Abdelaziz Bennani, né en 1939 à Fès (protectorat français au Maroc) et mort le 26 août 2026 à Casablanca (Maroc), est un avocat marocain, membre du barreau de Casablanca, et militant des droits de l'homme. Il a été membre de l'Instance équité et réconciliation.
En 1959, il obtient le baccalauréat après des études au lycée Moulay Driss, à Fès.
En 1963, il obtient une licence en droit public après des études à la faculté de droit à Rabat.
En 1965, il devient membre du barreau de Casablanca.
Il a été secrétaire général de la section de Rabat de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), membre du comité exécutif de cette organisation estudiantine de 1959 à 1964.
Activités de plaidoyer dans le cadre professionnel
Dès ses débuts dans la profession, il a fait partie des collectifs de défense dans les procès d’opinion ou à caractère politique (par exemple : événements du 23 mars 1965, Omar Benjelloun en 1966, Ali Yata et autres membres du PLS interdit à la fin des années 1960, procès de Marrakech en 1971, Skhirat en 1971, militants de la gauche révolutionnaire en 1971-1972, Abdessalam Yassine des années plus tard, etc.), ou encore en lien avec la presse (L'Opinion, Al Alam, Al Mouharrir, Libération, Ittihad al-ichtiraki, etc.).
Il a été le coordinateur de la première organisation des jeunes avocats à Casablanca en 1967.
Il a été membre, puis vice-président de l'Association internationale des jeunes avocats (AIJA) de 1967 à 1980, avant de devenir membre de l'Union internationale des avocats (UIA) dans les années 1980.
Il a adhéré à l'Union nationale des forces populaires (UNFP) à sa création en 1959.
Il est devenu secrétaire de son organisation de jeunesse à compter de 1967, puis secrétaire régional à Casablanca et membre de la commission administrative de juillet 1972 à janvier 1975.
Il est rapporteur politique du Congrès constitutif de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) en janvier 1975 (rapport non présenté), secrétaire régional à Casablanca de l'USFP de 1975 à 1977.
Après avoir commencé à geler ses activités partisanes dès la fin des années 1970, il démissionne officiellement de l’USFP en 1993.
Arrêté à son cabinet le 19 mars 1973, mesure suivie d’une perquisition par la police, en l’absence du bâtonnier, détenu au secret à Derb Moulay Cherif, avant de réapparaître avec ses camarades à la prison centrale de Kénitra
Poursuivi « pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État », acquitté en août 1973, mais aussitôt détenu dans le camp militaire de Témara durant huit mois
Détenu de nouveau à la prison centrale de Kénitra dans le cadre de nouvelles poursuites pour « complot contre le prince héritier »
Libéré le 10 mai 1974 en cours d’instruction et acquitté par la chambre criminelle de la cour d’appel de Rabat, début décembre 1976
Membre de la Commission des libertés, animée par Abderrahman Youssoufi en 1987 et créée en vue de la création d’une organisation pluraliste et indépendante des droits de l'homme