Amélie Goudjo, née le 19 avril 1980 à Nantua (Ain), est une handballeuse française, évoluant au poste de pivot. De mai 2010 à juin 2012, elle est la capitaine de l'équipe de France.
Originaire d'Hauteville-Lompnes, Amélie Goudjo découvre le handball au collège Sixdenier, ce sport faisant partie du programme d'éducation physique. Elle évolue avec l'équipe UNSS puis rejoint le club qui s'est monté. Ses qualités sont rapidement détectées et bien vite elle est sélectionnée avec l'équipe départementale.
Elle rejoint le sport étude Jean Perrin à Lyon, joue à Méximieux, un club de Nationale de la région avant de partir à 18 ans pour l'ASUL Vaulx-en-Velin qui évolue en Première Division (D1F). Au cours des 5 saisons passées dans le club rhodanien, elle subit son pire souvenir handballistique : une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit contractée en septembre 2001. Elle profite alors de cette indisponibilité sportive pour réussir avec mention Bien son DESS de sociologie en développement local.
En 2003, à la suite de la relégation du club en D2F, elle signe au Toulon Var HB ASCM (D1F) où elle évolue pendant deux saisons. En 2005, elle rejoint ensuite Mariama Signaté au CJF Fleury-Les-Aubrais où elle se voit confier, dès son arrivée, le rôle de capitaine.
Le 8 mai 2005, elle connait sa première sélection en équipe de France lors d'un match amical face à la équipe de Roumanie à Lyon. Elle sera ensuite sélectionnée en décembre pour disputer le championnat du monde en Russie où la France termine à la 12e place.
En 2007, après avoir obtenu le maintien en D1F avec son équipe, elle part pour le club ambitieux d'Issy-les-Moulineaux où elle évolue notamment aux côtés de Paule Baudouin, Sophie Herbrecht, Allison Pineau et Angélique Spincer. Elle retrouve les stages de l'équipe de France en novembre, où elle est confirmée comme le 4e pivot de l'équipe de France. Elle fait partie de la liste des 28 joueuses présélectionnées pour le Championnat du monde 2007 organisé en France. Cependant, elle ne figure pas dans la sélection finale et ne participe pas à la compétition.
À l'issue d'une saison à nouveau remarquable, au cours de laquelle elle contribue à l'ascension de son nouveau club à la troisième place du championnat de France, elle décide de poursuivre sa carrière en Espagne. Elle rejoint ainsi l'Akaba Bera Bera où évoluent Raphaëlle Tervel, Johanna Bouveret et Alexandra Lacrabère. Elle espère alors y trouver la reconnaissance qu'elle ne parvient pas à obtenir en France.
En 2009, elle remporte son premier titre senior: la Coupe de la Reine (Coupe d'Espagne). En juin, elle est rappelée en équipe de France pour la double confrontation contre la Croatie et participe activement à la qualification de la France pour le Mondial 2009 en Chine du mois de décembre. Trois ans et demi après sa dernière participation en Russie, elle honore ainsi ses seizième et dix-septième sélections.
Elle est également retenue pour les Jeux Méditerranéens 2009 du début de l'été. Son expérience, ses qualités personnelles et une très bonne connaissance de la plupart de ses coéquipières avec lesquelles elle a joué en club conduisent à la désigner comme la capitaine de l'équipe de France.
Elle participe à sa troisième finale de la saison et conduit ses troupes à la médaille d'or, remportant à titre personnel son second trophée de la saison.
Saisissant la chance qui lui a été enfin donnée, elle s'impose rapidement comme un rouage indispensable de cette nouvelle équipe de France en devenir. Suppléant son équipière de Bera Bera, Raphaëlle Tervel, elle conduit à nouveau l'équipe de France lors de la World Cup et au septième Tournoi international de Paris Île-de-France féminin (TIPIFF), en préparation au Mondial de Chine. Renouant avec une victoire qui se refusait depuis 2003 dans ce tournoi, la sélection nationale remporte son deuxième trophée de la saison.
Cette victoire est en fait annonciatrice de la naissance de la nouvelle équipe de France. Après des débuts manqués, l'équipe monte en puissance et se qualifie pour la troisième fois de son histoire pour les demi-finales d'un championnat du monde. L'expérience d'Amélie, associée à celle de son équipière de Bera Bera, la capitaine Raphaëlle Tervel est un plus incontestable auprès de leurs jeunes équipières pétries de talent et d'enthousiasme.
La reconnaissance tant méritée par cette joueuse exceptionnelle, tant sur le plan technique que sur celui des relations humaines au sein du groupe, se confirme en cette année 2009. Elle devient vice-championne du monde de handball avec l'équipe de France et trouve un éclairage médiatique conforme à ses qualités.
En 2010, elle manque les deux premiers rendez-vous amicaux contre la Roumanie, retenue par son club pour défendre la Coupe de la Reine conquise en 2009. Elle retrouve le groupe et l'équipe pour les rencontres décisives contre l'Autriche. Et deux victoires après, elle se retrouve, à deux matches de la fin, qualifiée avec l'équipe de France pour le Championnat d'Europe qui se dispute en décembre en Norvège et au Danemark : une nouvelle compétition pour étalonner cette équipe de France nouvelle génération.
Après deux saisons en Espagne, elle retrouve la Ligue féminine de handball et les couleurs d'un club connu, autour d'un nouveau projet : Issy Paris Hand. Si sa carrière prend un nouveau tournant avec son retour en France, elle reste une pièce maîtresse de l'équipe de France pesant tant sur le jeu, notamment par ses qualités défensives et son adresse en attaque que sur le groupe lui-même. En l'absence de Raphaëlle Tervel, elle s'impose comme la capitaine de ce groupe, jeune et pas toujours très expérimenté qu'elle conduit à la World Cup et au TIPIFF.
Au cours du tournoi de préparation parisien, elle honore sa 50e sélection, fêtée comme il se doit par Joël Delplanque, président de la FFHB.
Au championnat d'Europe 2010 en Norvège, après un début de compétition délicat, lui demandant beaucoup d'échanges en coulisses avec ses coéquipières, elle se retrouve à la tête d'une équipe de France retrouvée qui signe cinq victoires consécutives pour terminer à une prometteuse cinquième place. Elle réalise une seconde semaine de compétition de tout premier ordre, intraitable en défense et réaliste en attaque.
La saison 2010-2011, en club, est marquée par une compétition difficile au sein d'une équipe jeune, qui alterne de très belles performances et des résultats plus contrastés. L'essentiel est cependant assuré, avec le maintien en LFH. L'équipe est renforcée, à l'intersaison par l'arrivée de Mariama Signaté et Anne-Sophie Kpozé, ses deux anciennes équipières à Fleury-les-Aubrais.