Ce Jour-là

André Santini

Homme politique et juriste français

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André Santini, né le 20 octobre 1940 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 1er juin 2026 à Clamart (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Membre de l'Union pour la démocratie française (UDF) puis de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), il est secrétaire d'État chargé des Rapatriés puis ministre délégué à la Communication dans le gouvernement Chirac II et secrétaire d'État à la Fonction publique dans le gouvernement Fillon II, ainsi que vice-président de l'Assemblée nationale.

Il est maire d'Issy-les-Moulineaux de 1980 à 2026, ainsi que président du Syndicat des eaux d'Île-de-France de 1983 à 2026, il est également député des Hauts-de-Seine entre 1988 et 2017 et vice-président de la métropole du Grand Paris de 2016 à 2026.

Après plusieurs mois d'hospitalisation à la suite d'une mauvaise chute, il meurt le 1er juin 2026 alors qu'il est encore en fonction de plusieurs mandats, dont celui de maire d'Issy-les-Moulineaux, qu'il exerçait depuis 46 ans.

Fils du commerçant Marcel Santini et d'Antoinette Ceccaldi, André Santini naît à Paris dans le 14e arrondissement. Il est d'origine corse. Il est également le neveu du pionnier des hélicoptères de l'armée de l'air, le colonel Alexis Santini (1914-1997), et de ce fait le neveu par alliance de sa veuve, le médecin général inspecteur Valérie André, première femme à être nommée générale dans l'armée française.

Après des études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, André Santini intègre la faculté de droit et des sciences économiques, l'Institut d'études politiques de Paris, l'École nationale des langues orientales vivantes et enfin l'Institut des hautes études internationales à Paris.

En 1985, André Santini devient docteur en droit public, diplômé d'études supérieures en science politique et diplômé de japonais. Il deviendra ensuite maître de conférences à l'université.

Au Parti social-démocrate (PSD), André Santini devient membre du bureau politique en 1980 puis assure la fonction de secrétaire général du parti de 1986 à 1995. À l'UDF, il est délégué national chargé des problèmes de sécurité en 1983, puis chargé des relations avec les fédérations départementales en 1988 ; il en est secrétaire général adjoint en 1993, puis vice-président en 1992[pas clair]. En 1995, il est secrétaire général de Force démocrate, puis vice-président en 1998, lorsque FD devient la Nouvelle UDF. En 2003, il est élu président de la fédération d'Île-de-France de l'UDF.

D'abord adjoint au maire à Courbevoie, il s'installe à Issy-les-Moulineaux en 1977, où il devient premier adjoint au maire social-démocrate Raymond Menand. Ce dernier meurt en 1980 et André Santini lui succède. Il consacre les décennies suivantes à métamorphoser la ville, gagnant le surnom de maire « bâtisseur » : les anciennes friches industrielles des bords de Seine sont réhabilitées et de grandes entreprises s'installent à Issy.

Président du syndicat des eaux d'Île-de-France (SEDIF) de 1983 à mai 2026, André Santini a été vice-président du groupe d'étude sur les problèmes de l'eau et vice-président du groupe d'étude sur les voies d'eau et les voies navigables. André Santini est vice-président de l'Agence de l'eau Seine-Normandie en 1987, président du Comité de bassin Seine-Normandie depuis septembre 2005 (réélu pour un second mandat le 18 septembre 2008). En 2008, l'assemblée générale du SEDIF a donné lieu à un débat animé et une véritable concurrence pour la présidence : André Santini a battu Jacques Mahéas, soutenu par les tenants d'un retour en gestion publique de l'eau.

Entre 1986 et 1988, il est secrétaire d'État chargé des Rapatriés puis ministre délégué à la Communication dans le gouvernement Chirac II.

En 1988-1990, il est président puis président d'honneur de la Fédération nationale des sociétés d'économie mixte (FNSEM).

Du 8 avril 1993 au 5 avril 1994, il est président de la commission de la production et des échanges.

Du 13 juin 1997 au 30 septembre 1998, il est vice-président de l'Assemblée nationale. Il est coprésident du groupe d'études Internet, technologies de l'information et de la communication et commerce électronique.

Président-fondateur puis président honoraire du Forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales, il est coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux (MNEL) depuis 2000 et du réseau des villes internationales Global Cities Dialogue en 2001-2002. En 1988, il est vice-président, puis président délégué en 1996, de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe, président de l'Association des villes marraines de bâtiments de guerre.

À partir de 2000, il copréside avec Charles Pasqua le syndicat mixte de l'île Saint-Germain, fondé pour gérer le projet de musée d'art contemporain, la Fondation Hamon dont la gestion fait actuellement l'objet d'une procédure judiciaire. Dans cette affaire, André Santini a été mis en examen le 3 juin 2006 par un juge d'instruction du tribunal de Versailles (Yvelines) pour « prise illégale d'intérêts ».

En 2001-2002, il est premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, puis conseiller régional d'Île-de-France en 2004.

Il conduit la liste UDF aux élections régionales de 2004, qui arrive en 3e position. Durant ce scrutin, il a inventé, avec son équipe de campagne la « dédémobile ».

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