Ce Jour-là

Alain Maillard de La Morandais

Prélat catholique français

Anúncio

Alain Maillard de La Morandais, né le 29 mars 1935 au Croisic (Loire-Inférieure), est un prêtre catholique français, premier chapelain chargé d'animer l'« aumônerie des politiques » qu'il a cofondée avec le cardinal Jean-Marie Lustiger. En 1981, il cofonde Radio Notre-Dame, pour laquelle il officie un temps comme animateur et devient par la suite chroniqueur de télévision.

Alain Maillard de La Morandais est né dans une famille d'ancienne bourgeoisie originaire de Bretagne, issue d'Olivier Maillard, sieur de la Noë (né en 1634), bourgeois de Tinténiac (Ille-et-Vilaine).

François Placide (Ier) Maillard, sieur de La Morandais (1729-1779), bourgeois de Combourg (Ille-et-Vilaine), marié à Gillette-Madeleine Dastin de La Noë, était père de quinze enfants, dont le dernier, né en 1777, eut pour parrain M. de Chateaubriand[Qui ?], père du grand écrivain. Les Mémoires d'outre-tombe nous précisent également qu'il était le régisseur du château de Combourg.

Guy Hilarion Maillard de La Morandais (1761-1828), était capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis.

François Placide (II), Maillard de La Morandais (1797-1883), était conseiller général du département de la Loire-Inférieure.

Hippolyte Maillard de La Morandais (1834-1935), lui a succédé comme conseiller général de ce département.

L'abbé Alain Maillard de La Morandais est le petit-fils d'Hippolyte. Il devient pupille de la Nation en 1945, à la mort de son père, Joseph Maillard de La Morandais, déporté pour faits de résistance au camp de concentration de Dora et mort pour la France.

« de gueules à 3 maillets d'or »[style à revoir].

Il effectue ses études secondaires aux Antilles et dans le pays nantais puis est envoyé, pour une durée de sept ans interrompue par vingt-huit mois de service militaire comme officier en Algérie, au Séminaire pontifical français de Rome afin d'obtenir une licence en philosophie et en théologie[source secondaire nécessaire].

Ordonné prêtre le 22 septembre 1963 à Paris, il reçoit successivement les missions d’aumônier du lycée Arago, d'aumônier des étudiants en pharmacie et en médecine et de coresponsable de l’équipe prêtres-laïcs de Saint-Merry-Beaubourg qui [réf. nécessaire]. En 1981, il soutient sa thèse de doctorat en Histoire et en théologie morale à la Sorbonne puis exerce la charge de curé de l'église Notre-Dame du Travail de 1984 à 1992.

De 1976 à 1980, il est délégué culturel auprès du centre Georges-Pompidou. En 1983, il participe à la fondation de Radio Notre-Dame et en devient animateur.

Il exerce la charge de recteur de la basilique Sainte-Clotilde à Paris de 1992 à 1995 et, en 1993, il prend la responsabilité, à la demande du cardinal Jean-Marie Lustiger, de l’aumônerie du monde politique au Parlement[réf. nécessaire]. L'abbé de La Morandais est déchargé de son poste d'aumônier des parlementaires par le cardinal Lustiger. D'après le journal Libération, Jacques Chirac et ses proches auraient fait pression pour cette décision en raison d'une supposée proximité du prêtre avec Édouard Balladur. Après avoir été aumônier de la chapelle de l'aéroport d'Orly, il a une responsabilité pastorale, de 1999 à 2010, à la chapelle de l’Agneau-de-Dieu, près de la gare de Lyon, où il s'engage auprès des SDF[source secondaire nécessaire].

Dans le même temps, il devient, en 2002, chroniqueur à Match TV puis Paris Première et, enfin, en 2006, monte l'émission Les enfants d'Abraham sur Direct 8, diffusée jusqu'en 2011. En 2015, il devient sociétaire au sein de L'Académie des neuf, animée par Benjamin Castaldi.

Depuis novembre 2012, il est vice-président du Fonds de dotation Sœur-Marguerite, dont il est également le cofondateur avec sœur Marguerite et Jacques Séguéla en septembre 2010.

Il prend son premier engagement lors de son service militaire en Algérie, duquel il ressort décoré de la croix de la Valeur militaire. Il lutte alors, dans son propre camp, contre l’usage de la torture par certains membres de l’Armée française puis, libéré de ses obligations militaires, sauve plusieurs familles de harkis rapatriés en France et les accueille en Lozère à l'aide de l'association « Villages du renouveau ».

En 1990, il publie L'honneur est sauf, livre dans lequel il dénonce la torture pendant la guerre d'Algérie.

En 2009, après la sortie du livre Mon dernier round du général Marcel Bigeard, l'abbé de la Morandais, interviewé sur le site officiel de l'émission Les enfants d'Abraham, affirme : « le général se baptise lui-même con glorieux : con, oui ; glorieux, pas vraiment. », se justifiant : « alors que j'étais sous-lieutenant en Algérie, j'ai été témoin des méthodes qu'il employait : la torture pour obtenir des renseignements. »

Le 21 janvier 2002, il célèbre la messe d'hommage au roi Louis XVI en la chapelle expiatoire. En avril 2011, il affirme être sympathisant légitimiste : « J’aime bien le Prince Louis de Bourbon, je suis un peu monarchiste de cœur ».

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Alain Maillard de La Morandais | World in Stories