Louis Amédée Eugène Achard, né le 19 avril 1814 à Marseille et mort le 25 mars 1875 à Paris 9e, est un journaliste, dramaturge et romancier français.
Amédée Achard est le fils d'Antoine Achard, horloger, assureur et arbitre d'assurances, et de Pauline Crottet. Il fait ses études au lycée Thiers de Marseille.
Après un séjour de quelques mois en 1834 près d'Alger, où il dirige une ferme, il s'installe à Toulouse en 1835 pour se faire nommer chef du cabinet du préfet de l'Hérault — un lointain cousin. Finalement, pas plus intéressé par l'administration que par le travail de la terre, Amédée Achard se reconvertit comme journaliste en écrivant nombre d'articles, billets et chroniques dans le journal marseillais Le Sémaphore.
Repéré par le publiciste Anténor Joly, Achard monte à Paris en 1838 pour devenir rédacteur au quotidien satirique Vert-Vert (d). Il collabore également à l'Entracte, au Charivari et à L'Époque, écrivant à la fois pour lui-même et pour ses collègues journalistes en panne d’inspiration. Le feuilleton dramatique du Courrier français lui est confié en 1843. Il part, en 1846, pour l'Espagne, comme historiographe de L'Époque afin de rendre compte des fêtes données à l'occasion du mariage du duc de Montpensier. En 1848, il aborde la politique dans le Courrier français et dans l'Assemblée nationale, où il écrit sous le pseudonyme d'Alceste. Il fonde le journal satirique Le Pamphlet.
En 1850, il provoque en duel un dénommé Fiorentino qui l'avait diffamé. Au cours de ce duel, il est gravement blessé. En 1859, il part en Italie avec l'armée française pour couvrir la guerre pour le Journal des débats.
En juillet 1865, Amédée Achard, Maxime du Camp et Gustave Flaubert sont en séjour à Baden.
Écrivant énormément, il trouve, en plus de son activité de journaliste, le temps d'écrire une quinzaine de pièces de théâtre et une quarantaine de romans, parmi lesquels de nombreux romans de cape et d'épée. On lui prête à tort la paternité de cette expression, que Ponson du Terrail avait employée avant lui, mais son roman intitulé La Cape et l'Épée, paru en 1875, en fait un des pères du genre. Il était admiré en cela par Alexandre Dumas.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris : le monument funéraire, élevé à sa mémoire par la Société des gens de lettres et la Société des Auteurs dramatiques, est orné d’un médaillon dû au sculpteur Louis-Charles Janson. Il avait été élevé à la dignité d'officier de la Légion d'honneur, le 15 août 1866.
La Nourrice sur place, Paris, 1840 (lire en ligne).
Belle-Rose, Paris, 1847 (lire en ligne).
La Chasse royale, 7 vol., 1849-1850.
Les Petits-fils de Lovelace, 3 vol., 1854.
Les Châteaux en Espagne, contes et nouvelles, 1854.
Les Dernières Marquises, 1858.
Madame Rose. Pierre de Villerglé : nouvelles, Paris, 1858 (lire en ligne).
Les Vocations. Le Musicien de Blois. La Maîtresse de dessin, 1859.
Les Séductions. Marguerite de Thieulay. Clémentine Aubernin, 1860.
Les Filles de Jephté. L'Eau qui dort. Salomé. Marthe et Marie, 1860.