Ce Jour-là

Alexandre Ier (empereur de Russie)

Empereur de Russie de 1801 à 1825

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Alexandre Ier ou Alexandre Pavlovitch Romanov (en russe : Александр Павлович Романов), né le 12 décembre 1777 (23 décembre dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg et mort le 19 novembre 1825 (1er décembre dans le calendrier grégorien) à Taganrog, fils de Paul Ier et de Sophie-Dorothée de Wurtemberg, est empereur de Russie du 23 mars 1801 à sa mort ainsi que grand-duc de Finlande et roi de Pologne.

En politique extérieure, il se heurte aux ambitions de l'empereur Napoléon Ier, contre lequel il est en guerre à plusieurs reprises. Il combat également sur ses frontières nord contre la Suède, et sud contre l'Empire ottoman et la Perse. Ces guerres victorieuses lui permettent d'agrandir l'Empire russe qui devient une grande puissance. Il est l'instigateur de la Sainte-Alliance qui se donne pour rôle de maintenir la paix en Europe en neutralisant les mouvements révolutionnaires. En politique intérieure, il tente dans un premier temps d'appliquer des idées libérales, mais reste malgré tout un autocrate. Les dernières années de son règne sont marquées par un mysticisme très fort qui l'amène à renier ses idées de jeunesse.

Dès sa naissance, il est pris en charge par sa grand-mère l'impératrice Catherine II, qui le sépare de ses parents. En effet, Catherine II, qui ne partage pas les opinions politiques et sociales de son fils Paul Ier, veut que ce soit son petit-fils Alexandre qui lui succède directement. Paul Ier éprouvera beaucoup de rancune contre Catherine en raison de la décision de le séparer de son fils, mais le projet visant à écarter Paul de l'ordre de succession ne fonctionnera pas, car c'est bien ce dernier qui deviendra empereur à la mort de la tsarine en 1796.

Lorsqu'Alexandre atteint sa sixième année, l'impératrice écarte les femmes de son entourage pour charger différents précepteurs de son éducation. Puis elle le confie principalement à un précepteur vaudois, Frédéric-César de La Harpe, républicain dans l'âme, qui lui inculque des idées libérales, et auquel il reste toute sa vie attaché. Il dit de lui : « Tout ce que je suis et tout ce que, peut-être, je vaux, c'est à M. La Harpe que je le dois. »

Comme son précepteur, il est membre de la franc-maçonnerie.

Il est tiraillé entre l'admiration pour sa grand-mère, la « grande Catherine », qui prône des idées libérales, et le respect dû à son père, Paul Ier, détesté par l'impératrice, qui est un ardent admirateur des méthodes prussiennes. Cette situation délicate pour un jeune homme l'oblige à louvoyer et explique le caractère dissimulé qu'il montrera par la suite.

L'impératrice lui trouve sa femme, une princesse de Bade, Louise Augusta de Bade (1779-1826), qu'il épouse en 1793 après que celle-ci se fut convertie à la religion orthodoxe et eut pris pour nom Élisabeth Alexeïevna.

Catherine II voulait faire de lui son successeur direct mais lorsqu'elle meurt en 1796, bien qu'il ait été au courant de la volonté de l'impératrice, Alexandre reconnaît son père Paul Ier comme successeur de Catherine II.

En 1801, l'empereur Paul Ier est assassiné. Alexandre, qui avait été informé du complot, mais qui pensait que le but était uniquement de déposer Paul Ier, sera très affecté par la mort de son père, et il en éprouvera une culpabilité persistante, estimant qu'il aurait dû empêcher que cela se produise.

Quoi qu'il en soit, il lui succède sur le trône.

Les premières mesures prises consistent à annuler les lois autoritaires prises par son prédécesseur et à rappeler ceux qui avaient été écartés. Il reprend ainsi des serviteurs de Catherine II et s'appuie sur un comité privé (appelé « le comité secret ») constitué de ses compagnons aux idées libérales et chargé de le guider dans sa politique.

Quelques mois après son avènement, il encourage un projet de constitutionnalisation du gouvernement russe et octroie au Sénat un droit de remontrance. Sa tentative de régler le problème du servage n'aboutit pas et il se contente de quelques mesures qui ne règlent pratiquement rien.

Perpétuellement hésitant sur les décisions à prendre, il décourage ses amis, et son pouvoir prend un aspect plus personnel.

De 1801 à 1804, il se contente d'observer les événements et la montée en puissance de Napoléon Ier. L'exécution du duc d'Enghien, enlevé en territoire badois par des troupes françaises, le fait basculer dans le camp des ennemis de Napoléon Ier.

Les guerres napoléoniennes (1804-1815)

Cette période sera marquée essentiellement par les guerres menées contre l'Empire français, notamment par la campagne de Russie, ou les guerres de Coalitions.

Affrontement avec Napoléon Ier (1804-1807)

En 1805, Alexandre Ier s'engage dans la guerre de la Troisième Coalition dirigée contre l'Empire français et prend la tête de l'armée russe. Il connaît un cinglant échec en affrontant les troupes de Napoléon Ier à Austerlitz qui est un désastre militaire pour les Russes et leurs alliés autrichiens.

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