Ce Jour-là

Alicia Ostriker

Essayiste, poète et universitaire américaine

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Alicia Suskin Ostriker (née le 11 novembre 1937) est une poète, essayiste, exégète et herméneute juive américaine écrivant de la poésie féministe et des essais féministes et midrashiques. Alicia Ostriker est une voix influente de la poésie féministe. Ses divers essais interrogent les spécificités de l'écriture féminine, le rôle des écrits hébreux à travers le regard des femmes et pose les bases d'une poésie qui reprend les disputes autour de Dieu, la maternité, la naissance, le corps et la mort.

Elle est membre de l'Academy of American Poets, et professeure émérite de l'université Rutgers jusqu'en 2004.

En 2018, elle est nommée Poète lauréat de la ville de New York.

Alicia Ostriker naît à Brooklyn, dans l'État de New York, aux États-Unis. Elle est une des deux filles de David Suskin, un des administrateurs du New York City Department of Parks and Recreation et de Beatrice Linnick Suskin, une professeure de danses folkloriques et poète. Bien qu'issue d'une famille juive, elle n'a pas reçue une formation au judaïsme, ses parents étant socialistes et athées, elle-même dit « Je fais partie d'une troisième génération de Juifs athées, socialistes pour qui la religion est l'opium du peuple. ».

Sa mère partage son amour des mots en lui lisant des œuvres de William Shakespeare ou encore de Robert Browning, ce qui encourage Alicia à écrire des poèmes à un âge précoce.

Alicia Ostriker est également intéressée par les beaux-arts et voulait devenir une artiste peintre et étudia le dessin au cours de son adolescence. Ses livres, Songs (1969) et A Dream of Springtime (1979), expliquent les dessins de sa jeunesse. Alicia suit ses études secondaires à l'Ethical Culture Fiedston School (en), après les avoir achevées, en 1955 elle est acceptée à l'université Brandeis où elle obtient le Bachelor of Arts (licence) en 1959, un an après son mariage. Elle poursuit ses études universitaires à l'université du Wisconsin à Madison, où elle passe avec succès un Master of Arts (master) en 1961 suivi d'un PhD en 1964, une après la naissance de sa première enfant, Rebecca. Sa thèse de doctorat traitant du travail de William Blake deviendra son premier livre, sous le titre de Vision and Verse in William Blake en 1965, son vif intérêt envers l'œuvre de William Blake est une des composantes de son inspiration avec William Butler Yeats, Walt Whitman et W. H. Auden.

Alicia Ostriker commence sa carrière d'enseignante à l'université Rutgers en 1965 et y enseigne la littérature anglaise depuis 1972 en tant que professeure titulaire. En 1969, son premier recueil de poèmes, Songs, est publié par la maison d'édition Holt McDougal (en) connue également sous le nom de Holt, Rinehart and Winston.

Son quatrième recueil de poèmes, The Mother-Child Papers, un classique féministe, fut inspiré par la naissance de son fils. Dans ce livre, elle parle à la fois de ses pensées sur la maternité, ainsi que de ses réflexions sur la guerre.

Ses essais traitent de bon nombre de sujets déjà présents dans sa poésie. Cela va de Writing Like A Woman, publié en 1983, qui étudie les poèmes de Sylvia Plath, Anne Sexton, H.D., May SwensonAdrienne Rich, Lucille Clifton, June Jordan à The Nakedness of the Fathers : Biblical Visions and Revisions (1994), qui explore la Torah avec une sensibilité midrashique. En 1994, elle signe la préface du livre de Giannina Braschi, Empire of Dreams, un classique de la poésie post-moderne des Caraïbes espagnoles.

Son recueil de six poèmes The Imaginary Lover paru en 1986, gagna le prix William Carlos Williams de la Poetry Society of America. Cette publication marque le début de sa période féministe révolutionnaire. Dix ans plus tard, son livre The Crack in Everything est finaliste du National Book Award, il remporte le Paterson Poetry Award ainsi que le San Francisco State Poetry Center Award. The Little Spaces ; Poems Selected and News, 1968-1998 est également finaliste du National Book Award en 1998.

Le dernier essai d'Ostriker paru en 2007, For The Love of God, poursuit son exploration midrashique des textes bibliques, démarrée en 1993 avec Feminist Revision and The Bible. Dancing at the Devil's Party (2000) étudie le travail de poètes de William Blake et Walt Whitman à Maxine Kumin. Tôt dans son livre, elle désapprouve ce que W. H. Auden affirme au sujet de la poésie : la poésie ne provoque rien. Selon Ostriker, la poésie « peut faire pleurer le cœur avec ses serres, faire frissonner les nerfs, nous inonder d'espoir, de désespoir, de désir, d'extase, d'amour, de colère, de terreur »

De nombreux poèmes d'Ostriker ont été traduits en français, en italien, en allemand, espagnol, en chinois, en japonais, en hébreu et en arabe.

Ses poèmes sont publiés dans diverses revues comme : The New Yorker, American Poetry Review (en), The Atlantic, The Paris Review, Yale Review, Ontario Review, The Nation, The New Republic, The Best American Poetry (en), The Pushcart Anthology, New York Times Book Review, Signs (journal) (en), Tikkun (magazine) (en), etc..

Elle est professeure émérite d'anglais à l'université Rutgers jusqu'en 2004, et enseigne la poésie au sein d'un Master of Fine Arts auprès d'étudiants en résidence à la Drew University (en).

En décembre 1958, Alicia Ostriker épouse Jeremiah Ostriker, astronome, professeur à l'université Princeton. Le couple a donné la naissance à trois enfants : Rebecca, née en 1963, Eve, née en 1965 et Gabriel, né en 1970. Elle et son époux résident à Princeton dans l'état du New Jersey.

Songs, Holt, Rinehart, and Winston, 1er janvier 1969, 49 p. (ISBN 9780030810190, lire en ligne),

Once More Out of Darkness, Berkeley Poet's Cooperative, 1er juin 1974, 32 p. (ISBN 9780917658006)

A Woman Under the Surface : Poems and Prose Poems, Princeton University Press, 1er mai 1982, 96 p. (ISBN 9780691065120, lire en ligne),

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