Alékos Fassianós (en grec moderne : Αλέκος Φασιανός), né le 13 décembre 1935 à Athènes et mort le 16 janvier 2022, est un peintre, lithographe et poète grec. Il est reconnu internationalement pour ses tableaux figuratifs, représentant de manière mythologique le monde contemporain.
Fils d'un musicien et d'une philologue, et petit-fils d'un prêtre, Alékos Fassianós est né à Athènes. Pendant l'Occupation, il a vécu quelque temps dans un village de la région de Naupacte pour des raisons de sécurité. Après la guerre, il a vécu quelque temps à Livadiá, où sa mère enseignait. Pendant ses années d'études à Athènes, il a fait la connaissance de Leftéris Papadópoulos, de Theo Angelopoulos et de Chrístos Yannarás.
Alékos Fassianós étudié le violon au Conservatoire d’Athènes, puis la peinture à l’École supérieure des Beaux-Arts d’Athènes entre 1956 et 1960, dans l’atelier de Yiánnis Móralis, tout en suivant les cours de Yannis Tsarouchis, qui eut une influence déterminante sur son œuvre. Pendant ses études, il participe pour la première fois à des expositions, collabore avec Tsarouchis, Mínos Argyrákis et l’architecte Aris Konstantinídis, et élargit son cercle de connaissances, qui comprend Odysséas Elýtis, Takis Sinopoulos, Andréas Embiríkos, Kóstas Takhtsís, Eléni Vakaló et d’autres personnalités de l’époque. Sa première exposition personnelle a eu lieu à la galerie A23 d’Athènes.
Il a ensuite suivi des cours de lithographie et de gravure à l’École nationale supérieure des beaux-arts, grâce à une bourse du gouvernement français (1960–1963), dans les ateliers de Pierre-Eugène Clairin et de Georges Dayez. En 1966, il a présenté sa première exposition à Paris. Le succès de celle-ci a marqué le début d’une longue présence de l’artiste sur la scène artistique française, qui s’est étendue sur cinq décennies. Pendant la dictature militaire en Grèce, il a vécu en exil volontaire à Paris.
En France, Fassianós a collaboré de multiples façons avec les écrivains Jean-Marie Drot, Pierre Seghers et Bernard Gheerbrant, avec le photographe et galeriste Paul Facchetti, ainsi qu’avec les éditions Fata Morgana, sur une introduction de Louis Aragon.
Dans les années 1970, il participe aux Biennales de Venise et de São Paulo, élargit ses collaborations et expose à New York, Milan, Genève, Tokyo, etc. Au cours de la décennie suivante, il participe à des expositions majeures telles que la FIAC de 1984 et la Biennale du graphisme de Baden-Baden (1985) ; parallèlement, des expositions rétrospectives consacrées à son œuvre commencent à être mises en place.
Fassianós poursuit sa création artistique au cours des années suivantes, parallèle à une succession de prix et d’expositions rétrospectives.
De 1990 à 1995, Fassianós s'associe avec l'architecte Kyriákos Krókos (el) afin de remodeler un bâtiment du centre-ville d'Athènes des années 70. L'objectif est de transformer cet édifice en un espace d'exposition de ses œuvres et plusieurs espaces d'habitation indépendantes. Le musée Fassianós est ainsi érigé.
En 2000, il réalise des œuvres pour la station Metaxourgeío du métro d’Athènes. Une sculpture est visible devant l’église orthodoxe Saint-Irène à Athènes. Une fresque verticale géante est visible dans le hall de l’hôtel Electra Metropolis à Athènes. Après 2002, il s'est installé à Athènes. Il est resté actif sur la scène artistique jusqu'aux dernières années de sa vie.
Le 13 décembre 2007, un tableau intitulé Le Messager est adjugé 550 701 € à la vente d’art grec de la maison de vente Bonhams à Londres.
Dans ses rapports annuels, le site internet Artprice a mentionné à plusieurs reprises Alékos Fassianós dans la section « Top 500 des artistes par produit des ventes aux enchères ». Fassianós est classé 488ème en 2007 et 356ème en 2009. En 2013, à l'occasion des 150 ans de la maison Bernardaud, une collaboration avec Fassianós donne naissance à un coffret d'assiettes haut de gamme en porcelaine.
Début février 2020, un site internet officiel de l'artiste est créé et mis en ligne.
Il est décédé le 16 janvier 2022, à l'âge de 86 ans.
Collections publiques et privées
Les œuvres d'Alékos Fassianós figurent dans les collections d'institutions et de fondations privées, telles que :
Le Centre national des arts plastiques (CNAP)
Le Musée d'Art moderne de Paris, Paris
Le Mobilier National (Gobelins), Paris