Ce Jour-là

Adolphe Quetelet

Astronome, mathématicien et statisticien belge

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Adolphe Quetelet (/kətˈlɛ/), de son nom complet Lambert Adolphe Jacques Quetelet, né à Gand le 22 février 1796 et mort à Bruxelles le 17 février 1874, est un mathématicien, astronome, naturaliste et statisticien belge, précurseur de la Démographie et fondateur de l'observatoire royal de Belgique.

Poète à ses heures, il fut membre de la Société de littérature de Bruxelles et plus tard membre-fondateur de la Société des douze.

Adolphe Quetelet, né à Gand le 22 février 1796, est le fils de François Quetelet et d'Anne-Françoise Van de Velde. Il est d'origine française par son père né en 1750 à Ham, en Picardie, qui fut d'abord durant dix ans secrétaire de lord Caher, puis franc-mercier à Gand dont il devint bourgeois en 1790 et enfin sous la République française administrateur municipal, mort en 1803. Son père avait épousé en 1791 à Saint-Bavon Anne-Françoise Van de Velde, qui était originaire de Wavre, dans le duché de Brabant, où elle était née en 1766. Veuve, elle épousa à Gand le 2 août 1806 en secondes noces le cuisinier puis quincaillier Stanislas Lannuyer, originaire de Creil, dans l'Oise. Elle mourra à Bruxelles en 1848. Mélanie Lannuyer, née à Gand, issue du second mariage d'Anne Françoise Van de Velde, épousera à Bruxelles en 1833 le peintre Jean-Baptiste Madou.

Adolphe Quetelet épouse à Bruxelles le 20 septembre 1824 Cécile Curtet, née le 1er novembre 1801 à Bruxelles et y décédée le 20 mars 1858, fille du médecin français Antoine Curtet et de son épouse Barbe-Marie-Josèphe Van Mons (° Bruxelles 1776 - + Bruxelles 1819), la sœur du savant Jean-Baptiste Van Mons. Du mariage d'Adolphe naîtront Ernest Adolphe François Quetelet, né en 1825 à Bruxelles qui épousera à Schaerbeek en 1869 Cédonie Lecaille, de Marbais, ainsi que Marie Isaure Quetelet, née en 1826 à Bruxelles, qui épousera l'artiste peintre Paul Jean Charles Clays, né en 1817 à Bruges, qui résidait à la rue Royale à Bruxelles.

Il fait ses études secondaires au lycée de Gand. Il débute ensuite une carrière dans l'enseignement. En 1814, il est nommé professeur de mathématiques au Collège de Gand. Il est ensuite reçu docteur en sciences mathématiques à l'université de Gand en 1819 pour une thèse sur la théorie des sections coniques et est nommé la même année professeur de mathématiques à l'Athénée Royal de Bruxelles.

Il se spécialise ensuite dans l'astronomie. En 1823, il visite l'Observatoire de Paris où il rencontre François Arago et Alexis Bouvard. Il est influencé par Laplace, Poisson, ainsi que Fourier et Villermé avec qui il étudie la statistique qu'il élèvera au rang de science.

Membre fondateur de la première Société des douze en 1824, il privilégie une action légaliste, par le développement des sciences, pour agir en fonction du Sud du royaume, qui deviendra la Belgique.

En 1828, il réussit à persuader les autorités et à lever des fonds publics et privés pour créer à Bruxelles un observatoire qu'il dirige à partir de 1832. Pendant la révolution belge de 1830, il visite les observatoires italiens. En 1834, il devient secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique.

En 1836, alors que réseau ferré se développe rapidement, le gouvernement belge le charge de mettre en place une quarantaine de méridiennes réparties sur tout le territoire afin de synchroniser la marche du temps dans le royaume. Il en fera rapport au ministre de l'intérieur dans un complément au Moniteur belge du 10 février 1839. Une dizaine de méridiennes, dont certaines sont encore fonctionnelles aujourd'hui, ont été réalisées.

Adolphe Quetelet crée plusieurs sociétés et journaux de statistique, dont les Transactions of the Statistical Society of London en 1837. Il est particulièrement impliqué dans la création d'une coopération internationale entre statisticiens.

Il préside le premier congrès international de statistique qui se tient à Bruxelles en 1853. La même année, il participe à la Première conférence maritime internationale à Bruxelles visant à favoriser les échanges de données météorologiques. Cette coopération débouche sur l’Organisation météorologique internationale en 1873.

Il était correspondant ou membre de nombreuses sociétés scientifiques, littéraires et artistiques.

À la suite de son décès à Bruxelles le 17 février 1874 à l'Observatoire royal, ses funérailles avec les honneurs militaires sont célébrées à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles le 20 février 1874. Il est inhumé au cimetière de Bruxelles.

Quetelet fonde l’approche différentielle en psychologie. Avec Francis Galton, il montre que les différences entre les individus se répartissent habituellement selon la courbe de Gauss. Le caractère mesuré est expliqué par la rencontre d’un très grand nombre de facteurs simples répartis dans la population selon les lois de la probabilité.

Il est l'auteur avec Dandelin des théorèmes qui relient les définitions de coniques (sections planes d'un cône) avec celle d'ellipse (hyperbole), ensemble des points dont la somme (différence) des distances à deux points fixes est constante, ainsi que celle des trois coniques définies comme ensemble des points dont le rapport des distances à un point (foyer) et une droite (directrice) est une constante appelée excentricité. Ces théorèmes sont connus aussi sous l'appellation de « théorèmes belges ».

Quetelet est le premier à utiliser la courbe normale autrement que comme répartition d'erreurs, entre autres dans des méthodes de moindres carrés.

Dans Sur l'homme et le développement de ses facultés, essai d'une physique sociale, Quetelet présente sa conception de « l'homme moyen » comme valeur centrale autour de laquelle les mesures d'une caractéristique humaine sont groupées suivant une courbe normale. L'homme moyen est une réalité sui generis, différente des individus. Quetelet s'oppose ainsi au nominalisme de Guillaume d'Ockham. Quetelet distingue trois types de moyennes, reprises par Alphonse Bertillon : la moyenne objective, qui correspond à un objet réel, soumis à un certain nombre de mesures ; la moyenne subjective, résultat du calcul d’une tendance centrale, dans le cas où la distribution obéit à la loi binomiale (courbe de Gauss) ; le troisième cas, qui ne mérite pas vraiment le nom de moyenne, s’appelle moyenne arithmétique, afin de marquer le fait que c’est une pure fiction, n’obéissant pas à la loi binomiale (la hauteur des toits d’une rue), ne justifiant pas la création d’un type moyen.

A l'Exposition universelle de 1851 à Londres, il regrette le manque de liaisons entre démographes, et, avec ses amis William Farr (1807-1883) et Charles Babbage (1791-1871), il met sur pied un congrès international de statistique où seront discutées toutes les questions sur la statistique et la population. Le premier congrès se tient à Bruxelles en 1853 avec 250 participants belges et étrangers, et est suivi de huit autres, tous les deux ou trois ans.

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