Alexandre Astruc, né le 13 juillet 1923 à Paris 16e, où il est mort le 19 mai 2016, est un réalisateur, scénariste et écrivain français.
Alexandre Astruc est le fils de Marcel Astruc, journaliste, et de Huguette Haendel, également journaliste.
Passionné de mathématiques, ami de Boris Vian, il fréquente assidûment les caves existentialistes de Saint-Germain-des-Prés dans les années 1940.
Assistant réalisateur de Marc Allégret pour Blanche Fury (1947), il réalise son premier court métrage, Ulysse ou les Mauvaises Rencontres, en 1948.
Il développe, la même année, la notion de caméra-stylo dans un article de la revue L'Écran français : « Naissance d'une nouvelle avant-garde ».
Le 20 décembre 1953, il signe avec 42 autres personnalités culturelles françaises, dont Alain Resnais ou Jean Vidal, la « Déclaration du groupe des XXX » en faveur du court métrage, qui va à sa perte à cause du décret visant à interdire la double-programmation dans les salles de cinéma.
En 1994, l'ensemble de son œuvre cinématographique est distingué par le prix René-Clair, créé la même année.
Mort le 19 mai 2016 à l'âge de 92 ans dans le 16e arrondissement de Paris, il est incinéré au crématorium du cimetière du Père-Lachaise le 27 mai, en présence de Jean Douchet.
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres
1948 : Aller et retour, court métrage
1949 : Ulysse ou les Mauvaises Rencontres, court métrage
1952 : Le Rideau cramoisi, moyen métrage, d'après la première nouvelle du recueil Les Diaboliques de Jules Barbey d'Aurevilly- Prix Louis-Delluc
1955 : Les Mauvaises Rencontres
1958 : Une vie d'après Guy de Maupassant
1962 : L'Éducation sentimentale d'après Gustave Flaubert
1965 : Évariste Galois, court métrage
1968 : Flammes sur l'Adriatique
1976 : Sartre par lui-même, documentaire (avec Michel Contat)