Andreas Klöden, né le 22 juin 1975 à Mittweida, est un coureur cycliste allemand. Professionnel de 1998 à 2013, il rejoint l'équipe Astana en 2007, puis la quitte en 2010 pour signer avec l'équipe RadioShack dans laquelle il termine sa carrière en 2013. Il a remporté plusieurs courses par étapes d'une semaine (Paris-Nice, Tour du Pays basque, Tirreno-Adriatico, Tour de Romandie) et a également terminé deux fois deuxième du Tour de France.
Repères biographiques et carrière amateur
Andreas Klöden est né le 22 juin 1975 à Mittweida, en RDA. Le père de Klöden est un ancien pilote de chasse de l'armée est-allemande et sa mère est professeur d'art, il a deux sœurs. Il s'est marié le 21 octobre 2006 à Berlin, avec Bettina. Il est le père de deux enfants : Félicitas et Laeticia. Il vit avec sa famille à Kreuzlingen en Suisse. Il mesure 1,83 m pour un poids de forme de 63 kg.
Commençant le cyclisme à l'âge de neuf ans, il a connu Jan Ullrich en 1986 dans la formation des futurs athlètes de la RDA. En 1999, Klöden vivait à Berlin mais il déménage pour rejoindre Jan Ullrich dans le petit village de Merdingen en Allemagne. En 2004, Jan Ullrich et Andreas Klöden emménagent en Suisse, au bord du lac de Constance.
Troisième du championnat du monde du contre-la-montre espoirs en 1996, Andreas Klöden est champion d'Allemagne sur route espoir en 1997. En 1998, il remporte le prologue du Tour de Normandie au mois de mars. En avril, il gagne une étape contre-la-montre et le classement général du Tour de Basse-Saxe.
1998 : première saison professionnelle et premières victoires
Klöden devient cycliste professionnel en mai 1998 au sein de l’équipe « Deutsche Telekom » qui est rebaptisée « T-Mobile » en 2004. Il évolue aux côtés de Bjarne Riis et Jan Ullrich, vainqueurs du Tour de France en 1996 et 1997.
Il participe à son premier grand tour, le Tour d'Espagne, qu'il abandonne lors de la dixième étape.
1999 : équipier d'Ullrich sur le Tour d'Espagne
Vainqueur d'étape au Tour de l'Algarve en 1999, il prend à nouveau part au Tour d'Espagne. Il le termine cette fois, à la 62e place, en épaulant son leader Jan Ullrich qui s'impose au classement général.
2000 : victoire sur Paris-Nice et le Tour du Pays basque
Andreas Klöden se révèle au plus haut niveau en début d'année 2000 en gagnant Paris-Nice. Il défait le Français Laurent Brochard, leader du classement général depuis le début de la course, lors de l'avant-dernière étape, un contre-la-montre au col d'Èze qu'il remporte. Jusqu'alors peu connu, Klöden est un vainqueur surprise de cette course. De par ses « qualités de rouleurs » et sa capacité à « [gravir] les cols sans lever les fesses de la selle », il est qualifié de « clone » de son ami Jan Ullrich. Le mois suivant, il remporte le Tour du Pays basque. Il prend la première place lors de la dernière étape, en s'imposant là aussi lors d'un contre-la-montre en côte. Il devance l'Italien Danilo Di Luca (2e) et le Français Laurent Jalabert (3e). Ces deux victoires importantes font de Klöden l'une des principales révélations du début d'année. Il ne dispute toutefois pas le Tour de France, son directeur sportif Walter Godefroot le jugeant encore « trop tendre ». Il est en revanche présent aux côtés de Jan Ullrich au Tour d'Espagne. En septembre, il obtient une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Sydney dans l'épreuve de course en ligne derrière ses coéquipiers de la Telekom, l'Allemand Jan Ullrich et le Kazakh Alexandre Vinokourov.
En 2001, il participe pour la première fois de sa carrière au Tour de France, comme équipier de son leader Jan Ullrich et du sprinteur Erik Zabel. Il termine 26e au classement final à près d'une heure de Lance Armstrong.
Blessé en 2002, Andreas Klöden manque une partie importante de la saison. Il n'est pas sélectionné pour le Tour de France par Telekom, qui lui préfère le sprinter Danilo Hondo. Il participe à la fin de l'été au Tour d'Espagne, qu'il abandonne à la quinzième étape.
En 2003, il termine quatrième du Critérium international, avec une deuxième place au contre-la-montre à 4 secondes de son compatriote Jens Voigt. Une chute lors de la première étape du Tour de France, le contraint à l'abandon huit jours plus tard.
2004 : champion d'Allemagne et deuxième du Tour de France
En 2004, il participe en avril à la campagne des classiques ardennaises et termine notamment sixième de la Flèche wallonne dans un petit groupe à 18 secondes du vainqueur, l'Italien Davide Rebellin. En mai il est ensuite second du Tour de Bavière derrière Jens Voigt. Il prend part ensuite en juin au Tour d'Allemagne. Il l'achève à la sixième place à un peu moins d'une minute de Patrik Sinkewitz. À la fin du mois, il devient pour la première fois champion d'Allemagne en devançant Stefan Schumacher et Fabian Wegmann.
Il prend ensuite le départ du Tour de France avec pour but de travailler pour son leader Jan Ullrich. Il obtient de nombreuses places d'honneurs : deuxième à Saint-Flour devant son équipier Erik Zabel, troisième de la première étape de montagne (au sommet de La Mongie) avec Francisco Mancebo à 20 secondes d'Ivan Basso et de Lance Armstrong, quatrième au sommet du Plateau de Beille et à Villard-de-Lans, troisième à une minute et 41 secondes de Lance Armstrong lors du contre-la-montre de l'Alpe d'Huez, deuxième à l'arrivée au Grand Bornand et troisième du dernier contre-la-montre de Besançon à 1 minute 27 secondes de Lance Armstrong. Il termine ainsi deuxième à 6 minutes et 19 secondes de Lance Armstrong, devant Ivan Basso et Jan Ullrich. Il remporte avec la T-Mobile le classement par équipes. En 2012, Lance Armstrong est officiellement disqualifié, le Tour de France reste sans vainqueur.