L'année 1858 est une année commune qui commence un vendredi.
13 février : les explorateurs britannique John Hanning Speke et Richard Francis Burton atteignent le Lac Tanganyika à Ujiji.
18 février : première constitution ségrégationniste du Transvaal.
19 mars : reprise de la guerre entre les Boers de l’État libre d'Orange et les Basotho (Senekal's War en 1858, puis Seqiti War en 1865-1868).
14 mai : une expédition conduite par David Livingstone, partie de Liverpool le 10 mars pour explorer le Zambèze, atteint les bouches du fleuve (fin en 1864).
20 mai : en Mauritanie, le général français Faidherbe, gouverneur du Sénégal impose la souveraineté française aux tribus Trarza qui contrôlaient les escales du bas Sénégal et rançonnaient les commerçants.
9 juin, Cameroun : Alfred Saker fonde de la ville de Victoria. Le 23 août, les Britanniques signent un traité avec roi William de Bimbia. Une cour d’équité est installée.
24 juin : Napoléon III supprime le Gouvernement général de l’Algérie et le remplace par un ministère de l’Algérie et des Colonies confié à son cousin, Jérôme Napoléon, qui tente quelques réformes dont certaines auraient dû aboutir à une politique d’assimilation, mais se heurte, sur de nombreux points, aux militaires et donne sa démission en 1859.
3 août : l’explorateur britannique John Hanning Speke, en recherchant les sources du Nil découvre le lac Victoria en Afrique orientale mais ne pénètre pas dans les terres.
5 août : un décret modifie le régime de la propriété privée en Égypte. Il abolit le monopole d’État sur le sol et donnera naissance à une classe de propriétaires terriens puissants. Par ailleurs, les carrières d’officiers supérieurs sont ouvertes aux Égyptiens : désormais, l’armée sera le vivier d’officiers nationalistes.
9 août : le maréchal Jacques Louis Randon démissionne de son poste de gouverneur de l’Algérie. Le poste est supprimé le 31 août jusqu’en 1860. Le même jour, le général de Mac-Mahon est nommé commandant en chef des forces de terre et de mer de l’Algérie.
30 août : un conseil municipal est réuni à Tunis avec pour mission l’élaboration de réformes politiques et administratives. Parmi ses membres, Kheireddine Pacha, un réformateur qui a voyagé en Europe mais qui se réfère plus volontiers à l’expérience démocratique connue sous le gouvernement du prophète.
27 octobre : décret centralisant à Paris l’administration de l’Algérie et attribuant aux préfets les pouvoirs que détenait le gouverneur général.
15 décembre : Ferdinand de Lesseps crée la Compagnie universelle du canal maritime de Suez ; la France détient la moitié du capital, le khédive d’Égypte 44 %.
Mort de Ghézo, roi d’Abomey. Au cours de son règne, il a reformé l’administration et introduit de nouvelles cultures, sentant que le trafic des esclaves était condamné à terme. Début du règne de Glèlè (fin en 1889). Il se dresse contre l’influence française au Dahomey.
Début du règne de Mohammed Abou Sekkine, mbang du Baguirmi (1858-1870 et 1874-1884).
Début du règne d’Ali, fils de Mohammed Chérif, sultan du Ouadaï (fin en 1874). Sous son règne le Ouadaï recouvre sa richesse et sa prospérité. Dès son avènement, Ali fait crever les yeux de ses frères. Il rétablit la paix intérieure, puis s’efforce d’assurer la sécurité des voies de communication avec la Cyrénaïque et la vallée du Nil. Ali multiplie les conquêtes politiques et militaires dans toutes les directions, étend son autorité sur le Dar Runga et le Dar Rachid, puis sur le mbang du Baguirmi à qui il impose un tribut annuel (1870) et l’Ennedi.
11 janvier, Mexique : démission de Ignacio Comonfort. Benito Juárez, président de la Cour Suprême, devient le premier président mexicain d’origine indienne. Libéral, il suspend les dettes extérieures contractées par les gouvernements précédents. La France, la Grande-Bretagne et l’Espagne décident d’agir conjointement pour protéger leurs investissements.