et remporte la médaille d’or du concours de tirs longue distance. Il remporte également une deuxième médaille d’or lors du concours de tirs longue distance au Championnat d’Europe 2018 à Bucarest.
En janvier 2019, il prend sa retraite internationale et est l'un des joueurs français qui aura permis à la discipline du 3x3 de prendre son essor.
Triple vainqueur de l'Open de France 3x3, il est élu meilleur joueur de l'édition 2020. De avril 2022 à septembre 2024, il est l'entraîneur et le sélectionneur de toutes les équipes nationales 3x3 de la Grèce avec lesquelles il gagne deux médailles d'or aux Jeux Méditerranéens de la plage en Septembre 2023, les premières médailles de l'histoire du basket 3x3 grec.
Tsagarakis est désormais le directeur de la haute performance et du développement individuel dans le club du Maccabi Ironi Ramat Gan, en première division israélienne.
Originaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines), Angelo Tsagarakis est considéré par Maxi-Basket comme l'un des 3 plus gros talents de la génération des joueurs français nés en 1984. Il connaît un parcours très atypique: Plutôt que de rejoindre un centre de formation d’une structure professionnelle, il préfère à 17 ans poursuivre avec son club de toujours, Poissy alors relégué pour raisons économiques en N3, avec un rôle majeur : il occupe le poste de meneur de jeu titulaire et termine meilleur marqueur et passeur de l'équipe. Il choisit ensuite de rejoindre les États-Unis durant l'été 2002 pour se lancer dans une nouvelle aventure.
Il rejoint ainsi le lycée de Casa Grande dans la ville de Petaluma (Nord de la Californie) avant d’être sollicité par plus d'une dizaine d'universités américaines de renom (Oregon State, Washington, Berkeley, Utah, Vanderbilt, Gonzaga… entre autres). Son unique année en high school a d'ailleurs marqué les esprits et l'histoire du basket nord-californien. Outre ses performances statistiques (23 points, 4,4 rebonds et 5,5 passes) et les nombreuses distinctions individuelles, notamment les trophées de meilleur joueur de la saison de la SCL (Sonoma County League) et du Redwood Empire regroupant la SCL et la NBL (North Bay League), il est devenu en un an l'un des tout meilleurs joueurs de l'État de Californie. Il reste à ce jour avec Josh Akognon un des deux meilleurs joueurs ayant porté le maillot des Gauchos dans l'histoire de Casa Grande High School. Le bilan final de 24 victoires pour seulement 5 défaites cette année-là reste également le meilleur bilan dans l'histoire de ce lycée situé au Nord de la Baie de San Francisco.
C'est finalement avec la fac de Oregon State University qu'il décide de s'engager. Chez les Beavers, il réalise une première année (freshman) prometteuse : 6,4 points à 34 % en 16 minutes. Une blessure grave à l’épaule droite l’oblige ensuite à se déclarer redshirt et ainsi à manquer en totalité la saison 2004-2005. Il effectue son retour dans l'équipe la saison suivante mais la priorité étant donnée aux trois seniors (joueurs en dernière année universitaire) sur les postes arrière, son rôle et son temps de jeu diminuent. Ce n’est malheureusement guère mieux lors de son année junior : 2,8 points à 29,3 % en 8 minutes.
C’est pourquoi il décide d’effectuer sa dernière année d’éligibilité en NCAA au sein de l'Université d'État Polytechnique de Californie à Pomona évoluant en deuxième division, non sans avoir obtenu au printemps 2007 son diplôme en business international et espagnol à Oregon State. À Pomona, il retrouve de très bonnes sensations sur les parquets et fait une nouvelle fois preuve de son adresse et de sa maîtrise du ballon : 15,1 points à 42,4 % (37,3 % à 3 points), 2,4 rebonds et 2,5 passes en 32 minutes.
