Amélie de Montchalin, née Bommier le 19 juin 1985 à Lyon 8e, est une femme politique française.
Économiste de formation, elle travaille deux ans dans le secteur privé pour Axa, avant de s'engager en politique en décembre 2016 avec En Marche. Elle est élue députée lors des élections législatives de 2017 dans la sixième circonscription de l'Essonne.
En 2018, elle fait partie de la promotion française des « Young Leaders » désignée par la French-American Foundation, un organisme visant à renforcer les liens entre la France et les États-Unis.
Le 31 mars 2019, elle est nommée secrétaire d’État chargée des Affaires européennes dans le second gouvernement d'Édouard Philippe, succédant à Nathalie Loiseau. Le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre de la Transformation et de la Fonction publiques dans le gouvernement de Jean Castex. Le 20 mai 2022, elle est nommée ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires dans le gouvernement d'Élisabeth Borne.
Elle est de nouveau candidate aux élections législatives de 2022 dans la même circonscription : battue au second tour par le candidat socialiste Jérôme Guedj, elle quitte le gouvernement le 4 juillet 2022.
Elle est nommée ministre chargée des Comptes publics dans le gouvernement Bayrou le 23 décembre 2024 ; le gouvernement tombe le 9 septembre 2025. Elle garde le poste dans les gouvernements Lecornu à partir du 5 octobre 2025 en devenant ministre de plein exercice et ce jusqu'au 22 février 2026. Le 23 février 2026, elle prend la présidence de la Cour des comptes.
Amélie Bommier naît dans le 8e arrondissement de Lyon et grandit en suivant les mutations professionnelles en France et à l'étranger de son père, Bernard Bommier, cadre supérieur ayant travaillé pour Elf Aquitaine, Danone et Coca-Cola. Sa mère, infirmière , est issue d'une famille d'agriculteurs du plateau de Saclay.
Après avoir été élève au lycée Hoche à Versailles, puis étudiante en classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève, elle intègre HEC Paris en 2005. Elle obtient en parallèle une licence en histoire à l'université Paris-Sorbonne et une licence en économie appliquée à l'université Paris-Dauphine. Elle obtient un master en administration publique à la Harvard Kennedy School en 2014.
Amélie Bommier épouse Guillaume de Lombard de Montchalin, d'une famille subsistante de la noblesse française, d'abord consultant au Boston Consulting Group puis chez Eurazeo.
Le couple a trois enfants, elle est catholique pratiquante.
Elle travaille comme économiste junior chez Exane BNP Paribas, chargée de l'Europe pendant la crise de la zone euro, de 2009 à 2012 ; comme directrice de la prospective et du suivi des politiques publiques pour Axa (c'est-à-dire responsable de la stratégie de long terme et de ses échanges avec le G20, les banques centrales et les institutions européennes), de 2014 à 2017 ; ainsi que pour la Commission européenne. Challenges la présente comme une ex-lobbyiste chez Axa. Dans un article de 2017 du site Les Jours consacré aux « lobbyistes », Aurore Gorius écrit que, en plus des plus jeunes députés « sans complexe à l’égard des lobbies », plusieurs figures de la majorité parlementaire ont aussi pratiqué l’influence, dont Amélie de Montchalin qui « fut en charge des affaires publiques de l’assureur AXA pendant les trois années précédant son élection ».
Elle effectue un stage à l'Assemblée nationale en 2007 auprès de Valérie Pécresse, ce qui la conduit à travailler pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Elle suit Valérie Pécresse au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
En parallèle de son activité professionnelle, elle contribue aux réflexions de certains cadres de l’UMP, devenue Les Républicains. Le webmédia Contexte précise qu'« elle a fait passer des notes sur ses sujets — investissement, conduite des réformes, budget ou encore logement — à la motion de centre droit La Boîte à idées, au collectif de hauts fonctionnaires et de cadres Les Éclaireurs, puis à l’entourage d’Alain Juppé pendant la campagne pour la primaire de 2016. » Elle participe ainsi à la conception du programme économique d’Alain Juppé.
Députée LREM de la XVe législature
Son époux Guillaume de Montchalin, en poste au Boston Consulting Group, contacte l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron afin d’organiser des rencontres professionnelles lors du lancement de la campagne en juin 2016. Amélie de Montchalin rejoint En marche en décembre 2016, après la défaite d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite, attirée par l'engagement européen d'Emmanuel Macron. Après avoir reçu l'investiture de LREM, elle est élue députée de la sixième circonscription de l'Essonne, où elle a des attaches familiales, avec 61,34 % des voix au second tour contre Françoise Couasse, candidate UDI-LR. Le sortant Jérôme Guedj, député de la circonscription entre 2012 et 2014, qui était suppléant de François Lamy et l'avait remplacé, avait été éliminé dès le premier tour.
Elle fait partie des nouveaux députés LREM issus du milieu de l'entreprise, et séduits par le côté « start-up » d’En marche ! (s'inspirant du fonctionnement managérial et du langage de l'entreprise). Elle est présentée dans la presse comme libérale. Selon Romaric Godin de Mediapart, « Amélie de Montchalin incarne de façon chimiquement pure la pensée économique du macronisme ».
Coordinatrice du groupe LREM à la commission des Finances
Au début de la législature, elle est la coordinatrice (« whip ») du groupe La République en marche pour la commission des Finances. Choisie à ce poste par l'entourage de Richard Ferrand, elle est la première femme à occuper un tel rôle à l'Assemblée nationale. Son rôle est de faire appliquer les consignes de vote aux membres de son parti, de s'assurer qu'il y ait toujours une majorité pour LREM lors de chaque vote et d'assurer la liaison avec les ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin.