Ce Jour-là

Équipe du Costa Rica de football

Équipe nationale de football

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L'équipe du Costa Rica de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs costariciens représentant leur pays en football masculin. Elle est sous l'égide de la Fédération costaricienne de football (Federación Costarricense de Fútbol).

La « Sele » (diminutif de Selección), comme elle est surnommée, participe à cinq phases finales de Coupe du monde. Auteur d'un parcours surprenant à la Coupe du monde 1990, où elle atteint le 2e tour de la compétition sous le commandement de l'entraîneur serbe Bora Milutinović, elle ne peut franchir le 1er tour lors de ses deux présentations suivantes en 2002 et 2006. Les Ticos surprennent à nouveau en 2014 au Brésil : sortis premiers d'un groupe comprenant également trois anciens champions du monde (Uruguay, Italie et Angleterre), ils battent la Grèce en huitième de finale et atteignent pour la première fois un quart de finale de Mondial, instance où ils sont éliminés par les Pays-Bas après la séance de tirs au but. Les Ticos une nouvelle fois qualifés pour la Coupe du monde 2018 en Russie, ne se qualifient pas pour le second tour.

La meilleure performance du Costa Rica en Gold Cup est une place de finaliste en 2002 même s'il avait auparavant remporté trois éditions de la Coupe des nations de la CONCACAF – ancêtre de la Gold Cup – en 1963, 1969 et 1989 ainsi que sept éditions de la Coupe CCCF (voir section résultats). Il gagne à huit reprises la Coupe UNCAF des nations ce qui fait du Costa Rica le pays le plus titré d'Amérique centrale. Il est invité à participer à cinq éditions de la Copa América, atteignant les quarts de finale en 2001 et 2004.

L'équipe du Costa Rica joue généralement ses rencontres à domicile au stade national de la capitale San José. Elle a atteint son meilleur classement FIFA en février 2015 (13e rang mondial et 1er de sa confédération).

Les débuts (années 1920–années 1980)

La fédération nationale du Costa Rica est fondée le 13 juin 1921, elle est affiliée à la FIFA depuis 1927 et est membre de la CONCACAF depuis 1962. Le premier match des Ticos, surnom des joueurs costariciens, se tient dans le cadre des Jeux du centenaire de l'indépendance de l'Amérique centrale le 14 septembre 1921 contre le Salvador et se solde par une victoire sept buts à zéro, le premier buteur de l'histoire de la Sele étant Joaquín Manuel Gutiérrez (es). En finale, le Costa Rica bat l'hôte guatémaltèque par six buts à zéro et remporte le trophée.

Dans les années 1930, le Costa Rica se classe deuxième à trois reprises des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes en 1930, 1935 et 1938. Dans les années 1940, les Ticos soulèvent trois fois la Coupe CCCF (ancêtre de la Gold Cup) en 1941, 1946 et 1948, et acquièrent le surnom de Los Chaparritos de Oro en français : « Les enfants en or ». Au cours de la cinquième édition des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes, ils signent la plus large victoire de l'histoire de l'équipe contre Porto Rico le 10 décembre 1946, sur le score de douze buts à zéro.

Pendant les années 1950 et 1960, le Costa Rica est la deuxième équipe la plus forte dans la région derrière le Mexique, terminant juste derrière El Tri lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1958, 1962 et 1966. Durant cette période, le Costa Rica est tout de même sacré quatre fois champion de la Coupe d'Amérique centrale et des Caraïbes (CCCF) en 1953, 1955, 1960 et 1961, et deux fois champion de la CONCACAF en 1963, et 1969. En 1956, le Costa Rica prend part à la deuxième édition du championnat panaméricain où après une victoire sur le Chili (2–1) avec des buts de Rodolfo Herrera et Jorge Hernán Monge (es), il chute lourdement la semaine suivante à Mexico face au Brésil (1–7), où Larry Pinto de Faria et Chinesinho réalisent chacun un triplé, et se classe troisième de la compétition. Quatre ans plus tard, le Costa Rica accueille l'édition suivante et après un départ en fanfare la première semaine avec deux nuls contre l'Argentine (0-0) et le Mexique (1-1) et une éclatante victoire sur le Brésil (3–0, buts de Guillermo Valenciano, Edgar Quesada (es) et Rigoberto Rojas), il s'incline face à ces trois mêmes adversaires et finit quatrième et dernier.

