Ce Jour-là

Abdrabbo Mansour Hadi

Homme d'État yéménite

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Abdrabbo Mansour Hadi (arabe : عبدربه منصور هادي prononciation yéménite : [ˈʕæ.bed ˈrɑb.bu mænˈsˤuːr ˈhæːdi]), né le 1er septembre 1945 à Dhoukaïn (gouvernorat d'Abyan) et mort le 28 mai 2026 à Riyad (Arabie saoudite), est un maréchal et homme d'État yéménite, vice-président de 1994 à 2012 puis président de la république du Yémen de 2012 à 2022.

Abdrabbo Mansour Hadi naît en mai 1945 à Dhoukaïn, village situé dans le gouvernorat d'Abyan.

Il est diplômé dans une académie militaire yéménite après avoir obtenu une bourse pour pouvoir étudier au Royaume-Uni. Il parle couramment l'anglais.

Puis il obtient une autre bourse pour pouvoir étudier en Égypte pendant six ans. Abd Rab Mansour Hadi a ensuite passé quatre ans dans une académie militaire en Union soviétique. De retour au Yémen du Sud, il occupa plusieurs postes clés dans l'armée jusqu'en 1986 lorsqu'il fuit au Yémen du Nord, précisément à Sanaa avec le président Ali Nasser Mohamed.

En mai 1994, il est nommé ministre de la Défense par le Conseil présidentiel.

Abdrabbo Mansour Hadi devint vice-président le 3 octobre 1994 après la démission du vice-président Ali Salem al-Beidh qui démissionna en devenant le chef des séparatistes du sud. Le 23 novembre 2011, il quitte son poste, étant devenu président à la suite de la Révolution yéménite de 2011.

Vice-président de la république du Yémen du 3 octobre 1994 au 25 février 2012, Abdrabbo Mansour Hadi est nommé président par intérim le 4 juin 2011 dans le cadre de la révolution yéménite, après qu'Ali Abdallah Saleh a été blessé dans une attaque contre la mosquée al-Nahdin du palais présidentiel. Saleh demeure néanmoins le président de la République en titre et reprend ses activités le 23 septembre 2011. Cependant, Hadi ne se rend pas au palais présidentiel, qui est alors occupé par le propre fils du président, Ahmed Ali Abdallah Saleh, tandis que le clan Saleh continue de contrôler de facto le gouvernement.

Pour mettre fin aux troubles, des négociations sont menées sous la direction du Conseil de coopération du Golfe. Elles aboutissent le 23 novembre 2011 à la signature d'un accord, en Arabie saoudite. Le plan de Riyad prévoit le départ du président Saleh au profit de Hadi, en échange de l'immunité complète pour le chef d'État sortant et tous ses proches. Au terme de trois mois de partage de pouvoir, le maréchal Hadi doit être élu pour une période de transition de deux ans, jusqu'à des élections générales planifiées pour 2014. Saleh devient donc président honoraire, et Hadi président par intérim, jusqu'à l'élection de 2012. Il est alors considéré comme un « homme de consensus ».

Le 21 février 2012, seul candidat lors de la première élection présidentielle au suffrage universel de l'histoire du pays, Hadi est élu président de la République avec 99,8 % des voix et une participation de 65 % de la population pour un mandat transitoire de deux ans. Le 25 février 2012, il prête serment devant le Parlement et la passation de pouvoir avec Ali Abdallah Saleh a lieu le 27 du même mois.

Le 11 septembre 2012, il décide de limoger plusieurs hauts responsables des services de sécurité considérés comme loyaux à l'ancien chef de l'État Ali Abdallah Saleh.

En janvier 2014, son mandat est prorogé jusqu'en février 2015.

Le 20 janvier 2015, au début de la guerre civile, les rebelles Houthis prennent le palais présidentiel. Le lendemain, il signe un accord avec les Houthis sur l'amendement du projet de Constitution qui devait être présenté et sur la représentation des Houthis et des autres factions dans le gouvernement. Le conseiller du président, Ahmed Awad ben Moubarak, doit également être libéré.

Le 22 janvier 2015, il présente sa démission après que les Houthis eurent réclamé qu'un de leurs membres soit nommé comme vice-président. Sa démission est rejetée par le président du Parlement, Yahya Ali al-Raie. Les Houthis proposent alors de mettre en place un Conseil présidentiel composé de l'armée, des forces de sécurité, des comités populaires et des « composantes révolutionnaires et politiques ».

Sa démission devait être confirmée par un vote du Parlement initialement prévu pour le 25 janvier 2015 puis reporté.

Le 31 janvier 2015, alors qu'il a été placé en résidence surveillée par les Houthis, il annonce refuser de renoncer à sa démission « sous la menace des armes ».

Le 21 février 2015 après que la démission a été refusée par le Parlement et alors qu'il était en résidence surveillée à Sanaa, il prend la fuite vers Aden, ville du sud du pays et devenue par la suite capitale de facto. Il déclare qu'il demeure le président en exercice, après avoir renoncé à démissionner, et déclare que les actions des Houthis étaient « nulles et non avenues ». Le jour-même, il déclare vouloir déplacer le dialogue à Aden. Le lendemain 22 février, il rencontre des dirigeants politiques et militaires du sud du pays.

Le 24 février 2015, dans une lettre adressée au Parlement, il renonce officiellement à démissionner. Le jour-même, il demande aux membres du gouvernement démissionnaire de le rejoindre à Aden. En réaction, les Houthis le qualifient de « fugitif » et promettent de le juger. Cette décision est rejetée par les Houthis, alors qu'elle fait l'objet de nombreuses interprétations juridiques.

Le 7 mars 2015, il annonce avoir fui Sanaa en passant par un tunnel situé dans sa résidence. Au même moment, les Houthis promettent 93 000 dollars pour sa capture. Le 25 mars 2015, son entourage annonce qu'il a quitté Aden, où les Houthis progressent, sans indiquer où il a trouvé refuge. Il se rend finalement en Arabie saoudite, sous l'escorte des Forces armées saoudiennes.

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