Agnès Pannier-Runacher, née Agnès Runacher le 19 juin 1974 à Paris 12e (France), est une haute fonctionnaire, cadre dirigeante d'entreprise et femme politique française.
Inspectrice générale des finances, puis occupant des postes de direction dans l'administration d'organismes publics, entre 2000 et 2011, elle rejoint ensuite le secteur privé.
Soutien d'Emmanuel Macron dès le lancement d'En marche en 2016, elle fait partie de tous les gouvernements de sa présidence depuis le gouvernement Philippe II jusqu'au gouvernement Lecornu I. Ainsi, de 2018 à 2024, elle occupe plusieurs fonctions ministérielles, successivement au ministère de l'Économie, de la Transition énergétique et de l'Agriculture. Lors des élections législatives anticipées de 2024, elle est élue députée dans le Pas-de-Calais.
Après ces élections, elle rejoint le gouvernement Barnier, reprenant son ancien poste de ministre de la Transition écologique, énergétique, du climat et de la prévention des risques. En décembre 2024, elle est reconduite au sein du gouvernement Bayrou, en tant que ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche. Elle garde ce poste au sein du gouvernement Lecornu I en octobre 2025.
En octobre 2025, elle renonce à revenir au gouvernement, estimant que « les Français attendent une rupture » et qu'elle s'applique à elle-même ce principe.
Elle est députée de la 2e circonscription du Pas-de-Calais depuis le 13 novembre 2025.
Agnès Runacher naît le 19 juin 1974 dans le 12e arrondissement de Paris dans une famille originaire de Marseille. Elle est la fille de Renée-Christine Lassave et de Jean-Michel Runacher, ingénieur diplômé de l'École nationale des ponts et chaussées et ancien cadre dirigeant de la société pétrolière Perenco.
Agnès Runacher est diplômée de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC) en 1995 (cursus Grande École). Élève à Sciences Po Paris, elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (ENA) au sein de la promotion Averroès (1998-2000). À sa sortie de l'ENA, elle devient inspectrice des finances.
Après trois années (2000-2003) à l’Inspection générale des finances, Agnès Pannier-Runacher dirige le cabinet de Rose-Marie Van Lerberghe directrice générale de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris. Concommitemment, elle est administratrice du SAMU social de Paris et de la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.
En 2006, elle devient directrice adjointe de la Caisse des dépôts (CDC), chargée de la stratégie et des finances. Elle est notamment chargée des acquisitions stratégiques, ainsi que du suivi actionnarial des filiales et participations stratégiques de la CDC (Accor, Veolia, Eiffage, Dexia, CNP Assurances, Icade, Transdev…). Elle est ainsi amenée à travailler à la préfiguration du Fonds stratégique d'investissement (FSI). En 2009, elle est nommée directrice exécutive du FSI dès sa création.
Agnès Pannier-Runacher rejoint le secteur privé en décembre 2011, comme directrice de la division "Recherche et développement" de l'équipementier automobile Faurecia Interior Systems.
En janvier 2013, elle retourne à la CDC et devient directrice générale déléguée de la Compagnie des Alpes, dont la CDC est actionnaire.
Elle est également administratrice indépendante et présidente du comité d’audit du groupe de services maritimes, Bourbon, de 2010 à 2018. Elle occupe des fonctions similaires au sein du groupe Elis. Elle est également membre du conseil consultatif de l'association d'entrepreneuriat social Ashoka France, de la fondation Grameen Crédit Agricole, et du think tank Observatoire de l'immatériel (2018).
Elle met fin à ces mandats lors de sa nomination comme secrétaire d’État, sa rémunération annuelle passe alors de plus de 500 000 € à 115 000 € bruts.
Elle rejoint En marche en 2016, sans expérience politique auparavant, et fait partie des premiers soutiens d'Emmanuel Macron lors de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2017. Elle milite à La République en Marche dans le 16e arrondissement de Paris, où elle est référente locale. Elle fait partie de la commission d'investiture des candidats aux élections législatives de 2017.
En 2020, elle devient un des fondateurs de Territoires de progrès, parti politique se réclamant de « l'aile gauche » du macronisme, sans pour autant quitter le parti présidentiel. Elle se qualifie « de gauche ». Elle quitte cependant Territoires de progrès début 2025 pour ne plus appartenir qu'à Renaissance.
Aux élections municipales de 2020, elle est candidate dans le 16e arrondissement de Paris, en septième position sur la liste LREM. La liste est battue au second tour avec 23,8 % des voix.
En 2021, aux élections régionales, elle candidate pour la tête de liste LREM en Île-de-France mais est finalement candidate, en dernière position, pour le Pas-de-Calais sur la liste de Laurent Pietraszewski dans la région Hauts-de-France. La liste LREM est éliminée au premier tour avec 9,13 % des suffrages, Agnès Pannier-Runacher obtient pour sa part un score de 8,67 % dans le Pas-de-Calais.