L'année 1590 est une année commune qui commence un lundi.
1er janvier, Brésil : Christophe de Barros repousse dans la varzea du Potiipeba (Sergipe) une sortie du cacique Mbaepeva et pénètre dans l'enceinte défendue par ce dernier. Les Indiens sont totalement défaits, 1600 meurent et 4000 sont faits prisonniers.
27 janvier : Luis de Velasco devient vice-roi de Nouvelle-Espagne.
21 mars : le roi de Perse Chah Abbas doit signer une paix désastreuse à Constantinople avec les Ottomans pour se consacrer à la lutte contre les Ouzbeks. Occupation de la Géorgie, du Chirvan, du Lorestan, de Tabriz avec une partie de l'Azerbaïdjan par l'empire ottoman.
16 mai-4 août : siège d'Odawara.
Juin, royaume d'Ayutthaya : à la mort de son père Maha Thammaracha, Phra Naret devient le roi Naresuan. Il consolide l'indépendance du Siam face aux Birmans (fin de règne en 1605).
4 août : Ieyasu Tokugawa, victorieux à Odawara, contrôle l'est du Japon. Tout le pays se trouve réunifié sous la férule de Hideyoshi Toyotomi à la fin de l'année.
16 octobre, Marrakech : le sultan du Maroc Moulay Ahmed envoie une expédition sous les ordres du pacha Djouder contre l’empire songhaï. Le pacha Djouder, qui commande l’expédition, est un Espagnol de Grenade qui a abjuré le christianisme. Sa troupe comprend 1000 arquebusiers renégats, 1000 arquebusiers andalous, 500 spahis (arquebusiers à cheval), 1500 lanciers marocains. Djouder a une garde personnelle de 60 chrétiens et 1000 hommes pour conduire les 8000 dromadaires et les 1000 chevaux qui transportent la nourriture, l’eau, les bagages, les armes, la poudre et le matériel.
Hideyoshi écrit au roi des Ryūkyū, tributaire de la Chine, pour lui expliquer que le Japon et ces îles sont de la même famille. Les Ryūkyū jouent alors un rôle très important dans le commerce transocéanique. Elles servent d’entrepôt car la Chine est fermée.
L'île de Formose (Taïwan) est découverte par les Portugais.
21 janvier : autodafé de Cordoue condamnant les Alumbrados de Ubeda, Baeza et Jaen.
4 mars : Maurice de Nassau prend Bréda.
6 mars: le Parlement de Paris enjoint de ne reconnaître comme Roi que Charles X.
19 avril : évasion d'Antonio Pérez, qui se réfugie à Saragosse.
Mai-septembre : reprise du Siège de Paris.
24 juin : synode de Brest. L’évêque orthodoxe de Łuck, en Ruthénie, Cyrille Terlecki, après s’être mis d’accord avec son homologue catholique, Bernard Maciejowski, demande au pape Grégoire XIV l’union des deux Églises. Le pape en accepte l’idée. Terlecki adresse une supplique au roi préconisant l’Union, à condition que l’Église ruthène conserve sa liturgie orientale et ses libertés.
1er juillet, Espagne : début de la levée d’un nouvel impôt temporaire, le milliones, autorisé par les Cortès pour permettre la reconstruction de la flotte détruite en 1588.
10 juillet : mort de l’archiduc Charles. L’Autriche intérieure est administrée par ses cousins Maximilien et Ernest en attendant la majorité de son fils Ferdinand en 1595. Ferdinand II se fait le champion des catholiques. Il établit un collège jésuite à Graz et se heurte à la majorité protestante qui domine la diète de la Province.