André Louis Fort, né le 20 septembre 1935 et mort le 19 août 2025 à Chalon-sur-Saône, est un évêque catholique français, évêque de Perpignan-Elne de 1996 à 2002 et évêque d'Orléans de 2002 à 2010.
Après avoir étudié à l'École nationale professionnelle de Chalon-sur-Saône et à la faculté des sciences de Dijon où il a obtenu une licence en sciences naturelles, André Fort est entré au séminaire d'Autun avant de poursuivre sa formation vers la prêtrise à Rome où il obtient une licence de théologie à l'Université pontificale grégorienne. Par la suite, il suivra l'enseignement de l'Institut de formation des éducateurs du clergé à Paris.
Ordonné prêtre le 8 avril 1962 pour le diocèse d'Autun par Lucien-Sidroine Lebrun, son ministère a rapidement été orienté vers l'enseignement. Il est tout d'abord de 1962 à 1969 professeur au petit séminaire de Rimont, à Fley, et enseignant au lycée catholique de Chalon-sur-Saône (l'École de la Colombière), puis professeur de théologie au séminaire de Dijon dont il devient supérieur.
Après 4 ans comme curé à Mâcon de 1981 à 1984, il devient supérieur du séminaire de Paray-le-Monial et membre du conseil épiscopal jusqu'en 1995.
Nommé évêque coadjuteur de Perpignan le 18 février 1995, il est consacré évêque le 9 juillet de la même année par Jean Chabbert, évêque de Perpignan-Elne, assisté de Raymond Séguy, évêque d'Autun, et Maurice Gaidon, évêque de Cahors. Il succède à Jean Chabbert le 16 janvier 1996. Il est transféré à Orléans le 28 novembre 2002.
Au sein de la Conférence des évêques de France, il a été membre de la Commission de la catéchèse et du catéchuménat et est actuellement membre du Conseil pour la communication.
Le pape Benoît XVI accepte sa démission pour limite d'âge le 27 juillet 2010 et nomme Jacques Blaquart pour lui succéder à Orléans.
Il meurt le 19 août 2025 à Chalon-sur-Saône, âgé de 89 ans. Ses obsèques se sont déroulées le 25 août en la cathédrale Saint-Lazare d'Autun, la cérémonie est présidé par Benoît Rivière, évêque d’Autun.
Sur le fait même de prendre position
« Les catholiques n'ont pas à imposer leur point de vue à la population, mais en revanche ils doivent faire entendre clairement leurs convictions » a-t-il déclaré en janvier 2008.
« Je sais, bien évidemment, qu'en prenant publiquement position, j'aurai des gens pour approuver et d'autres pour protester. Mais (…) c'est mon devoir de manifester clairement mon désaccord ».
En 2008, il soutient publiquement la 4e Marche pour la vie, manifestation pro-vie qui s'est déroulé à Paris le 20 janvier 2008. Il encourage « tous ceux qui se préoccupent de la banalisation et de la multiplication des avortements ainsi que de la réduction à l'état d'objet de l'être humain dans les premières étapes de la vie ».
« En tant qu'évêque, ça fait partie de ma mission, je m'inscris totalement dans « la civilisation face à la culture de mort » que défendait le pape Jean-Paul II. Je voudrais que l'on soit vigilant ; il faut distinguer la contraception de l'avortement. Il suffit de considérer que chacune et chacun de nous n'est actuellement vivant que parce qu'il a bénéficié d'un accueil et d'un respect absolu dès les tout premiers instants de son existence ».
Dans un message donné en novembre 2007 à l'occasion de l'année 2007-2008 de la solidarité, il invite chacun à s'impliquer « dans une démarche personnelle pour venir en aide aux gens de son immeuble, de son quartier, dont il connaît les épreuves ».
Sur la levée de l'excommunication des évêques lefebvristes
André Fort accueille positivement la levée de l'excommunication tout en précisant que « cette réconciliation ne pourra se faire que dans le respect mutuel, la fidélité commune à l’authentique Tradition de l’Église dans laquelle s’inscrit l’enseignement du Concile Vatican II » et en demandant la condamnation des propos négationnistes de Williamson.
Il a par ailleurs rejoint un Comité de soutien d'une pétition de soutien à Benoît XVI.
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