L'année 1784 est une année bissextile qui commence un jeudi.
14 janvier : ratification par le Congrès des États-Unis du premier traité de paix entre les États-Unis et la Grande-Bretagne.
15 janvier : création de l’Asiatic Society of Bengal à Calcutta par l’orientaliste Sir William Jones, qui donne une interprétation classique de la civilisation ancienne de l’Inde comparable à celle de la Grèce. Cet âge d’Or de la civilisation hindoue aurait été détruite par les invasions musulmanes.
29 janvier : prise de Mangalore par le sultan du Mysore Tippoo-Sahib.
11 mars, Inde : traité de Mangalore entre les Britanniques et Mysore, défavorable à la Compagnie. La conséquence en est le départ de Warren Hastings (février 1785) et une réorganisation de l’Inde britannique. Charles Cornwallis est nommé gouverneur général (1786).
29 avril - 11 décembre, Indes néerlandaises : expédition de la VOC contre le sultan de Riouw.
17 - 18 juin : une escadre française commandée par l'amiral Marigny détruit le fort portugais de Cabinda en Angola. Le 30 janvier 1786, la convention du Prado, sous la médiation de l'Espagne, règle le litige entre la France et le Portugal.
19, 25 et 29 juillet : tremblements de terre à Saint-Domingue.
1er juillet : convention de Versailles. Saint-Barthélemy, aux Antilles, devient suédoise (fin en 1877).
13 août : India Act, de William Pitt le Jeune, plaçant les acquisitions indiennes sous l’autorité du Parlement britannique.
16 août, Canada : les loyalistes installés au nord de la Nouvelle-Écosse obtiennent l’autorisation de former, sous l’autorité d’un gouvernement, d’un Conseil et d’une assemblée élue, la province du Nouveau-Brunswick. L’île du Cap-Breton reçoit une administration séparée de celle de la Nouvelle-Écosse.
28 août : tremblement de terre à Saint-Domingue.
22 septembre : Grigori Ivanovitch Chelikhov fonde la première colonie russe permanente du continent américain sur l'île Kodiak en Alaska.
Octobre : l'escadre vénitienne de l'amiral Angelo Emo bombarde Sousse.
4 décembre : en Inde, le chef marathe Mahdaji Sindhia profite de la situation confuse pour se faire accorder par l’empereur moghol le titre de « grand régent » (wakil-i mutlaq). Il est de fait le détenteur du pouvoir ; il confie au général Benoît de Boigne, un Savoyard, le soin de moderniser et de diriger son armée. Celui-ci défait successivement plusieurs rajahs rajputs, puis des chefs marathes. Mahadji Sindhia domine alors l’Inde du Nord. Il meurt en 1795.
11 décembre : tremblement de terre à Saint-Domingue.
Début du règne de Abd er-Rhamane Gaourang, mbang du Baguirmi (fin en 1806). Il attaque le Ouadaï, mais des troubles éclatent au Baguirmi et ses vassaux boulala révoltés feront appel à Saboun, souverain du Ouadaï, qui en profite pour s’emparer du Baguirmi en 1806.
Mort du chef Peul Ibrahima Sori Maoudo, suivie par l’anarchie. L’État Peul du Fouta-Djalon devient une confédération groupant neuf provinces. Le titre d’almani est dévolu alternativement aux descendants d’Ibrahima Sori (Soria) et à ceux de Karamoko Alfa (Alfaya), ce qui provoque périodiquement des troubles. En 1804, le pouvoir est exercé toujours alternativement, mais tous les deux ans, ce qui ne fait qu’aggraver les différends entre les deux familles, certains chefs refusant de céder la place. Au cours du XIXe siècle, les Peuls du Fouta-Djalon mèneront des opérations de pillage contre les pays voisins.