Abdallah Naaman (en arabe : عبد الله نعمان) est un écrivain libanais d'expressions arabe et française.
Né le 27 décembre 1947 à Beyrouth dans une famille d'intellectuels, Abdallah Naaman est un écrivain bilingue (arabe/français), formé à l'Université libanaise de Beyrouth (Liban) et à l'Université Nancy-II (France). Diplômé en psychologie (1970), licencié ès lettres (1970), maître en linguistique (1971), docteur ès lettres (1975). Il vit à Paris depuis 1974.
Abdallah Naaman est le fils de Mitri Naaman (1912-1994), poète, écrivain, directeur d'imprimerie et éditeur, chevalier des Arts et des Lettres (France, 1989), chevalier du Mérite (Liban, 1985), traducteur en langue arabe de plusieurs œuvres d'André Malraux, André Maurois et Georges Bernanos ; et d'Angélique Bacha (1925-2000). Marié à Paris, le 22 avril 1983, à la juriste Hana Samadi (née à Beyrouth le 28 juin 1948), il est le père de la journaliste Rouba Naaman-Beauvais, née à Paris le 20 juin 1984.
Son oncle Nicolas Naaman (1911-1982), est membre de la Société des missionnaires de Saint Paul, ordonné prêtre en 1937, directeur des études au collège patriarcal de Damas (1937-1945), directeur du collège patriarcal de Beyrouth (1957-1959), vicaire épiscopal (1959-1967) puis métropolite de l’Église grecque-melkite-catholique du diocèse du Hauran (1967-1982). Titulaire de plusieurs décorations. Le 3 janvier 1949, il reçoit les Palmes académiques des mains de Georges Bidault (1899-1983), ancien Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de France. Il a publié trois essais de spiritualité (en français) et une série de manuels scolaires (en arabe) qu'il a refusé de signer par humilité.
Abdallah Naaman partage sa vie entre l'enseignement, l'édition, la diplomatie et l'écriture. Secrétaire de rédaction (1966-1969) puis directeur (1972-1974) des Éditions Publitec (Beyrouth), assistant de langue et de civilisation arabes à l'Université Nancy-II (1969-1972), professeur d'arabe au lycée Georges-de-La-Tour, Nancy (1971-1972), professeur de littérature française au lycée de la Sagesse, Beyrouth (1972-1974), conseiller culturel près l'ambassade du Liban à Paris (1974-2015). En cette qualité, il est membre du conseil d'administration de l'Association culturelle franco-libanaise et de la Fondation-Maison du Liban à la Cité internationale universitaire de Paris, représentant du Liban aux instances de l'Institut du monde arabe, membre des délégations libanaises à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) et à l'Organisation des Nations-Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).
Il s'intéresse également à l'anthropologie, à l'histoire et à la généalogie.
200 études et articles publiés (en arabe et en français) dans la presse libanaise (al-Nahâr, al-Safîr, al-Jarida, Lissan’ al-Hal, al-Safa, Al-Mowâtin, L'Orient-Le Jour, L'Orient-Express, Magazine, Ma'haduna, al-Hayât, Sawt al-Tullâb, al-Tilighraf, al-Masrah, al-Hiwâr, al-Mawâsim, Siyâsa wa stratîjiyya, Jamâluki), syrienne (al-Dâd, al-Fursân), égyptienne (al-Ahrâm), française (Le Monde, Arabies, Lettres et cultures de langue française, France Pays-Arabes, La Sape, La Lettre du Golfe, Bulletin de Saint-Julien-le-Pauvre, al-Jil), canadienne (Présence francophone, Année francophone internationale), australienne (al-Nahâr) et polynésienne (Loubnan), dont une dizaine sous le pseudonyme Ghassan Abou Richa.
A collaboré à la rédaction de plusieurs encyclopédies[source secondaire nécessaire] et ouvrages collectifs.
Le Silence de la mer de Jean Bruller, dit Vercors (1968).
Histoire de la presse de Pierre Albert et Fernand Terrou (1972).
La Musique arabe de Simon Jargy (1972).
Démocratie française de Valéry Giscard d'Estaing (1977).
Autres activités et centres d'intérêt
Poète en dilettante, dix de ses textes ont été mis en musique et chantés par le ténor Georges Chalfoun, dit Valdarno (1927-2019), sous le titre Un balcon sur la mer (2000).
Administrateur-responsable et membre (de 1980 à 2014) du jury du prix littéraire France-Liban décerné à Paris par l'Association des écrivains de langue française (Adelf). Parmi les principaux récipiendaires : Adel Ismaïl (1981), Ghassan Tuéni (1985), Amin Maalouf (1986), Charles Hélou (1987), Andrée Chedid (1989), Ghassan Salamé (1996), Samir Kassir (2005) et Camille Aboussouan (2010).
Membre-fondateur de plusieurs associations universitaires et culturelles libanaises, arabes, françaises et canadiennes.
Membre du Jury de la Triennale internationale d'art contemporain (Paris, 2002).
Membre du jury de plusieurs thèses de doctorat soutenues devant les universités et les grandes écoles françaises.