L'année 1952 est une année bissextile qui commence un mardi.
17 janvier : désordres en Tunisie contre les autorités françaises (1952-1954).
6 février : mort du roi George VI du Royaume-Uni ; sa fille lui succède sur le trône sous le nom d’Élisabeth II.
18 février : la Grèce et la Turquie entrent dans l’OTAN.
20 au 25 février : conférence de Lisbonne réunie pour arrêter le programme de réarmement de l’OTAN.
9 avril : début de la révolution des forces de gauche en Bolivie (1952-1964).
23 juillet : début de la Révolution égyptienne.
10 septembre : la République fédérale d’Allemagne et l’État d’Israël signent à Luxembourg l’accord sur les réparations allemandes en faveur d’Israël.
20 octobre : état d’urgence au Kenya ; début de la répression de la révolte des Mau Mau.
10 novembre : démission du secrétaire général de l’ONU, Trygve Lie.
12 décembre : congrès mondial des peuples pour la Paix, à Vienne, par le Conseil mondial de la paix.
17 janvier, Tunisie : émeutes à Bizerte à la suite de l’interdiction du congrès du Néo-Destour. Le résident général Jean de Hauteclocque fait arrêter Bourguiba et les leaders du Néo-Destour le 18. L’UGTT déclenche une grève générale (22 janvier). En réplique, la Légion étrangère ratisse le cap Bon (28 janvier-1er février). Le résident exige de Lamine Bey la démission du gouvernement auquel participe le Néo-Destour. Le bey n’obéissant pas, le résident fait arrêter le Premier ministre Chenik et trois autres ministres le 26 mars. Le 28 mars, Lamine Bey signe le décret nommant Slaheddine Baccouche comme grand vizir. Une vague d’arrestations déferle sur le pays. Les nationalistes prennent le maquis (fellagas) et leur terrorisme affronte le terrorisme d’organisations secrètes européennes (la Main Rouge).
26 juillet et 24 août, Kenya : Jomo Kenyatta dénonce lors de meetings publics à Nyeri et à Kiambu la révolte des Mau Mau (Kenya Land and Freedom Army), secte politico-religieuse qui s’oppose par la terreur à la présence des Blancs, provoquée par l’inégalité dans la répartition des terres et des charges au début de l’année. Le 17 août, le gouverneur par intérim remet un rapport au Colonial Office dénonçant la gravité de la situation au Kenya.
9 septembre : dans une lettre adressée au président Vincent Auriol, le bey de Tunis rejette le plan de réformes politiques proposé par la France.
15 septembre : l’Érythrée musulmane, colonie italienne depuis 1890, est fédérée à l’Éthiopie, chrétienne copte, en tant que région autonome à la suite d’une décision de l’ONU de 1950.
20 octobre : l’état d’urgence est proclamé au Kenya. Le leader nationaliste Jomo Kenyatta est emprisonné (1952-1961). Répression violente par les Britanniques, qui provoque environ 15 000 morts (1952-1955).
5 décembre : le secrétaire de l’Union générale tunisienne du travail, Farhat Hached, est assassiné par la Main Rouge avec la complicité de la police. Le bey refuse de collaborer avec le résident général et engage une grève du sceau.
7 - 8 décembre : graves émeutes de Casablanca, au Maroc à la nouvelle de l’assassinat de Farhat Hached. Le résident général dissout l’Istiqlal et en arrête les chefs.