Cette page concerne l'année 1795 du calendrier grégorien.
An III et an IV du calendrier républicain.
Hausse des prix. Inflation. L’assignat s’échange contre du métal à 8 % de la valeur inscrite sur le billet en mars. Au printemps, la crise de subsistance fait craindre une journée populaire à Paris. La récolte médiocre enchérit encore le pain à l’automne. Les thermidoriens prennent des mesures : la vente publique sur le marché est rendue obligatoire (22 juillet). Les districts reçoivent l’autorisation de réquisitionner (18 août).
8 janvier : passage du Waal. Aux Pays-Bas, les Français traversent les rivières gelées (la Meuse le 27 décembre 1795, le Waal et le Lek le 15 janvier).
10 janvier : institution de la fête du 21 janvier, anniversaire de la mort de Louis XVI.
17 janvier : les troupes françaises prennent Utrecht et Arnhem.
19 janvier (30 nivôse) : Le ténor et compositeur Pierre Gaveaux interprète pour la première fois devant les membres de la section Guillaume Tell Le réveil du peuple chant qui devient l'hymne de la Jeunesse dorée muscadine.
20 janvier : Pichegru entre à Amsterdam.
21 janvier : la cavalerie française s’empare de la flotte néerlandaise prise par les glaces du Helder.
21-31 janvier : occupation de Rotterdam (21 janvier), de La Haye (23 janvier), de Berg-op-Zoom et de Zwoll (30,31 janvier).
3 février : prise de Roses par Pérignon après soixante-dix jours de siège.
8 février : la Convention décrète que les honneurs du Panthéon ne seront plus décernés à aucun citoyen que dix ans après sa mort ; ce décret ayant effet rétroactif, le 26 février, les restes de Marat, Lepelletier et Chalier sont extraits du Panthéon
9 février : traité de paix entre la France et la Toscane.
17 février (29 Pluviôse an III) : accord de La Jaunaye entre Ruelle et Charette suspendant la guerre de Vendée. Liberté religieuse.
21 février (3 Ventôse an III) :
rétablissement de la liberté de culte sur le rapport de Boissy d'Anglas. Remise en activité des églises non encore aliénées comme biens nationaux.
décret qui divise la ville de Paris en douze arrondissements ou municipalités. Cette mesure, en rompant l'unité de la Commune, porte un coup fatal aux factions qui avaient dominé la Convention et la capitale.
25 février (7 Ventôse an III) : création des Écoles centrales pour remplacer les anciens collèges religieux et les facultés des arts des universités.