Ce Jour-là

André Corsini

Saint catholique de l'ordre du Carmel et évêque de Fiésole

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André Corsini (en italien, Andrea Corsini), né le 30 novembre 1301 à Florence et mort le 6 janvier 1374 dans cette même ville, est un religieux de l'ordre du Carmel et évêque de Fiesole.

Béatifié le 21 avril 1440 par le pape Eugène IV et canonisé le 22 avril 1629 par le pape Urbain VIII il est fêté le 6 janvier de chaque année.

André Corsini est né à Florence le 30 novembre 1301 au sein de la famille des Corsini (l'un de leurs descendants deviendra le Pape Clément XII). Son père se nomme Nicolas Corsini et sa mère Gemma degli Stracciabende ; la famille compte 12 enfants.

Il mène une jeunesse tumultueuse et dissolue (jeu, débauche, il malmène sa mère). Mais un jour, il est bouleversé par le récit d'un rêve que sa mère avait fait avant sa naissance : elle lui raconte que « pendant sa grossesse, elle avait rêvé qu'elle allait accoucher d'un loup qui deviendrait un agneau en entrant chez les Carmes ». Touché par ce récit, il décide de se convertir et de rentrer chez les Carmes.

À 16 ans, il prend l'habit des Carmes, et commence une vie de grande austérité et pénitence. Il réussit à dominer son caractère bouillant et sa ferveur étonne ses compagnons. Il accepte également toutes les tâches les plus humbles qui lui sont demandées. Il est ordonné prêtre en 1328, et monte à Paris pour terminer le cours de ses études théologiques. Il réside au couvent des Carmes, dans le 5e arrondissement.

Il achève ses études à Avignon auprès de son oncle le cardinal Corsini.

Lors du chapitre de la province toscane en 1344, il est nommé conseiller du couvent de Florence.

En 1348 il est nommé provincial de la Toscane lors du chapitre de Metz. Il assurera cette charge jusqu'au début 1350, soit après sa nomination comme évêque de Fiesole le 13 octobre 1349 par le pape Clément VI. Durant cette période il affronte la terrible épidémie de peste noire. Les registres du Carmel indiquent plus d'une centaine de morts au cours des années 1348-1349. Malgré cette forte activité, il poursuit la construction de l'église du Carmel. Le 9 janvier 1350 est enregistré le dernier acte de sa charge de provincial : le décompte de l'argent pour la construction de l'église.

Le 13 octobre 1349, le pape Clément VI, par une bulle pontificale, le nomme évêque de Fiesole pour remplacer son prédécesseur Fuligno Carboni, décédé. La tradition indique « qu'à l'annonce de cette nomination, il refuse l'honneur de cette charge et s'enfuit. Il est retrouvé quelque temps plus tard par un enfant dans le couvent des chartreux d'Enna. Il accepte alors sa nomination ». Le premier acte enregistré de son épiscopat (qui nous soit parvenu) est daté du 28 mars 1350.

André met fin à l'habitude prise par ses prédécesseurs, depuis un siècle, de séjourner à Florence. Voulant rester près de son peuple, il s'installe dans le palais épiscopal (qui avait besoin de réparations et de mobilier), situé proche de sa cathédrale, qui est en ruine. Il réduit le nombre de ses serviteurs à 6, et limite ses besoins au strict minimum. Il mène une vie monastique avec 2 carmes qui l'ont suivi. Il continue de porter l'habit du carmel, ainsi qu'une petite chaîne de fer à la ceinture. Il tient méthodiquement les comptes de l'évêché, ainsi que les sommes reçues par les responsables des œuvres caritatives.

Pour la direction du diocèse, il s'entoure de 3 vicaires.Il veille à la formation des prêtres et effectue de nombreuses visites pastorales dans son diocèse et effectue de nombreuses visites auprès des congrégations et instituts religieux pour s'informer de leur situation. André reprend en main la conduite des pasteurs de son diocèse en s'opposant et luttant contre certaines mauvaises habitudes qui avaient parfois été prises. Il n'hésite pas à révoquer certains de ses clercs qui ne corrigent pas leur comportement. En 1372, il fonde une confrérie de prêtres avec pour mission d'améliorer la formation morale et scientifique des prêtres par leurs exemples et leurs œuvres.

Pendant son épiscopat, il prend grand soin des pauvres. André se définit comme « le père et administrateur des pauvres ». Lors de ses premières années comme évêque, après la peste de 1348-1349, les pauvres étaient très nombreux. Le 28 mars 1350 il rédige un règlement exigeant que lui soient reversés les revenus des dons pieux dont il a besoin pour les pauvres (André dira qu'il donne aux pauvres « pour l'amour de Dieu »), ainsi que pour la restauration et l'aménagement de diverses églises. Il exerce aussi une vigilance stricte sur les dons destinés aux malades et aux pèlerins.

S'il ne bâtit pas directement de grand bâtiment, il restaure ou participe à la restauration de plusieurs d'entre eux :

il continue la restauration de la cathédrale déjà commencée par son prédécesseur. Il restaure la façade et refait, en partie, le toit. Il fait aménager un nouveau chœur par le maître Pierre Lando de Sienne.

il restaure et embellit le palais épiscopal (peut-être en espérant que ses successeurs seraient ainsi incités à y rester, plutôt que d'aller vivre à Florence).

il restaure plusieurs autres églises dont Sainte-Marie de Florence (qui est la propriété de l'évêque de Fiesole). Il prend un soin particulier de l'église de Figline Valdarno, ville éloignée de Fiesole dans laquelle il désirait avoir une chambre pour lui-même, afin de pouvoir y rester (du fait des difficultés de déplacement).

le 1er juin 1368, il consacre l'autel de l'église de Figline Valdarno. Le 25 mars 1269, il consacre l'autel de l'église Notre-Dame de l'abbaye de Fiesole.

Il fonde un monastère de moniales qui, plus tard, sera transféré à Florence.

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