Les Alliés de la Seconde Guerre mondiale sont l’ensemble des pays qui s’opposèrent formellement aux forces de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale. Lors de la phase finale du conflit, à partir de janvier 1942, ces pays étaient souvent désignés du nom de Nations unies, mais aujourd’hui ce nom se réfère à l’Organisation des Nations unies qu’ils fondèrent après la guerre. Parmi les rangs des forces alliées on comptait : les États-Unis, forte puissance utile du fait de ses nombreux hommes dans leur armée, l’Union soviétique et le Royaume-Uni, désignés sous le nom collectif de « Trois Grands ». Le président Franklin D. Roosevelt, se référant aux Trois Grands plus la Chine, parlait des « Quatre gendarmes ». Le général de Gaulle parvint, par la participation significative de la France libre à l'effort de guerre, à intégrer la France parmi les signataires des actes de capitulation du Troisième Reich le 8 mai 1945, puissances occupantes de l'Allemagne vaincue, et membres du tribunal de Nuremberg.Toutefois leur participation fut chronologiquement décalée : la France cesse le combat après la défaite de juin 1940 et adopte un régime officiellement neutre, mais collaborant en fait avec l’Axe, ce que les Britanniques considèrent comme une trahison car les deux Alliés s’étaient engagés le 2 septembre 1939 à ne pas conclure d’armistice séparé au nom du « bien de la justice et de la liberté » (for the sake of morale & freedom) : le général de Gaulle partage ce point de vue. Il continue la lutte en créant la « France libre », qui apportera en France et en Afrique du nord un soutien déterminant aux Alliés. Cependant, de Gaulle ne sera reconnu comme chef légitime de la France qu’en 1944 ; l’URSS ne fait partie des Alliés qu’à partir du 22 juin 1941, date de l’attaque allemande de l’URSS : avant cette date, depuis le 23 août 1939, l’URSS, officiellement neutre, était en fait liée à l’Allemagne nazie par le Pacte germano-soviétique et avait envahi l’Est de la Pologne à partir de mi-septembre 1939, prenant à revers les troupes polonaises en lutte contre l’armée allemande ; enfin les États-Unis n’entrent officiellement en guerre qu’après l’attaque de Pearl Harbor, en décembre 1941 ; néanmoins, avant cette date, ils apportent une aide importante à leurs alliés « officieux » sous forme matérielle, notamment par les convois d’approvisionnement de la Grande-Bretagne par l’Atlantique nord.
Dates auxquelles les États indépendants et leurs dépendances ont rejoint les Alliés
Après l’invasion de la partie occidentale de la Pologne par l’Allemagne
Pologne : 1er septembre 1939 (après l’invasion de la Pologne, le gouvernement polonais en exil et ses troupes combattent aux côtés des Alliés)
Nouvelle-Zélande : 3 septembre 1939
Royaume-Uni et Empire britannique : 3 septembre 1939
Inde britannique : 3 septembre 1939
France et Empire colonial français (après juin 1940, l’Empire se divise entre partisans de Vichy et de la France libre) : 3 septembre 1939 (le gouvernement de Vichy obtient l’armistice en juin 1940 et maintient une neutralité théorique jusqu’à l’invasion alliée en 1944 et l’installation du Gouvernement provisoire en métropole)
La France libre agit aux côtés des Alliés à partir du 18 juin 1940, puis le Comité français de Libération nationale à partir du 3 juin 1943, mais le Gouvernement provisoire de la République française, créé exactement un an plus tard, le 3 juin 1944, n'est officiellement reconnu comme le gouvernement légitime de la France qu'à partir du 23 octobre 1944
Union d'Afrique du Sud : 6 septembre 1939
Pendant la période d’extension de l’Axe en Europe
Norvège : 9 avril 1940 (gouvernement Nygaardsvold en exil, alors que le pays est occupé par l’Allemagne)
Danemark : 9 avril 1940 (le pays est occupé et devient théoriquement neutre ;
le Groenland passe sous occupation américaine)
Belgique et Empire colonial belge : 10 mai 1940
Empire colonial néerlandais : 10 mai 1940
Royaume de Grèce : 28 octobre 1940
Malte depuis le Siège de Malte 1940