Ce Jour-là

Étienne Borne

Philosophe français

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Étienne Borne, né le 22 janvier 1907 à Manduel (département du Gard), mort le 14 juin 1993 à La Celle-Saint-Cloud (département des Yvelines), est un philosophe et un journaliste français du courant démocrate-chrétien.

Étienne Vincent Borne est issu d'une famille d'enseignant.

Son père, André Ernest Borne, est répétiteur au collège de Béziers. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 19e régiment d'artillerie.

Entre 1912 à 1924, Étienne Borne effectue ses études secondaires au lycée Henri-IV de Béziers. Entre 1924 et 1926, il effectue ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV à Paris où il suit l'enseignement d'Alain.

En 1926, il est admis à l'École normale supérieure au sein de la même promotion que Maurice Merleau-Ponty. En 1930, il est reçu, le septième, à l'agrégation de philosophie.

Étienne Borne est professeur de philosophie en classes terminales à partir de la rentrée 1932 successivement au lycée Sainte-Marie de Neuilly, au lycée de Nevers, au lycée Racine à Paris, au lycée de Valenciennes et enfin dans son ancien lycée de Béziers. À la rentrée 1941, il est nommé en khâgne à Toulouse. À partir de 1945 il occupe la double chaire de son maître, Alain, au lycée Henri-IV à Paris et au lycée Louis-le-Grand, où il aura pour élève Jacques Derrida.

En 1961, il est nommé inspecteur de l'Académie de Paris, puis inspecteur général de philosophie en 1971.

Il prend sa retraite de l'enseignement en 1975.

Il est inhumé à Châteauneuf-Val-Saint-Donat, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

L'engagement militant et l'activité du chroniqueur

Étienne Borne s'inscrit dans le sillage du philosophe chrétien personnaliste, Emmanuel Mounier et du christianisme social de Marc Sangnier.

Dans les années 1930, Étienne Borne participe au lancement de La Vie intellectuelle et de la revue Esprit d'Emmanuel Mounier. Il collabore aux hebdomadaires Sept et Temps Présent.

À partir du 17 juin 1940, il s'engage auprès d'Edmond Michelet en publiant des tracts pour une « France libre ». Il est désigné commissaire à l'information pour la région toulousaine par le comité d'Alger. En 1943, il contribue à la brochure anonyme imprimée de manière clandestine à 5 000 exemplaires par le Mouvement national contre le racisme à l'initiative de Vladimir Jankélévitch : Le Mensonge raciste, avec un essai intitulé « Racisme et Christianisme ».

Après la Libération, il participe activement à la création du Mouvement républicain populaire (MRP). Il fut ensuite chroniqueur au journal La Croix.

Le Travail et l'homme, en collaboration avec François Henry, Les Iles, Desclée de Brouwer, 1937

Pour le temps de la douleur, les Cahiers du Rhône, La Baconnière, 1943.

De Marc Sangnier à Marc Coquelin, Privat, 1953.

Dieu n’est pas mort. Essai sur l’athéisme contemporain, Fayard, 1956 ; puis Foi Vivante, no 160, 1974.

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