Ce Jour-là

Alexander Calder

Sculpteur américain (1898–1976)

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Alexander « Sandy » Calder est un sculpteur, peintre et scénographe américain, né le 22 juillet 1898 à Lawnton (Pennsylvanie) et mort le 11 novembre 1976 à New York (État de New York).

Il est surtout connu pour ses mobiles ainsi nommés sur proposition de Marcel Duchamp lors de leur exposition à Paris en 1932 à la galerie Vignon, ses assemblages de formes animées par les mouvements de l'air, puis ses stabiles.

Né le 22 juillet 1898 à Lawnton, près de Philadelphie, en Pennsylvanie, Alexander Calder est le fils d'une riche famille d'artistes : sa mère, Nanette Lederer Calder, est peintre ; son père, Alexander Stirling Calder, est sculpteur, ainsi que son grand-père Alexander Milne Calder.

Formation et travail d'illustrateur

En 1919, il obtient le diplôme d'ingénieur en mécanique à l'Institut de technologie Stevens de Hoboken. Mais il préfère l'art qu'il a déjà pratiqué en amateur grâce au matériel puis aux outils fournis par son père. Dès 1906, il fabrique des poupées pour sa sœur et à Noël 1909, il offre deux sculptures à ses parents. Après son diplôme, Alexander Calder abandonne le métier d'ingénieur puis perfectionne son art à l'Art Students League of New York où il entre en 1923 et produit des œuvres dans le style de l'Ashcan aesthetic.

À cette époque-là, il illustre des événements sportifs ainsi que les comptes rendus des tournées du Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus pour le journal National Police Gazette de New York. Il fait aussi de nombreuses esquisses d'animaux publiées un an après son départ pour la France, en 1926, sous le titre Animal sketchings

Paris dans les années 1920 et 1930

En 1926, arrivé à Paris, il crée des jouets articulés qu'il présente au « Salon des Humoristes de 1927. » Les années suivantes et jusqu'en 1929, l'artiste passionné de cirque se consacre au Cirque de Calder, un ensemble de 200 personnages en fils de fer tordus et bouts de chiffons qui lui servent à présenter une performance de deux heures, qu'il peut transporter et qu'il expose à Paris, puis à Berlin, New York… Dans ce spectacle, l'artiste joue le rôle de maître de cérémonie, de chef de piste et de marionnettiste en faisant fonctionner manuellement le mécanisme, le tout étant accompagné de musique et d'effets sonores. Les personnages représentent souvent des personnages connus de l'époque. Le « Cirque de Calder » a fait une dernière apparition à Paris du 18 mars au 29 juillet 2009 au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou : Alexander Calder, les années parisiennes, 1926-1933

Par la suite, entré en contact avec des représentants de l'avant-garde artistique parisienne comme Joan Miró, Jean Cocteau, Man Ray, Robert Desnos, Fernand Léger, Le Corbusier, Theo van Doesburg, et surtout Piet Mondrian, qui aura une grande influence artistique sur lui, à partir de 1930, Calder n'abandonne pas le fil de fer avec lequel il « dessinait » pour adopter un style entièrement abstrait, mais il lui adjoint d'autres formes plus abstraites.

« En 1932, il expose pour la première fois ses premières sculptures abstraites, en tiges et plaques articulée, les Mobiles, peints en noir et blanc, et parfois rehaussés d'un ou deux aplats de couleurs qui connaissent un grand succès ». Ces trente sculptures articulées en fil et morceaux de fer sont présentées à la galerie Vignon, dirigée par Marie Cuttoli. Quinze d'entre eux sont mis en mouvement par de petits moteurs que l'artiste actionne. Cette année-là l'artiste a rejoint le groupe Abstraction-Création.

« Ces engins articulés, Marcel Duchamp propose de les appeler Mobiles, rappelant les deux sens du terme : mouvement et mobile. Calder s'est empressé d'adopter le terme qui marque le début de sa longue carrière. »

Le 10 janvier 1938 à 21 h 10, il présente ses mobiles dans une émission de télévision de quinze minutes que lui consacre la toute nouvelle chaîne de la BBC.

Calder et la Seconde Guerre mondiale

Dès 1933, Alexander et son épouse Louisa, décident de quitter l'Europe face à la montée du fascisme pour se réfugier aux États-Unis. Fervent défenseur de la liberté et francophile convaincu, Calder souhaite participer à l'effort de guerre en intégrant l'armée pour travailler sur les techniques de camouflage. Rejeté, l'artiste décide de participer à la lutte par d'autres moyens : grâce à ses relations, il parvient à obtenir des visas américains pour les artistes français et européens en exils. André Breton, Marc Chagall, Yves Tanguy, Fernand Léger ou encore Jacques Lipchitz bénéficieront de son aide. En parallèle, il intègre France Forever, un groupe de soutien à la résistance française créé en 1940 aux États-Unis. L'objectif de ce groupe est d'apporter un soutien financier et moral à la résistance et de faire reconnaître la France Libre comme alliée à part entière.

En 1942, Calder réalise une sculpture baptisée France Forever, dont il fera cadeau au groupe de soutien. Deux ans plus tard, à l'occasion d'une exposition, son œuvre est proposée à la vente, afin que les bénéfices soient reversés aux combattants résistants. Alexander Calder est le seul artiste américain à prendre part à cette vente.

En 1943, le Museum of Modern Art organise une première rétrospective, suivie en 1946 par une exposition à Paris préfacée par Jean-Paul Sartre, et en 1952, il obtient le grand prix de la Biennale de Venise.

Au milieu des années 1950, il s'installe à Saché, commune d'Indre-et-Loire découverte grâce à Jean Davidson (qui épouse sa fille Sandra en 1955 à la mairie et à l'église du village), dans une maison dite « François Ier », sur les bords de l’Indre.

En 1958, il réalise le mobile du siège parisien de l'UNESCO, dix mètres de haut, deux tonnes d’acier noir, cinq bras.

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