Alain Damasio, de son nom de naissance Alain Raymond, né le 1er août 1969 à Lyon, est un écrivain de science-fiction et de fantasy et typoète français. Il choisit son pseudonyme d'écrivain en l'honneur de sa grand-mère, Andrée Damasio. Son domaine de prédilection est l'anticipation politique. Il marie ce genre à des éléments de science-fiction ou de fantasy et décrit des dystopies politiques.
Il est connu pour son ouvrage La Horde du Contrevent, qui remporte le grand prix de l'Imaginaire en 2006. Sa nouvelle « Serf-Made-Man ? ou la créativité discutable de Nolan Peskine », parue dans le recueil Au bal des actifs. Demain le travail, remporte le même prix dans la catégorie « nouvelle francophone » en 2018.
Né Alain Raymond le 1er août 1969 à Lyon d'un père carrossier et d'une mère agrégée d'anglais, Alain Damasio, qui choisit ce patronyme en l'honneur de sa grand-mère Andrée Damasio, obtient un baccalauréat scientifique. Il commence à écrire vers l'âge de vingt ans.
Après une classe préparatoire aux écoles de commerce, il intègre l'ESSEC Business School (ESSEC : école supérieure des sciences économiques et commerciales), dont il est diplômé en 1991.
Il choisit de s'isoler, d'abord dans le massif du Vercors puis à Nonza, en Corse, et ensuite dans les Alpes-de-Haute-Provence, où il participe à la création d'une « Zone d'expérimentation sociale terrestre et enchantée » (ZESTE), l'École des vivants, dans un lieu situé au-dessus du village de Saint-Geniez. Il y anime par exemple dans les années 2020 des stages éco-poétiques avec l’écrivaine Vinciane Despret.
Il est le père de deux filles.
Son premier texte long, vendu à plus de 150 000 exemplaires, La Zone du Dehors, est un roman d’anticipation qui s’intéresse aux sociétés de contrôle sous le modèle démocratique (inspiré des travaux de Michel Foucault et Gilles Deleuze), « dans lesquelles les citoyens se contrôlent mutuellement ».
Son second livre est récompensé par le grand prix de l'Imaginaire 2006 dans la catégorie « roman ». Proche « des épopées philosophiques aux accents révolutionnaires, des univers poétiques balayés par les vents », La Horde du Contrevent, véritable succès public vendu à 400 000 exemplaires, est régulièrement cité dans les « incontournables » de la science-fiction française.
En 2009, il écrit La Rage du sage (essai politique et poétique sur notre époque) pour le single gratuit Memento mori du groupe Sliver.
Alain Damasio scénarise également Windwalkers, une série d'animation tirée de La Horde du Contrevent, avec Jan Kounen à la réalisation et Marc Caro à la direction artistique. Le projet ne voit pas le jour par manque de financement.
Il travaille ensuite sur un roman, Les Furtifs, description d'une « société de contrôle horizontal, où tout le monde contrôle tout le monde via les médias sociaux […] ». » Le roman sort en librairie en avril 2019.
En 2017, il collabore à la réalisation de séquences sonores mensuelles, Man'track, diffusées sur Phaune Radio.
En mars 2021, il publie chez Rageot un court roman jeunesse, Scarlett et Novak, qui explore notre dépendance aux nouvelles technologies.
En 2024, paraît Vallée du Silicium, dans lequel Damasio critique le « technococon », c'est-à-dire la bulle numérique « que va devenir notre Intelligence artificielle personnelle ».
En mai 2018, Alain Damasio est signataire d'une pétition en collaboration avec des personnalités issues du monde de la culture pour boycotter la saison culturelle croisée France-Israël, qui, selon l'objet de la pétition, sert de « vitrine » à l'État d'Israël au détriment du peuple palestinien.
Défenseur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, il fait partie des 15 intellectuels et écrivains à co-signer l'ouvrage collectif Éloge des mauvaises herbes - Ce que nous devons à la ZAD, coordonné par Jade Lindgaard. Sa nouvelle Hyphe…? imagine la ZAD en 2045, dans un monde où les villes ont été vendues aux enchères aux multinationales.
Il est signataire d'une pétition en avril 2019 demandant l'amnistie des gilets jaunes. Il co-signe en mai 2019, parmi 1 400 personnalités du monde de la culture, la tribune « Nous ne sommes pas dupes ! », publiée dans Libération, en soutien au mouvement des Gilets jaunes et affirmant que « les gilets jaunes, c'est nous ».
Dans une tribune publiée le 30 mars 2020 dans Libération, il critique « l'incompétence sanitaire » du gouvernement lors de la gestion de la pandémie de Covid-19, ainsi que la menace d'une surveillance globale à l'aide des nouvelles technologies, notamment de drones et de géolocalisation, dont la police serait le « bras armé ».