À la suite de son retour en France an avril 2008, il s'engage en tant que pigiste médical avec le dauphin de la Pro B Bourg-en-Bresse pour y disputer les playoffs; playoffs au cours desquels il montre de belles dispositions : 10 points de moyenne en 19 minutes seulement sur 6 matches disputés. Il signe dans la foulée de ses play-offs convaincants en faveur du Paris-Levallois Basket pour la saison 2008-2009, club parisien avec lequel il remporte le championnat de France Pro B, aidant par la même le club à regagner l'élite nationale. Malgré le succès collectif, la saison parisienne s'avère frustrante individuellement due à un temps de jeu très réduit et le manque de confiance accordé par l'entraîneur Jean-Marc Dupraz. Il décide alors de s'engager la saison suivante avec le Saint-Vallier Basket Drôme avec lequel il retrouve du temps de jeu et des responsabilités sous les ordres de Laurent Pluvy. Avec Tsagarakis comme capitaine et arrière titulaire, Saint-Vallier réalise la meilleure saison de son histoire avec un bilan équilibré de 17 victoires pour 17 défaites (à une victoire seulement d'une qualification en play-offs).
À la suite de sa saison encourageante avec Saint-Vallier, il décide de s'engager à nouveau avec le club qui lui avait ouvert les portes du professionnalisme à son retour des États-Unis, la JL Bourg-en-Bresse. Une saison 2010-2011 durant laquelle il commence enfin à s'exprimer à son vrai niveau.
Sur les 11 derniers matchs du championnat, il figure dans le cinq de départ à huit reprises et présente des statistiques de plus de 15 points par match à 47 % de réussite aux tirs, dont 50 % derrière la ligne à 3 points, 2,2 rebonds, 2 passes décisives et une évaluation de 12, le tout en 26 minutes de moyenne.
Lors de sa fin de saison (et malgré la saison en demi-teinte de la JL Bourg) il se met particulièrement en valeur entre les 24e et 30e journées du championnat où il affiche des moyennes qui auraient pu le voir postuler au titre de meilleur joueur français de la division : 20 points par match à 50 % de réussite aux tirs et surtout un 54 % à 3 points sur 8 tentatives par match et 86 % aux lancers-francs, avec également 2,7 rebonds et 2,2 passes décisives avec une évaluation de 16,7 en 30 minutes en moyenne. La JL Bourg remporte cinq des six matchs de cette période avec pour seule défaite celle concédée de deux points sur le parquet de Fos Ouest Provence Basket, club qui finit quatrième du championnat. Lors de ce match, Tsagarakis manque le tir à trois points qui aurait donné la victoire à son club dans les ultimes secondes.
Après cette fin d'exercice particulièrement convaincante, la JL Bourg lui offre une prolongation de contrat d'un an avec à la clé le poste d'arrière titulaire. Il va dès lors prendre une nouvelle dimension et confirmer sa place au sein des tout meilleurs joueurs du championnat. Alors qu'il affichait une moyenne de 15,2 points par match sur les neuf premières journées il va percuter violemment lors la dixième journée le joueur de l'AS Denain-Voltaire Juwan James sur une possession défensive en tout début de match. À la suite de l'impact Tsagarakis souffre d'une double fracture des côtes qui le garde éloigné des parquets pendant six semaines. La JL Bourg finit 9e de la saison régulière, à un match de la dernière place qualificative pour les playoffs.
À la suite de ces deux saisons passées dans l'Ain, il signe avec le Champagne Châlons Reims Basket, un candidat avéré à la montée en Pro A. Il aide d'ailleurs le CCRB à assumer son statut en se hissant jusqu'en finale du championnat. (Finale retransmise en direct sur la chaîne télévisée câblée Sport+ du groupe Canal+). Le CCRB perd la finale en deux manches sèches contre l'Olympique d'Antibes mais Tsagarakis va s'illustrer en alignant des moyennes de 13 points et 11,5 d'évaluation par match en tirant avec 48,5 % de réussite derrière la ligne à 3 points.