Alain Finkielkraut, né le 30 juin 1949 à Paris, est un essayiste, écrivain polémiste, enseignant de philosophie, producteur de radio et académicien français.
Dès 1979, il est l'auteur de nombreuses publications et intervient fréquemment dans l'espace médiatique français, notamment via son émission Répliques sur France Culture. Ses commentaires sur l'actualité sont régulièrement à l'origine de controverses et de polémiques.
Il s'est engagé dans le mouvement de mai 68 avant de rejoindre la « nouvelle philosophie » dans les années 1970. Devenu un intellectuel familier du public au cours des années 1980, il développe alors une réflexion propre sur l'identité, la mémoire et l'intégration par l'école. Dans ce contexte, il s'est exprimé sur des questions politiques comme la judéité, le nationalisme, la colonisation, le sionisme, la notion d'identité, l'antisémitisme et le racisme, sur le multiculturalisme, sur le système éducatif français, ou encore sur les guerres de Yougoslavie — prises de positions qui ont parfois fait l'objet de vives controverses.
Il est officier de la Légion d'honneur depuis 2009 et lauréat de nombreux prix pour ses essais.
Alain Luc Finkielkraut naît à Paris le 30 juin 1949 de Daniel et Janka Finkielkraut, réfugiés juifs polonais.
Daniel Finkielkraut, né le 26 octobre 1904 à Varsovie, maroquinier, a quitté la Pologne dans les années 1930 en raison de l'antisémitisme. Après avoir été victime de la rafle du billet vert il est déporté dans le convoi no 5, en date du 28 juin 1942, de Beaune-la-Rolande vers le camp d'extermination nazi d'Auschwitz, où il survit à la Shoah. Les grands-parents paternels d'Alain Finkielkraut, Aron Finkielkraut et Terner Finkielkraut, sont déportés par le convoi no 36, en date du 23 septembre 1942, du Camp de Drancy vers Auschwitz.
Janka, née sous le prénom de Laura dans la ville de Lviv alors polonaise, a survécu à l'extermination de sa famille dans les camps situés en Pologne et s'est d'abord réfugiée en Allemagne, puis à Anvers, en Belgique. Elle adopte définitivement le prénom de « Janka » figurant sur ses faux papiers[source insuffisante]. En 1950, Daniel et Janka Finkielkraut et leur fils unique Alain Luc bénéficient d'une naturalisation collective de l'État français.
Après ses études secondaires, Finkielkraut entre en classes préparatoires au lycée Henri-IV.
Pascal Bruckner, un de ses condisciples, témoigne de l'antimilitarisme de Finkielkraut, qui se serait fait réformer du service militaire par simulation.
Il s'engage dans le mouvement de mai 68 avant de rejoindre la « nouvelle philosophie » dans les années 1970.
En 1969, il est reçu à l'École normale supérieure de Saint-Cloud après avoir raté le concours de la rue d'Ulm.
En 1972, après une maîtrise de philosophie, il est reçu à l'agrégation de lettres modernes (et non à celle de philosophie). Il est ensuite nommé professeur de lettres modernes au lycée technique Paul-Langevin de Beauvais.
De 1976 à 1978, il est assistant-professeur invité à au département de littérature française de l'université de Californie à Berkeley.[réf. nécessaire]
Il enseigne à l'Institut universitaire privé Elie-Wiesel à Paris.[réf. nécessaire]
Il se marie en 1985 avec l'avocate Sylvie Topaloff. La même année, il devient l'animateur de Répliques sur France Culture.
De novembre 1989 à 2014, il exerce comme professeur d'histoire des idées au département humanités et sciences sociales à l'École polytechnique. À la rentrée 2014, Alain Finkielkraut prend sa retraite de l'École polytechnique, où il est remplacé par le philosophe Michaël Fœssel.
En 2000, il cofonde l'Institut d'études lévinassiennes.
Critique médiatisé des réformes du système éducatif français, il est consulté par l'État sur les questions scolaires (il fait notamment partie de la commission Thélot, dont il démissionne par désaccord avec le contenu du rapport final).