Cependant, dans les années 1970 et la première moitié des années 1980, l'équipe du Costa Rica passe inaperçue en étant absente de la phase finale de qualification pour la Coupe du monde. Seule une participation de la sélection olympique aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 est à noter, où elle sauve l'honneur dans un match sans enjeu en battant l'Italie un but à zéro (but d'Enrique Rivers (en)).

Une puissance montante de l'Amérique centrale (1989–2005)

La qualification pour la Coupe du monde 1990

Profitant du bannissement du Mexique par la FIFA du tour de qualification de la Coupe du monde 1990 et de toute compétition internationale pour une période de deux ans pour avoir aligné des joueurs qui ont dépassé la limite d'âge autorisée au tour de qualification pour la Coupe du monde des moins de 20 ans 1989, le Costa Rica remporte la Coupe des nations de la CONCACAF 1989. Pourtant, il souffre dès le tour préliminaire en concédant un match nul un but partout au stade Alejandro Morera Soto d'Alajuela avant de s'imposer deux buts à zéro au Panama grâce à des réalisations de Juan Cayasso et de Hernán Medford. Le Costa Rica commence la phase de groupes avec une défaite au Guatemala par un but à zéro. Deux semaines plus tard, il prend sa revanche sur le score de deux buts à un, buts signés Róger Flores et Evaristo Coronado (en). Ensuite, le Costa Rica bat les États-Unis à San José sur le plus petit des scores grâce à Gilberto Rodden avant de perdre sur la même marque à Saint-Louis. Dans la foulée, il tient en échec Trinité-et-Tobago (1–1, but de Coronado) avant de l'emporter sur les Trinidadiens à San José sur un but de Cayasso. Une première victoire décisive à l'extérieur au Salvador (4–2, buts de Carlos Mario Hidalgo (es), Cayasso et un doublé de Leonidas Flores), puis une autre à domicile sur les Salvadoriens par un but à zéro (but de Pastor Fernández), lui ouvrent les portes de la phase finale de la Coupe du monde 1990. Le Costa Rica termine premier avec onze points en huit matchs tout comme les États-Unis, devancés à la différence de buts.

Une première réussie au Mondiale 90

L'année 1990 marque un tournant dans l'histoire footballistique du pays, avec la première qualification pour une phase finale de Coupe du monde. Au cours du mondial italien, les hommes de Bora Milutinović créent la sensation en dominant l'Écosse (1–0) grâce à un but de Cayasso après une longue action collective ponctuée par une passe décisive du talon de Claudio Jara, et la Suède (2–1, buts de Flores et Medford) en matchs de poule, ne s'inclinant que de justesse face au Brésil (0–1). Révélations de cette édition avec les « Lions indomptables » de Roger Milla, ils se qualifient ainsi pour les huitièmes de finale, mais chutent lourdement face à la Tchécoslovaquie (1–4, but de Rónald González).

Décisif à deux reprises en face à face devant Mo Johnston contre l'Écosse, battu sur un tir dévié de Müller avant de réaliser de grandes parades contre le Brésil et auteur d'un grand match contre la Suède, le gardien de but costaricien Luis Gabelo Conejo est élu meilleur gardien de la compétition et est l'unique Costaricien présent dans la liste du magazine France Football des « cent héros de la Coupe du monde » publiée en 1994.

En remportant la première édition de la Coupe UNCAF en 1991, le Costa Rica se qualifie pour la Gold Cup 1991 aux États-Unis où il réussit à passer le premier tour malgré deux défaites en trois matchs et à atteindre les demi-finales, perdant face au Honduras puis contre le Mexique en match de classement sur le même score (0–2). Deuxièmes de la Coupe UNCAF des nations 1993, les Ticos prennent part à la Gold Cup 1993 où ils chutent à nouveau en demi-finale contre les États-Unis (0–1, but en or de Cle Kooiman).

Dans les éliminatoires de la Coupe du monde 1994, les Ticos écartent les Panaméens au premier tour avant que deux défaites contre le Honduras ne les éliminent au deuxième tour. Ils échouent à se qualifier pour la Gold Cup 1996 mais remportent les éditions 1997 et 1999 de la Coupe UNCAF, ce qui leur permet d'accéder aux Gold Cup 1998 et 2000 où ils sont sortis respectivement au premier tour et en quarts de finale. En éliminatoires de la Coupe du monde 1998, le Costa Rica passe aisément le premier tour en compagnie des États-Unis avant de terminer quatrième du tour final, deux points derrière la Jamaïque qui se qualifie pour la première phase finale de son histoire. Les Costariciens sont pourtant les seuls à battre les États-Unis (3–2) et restent invaincus contre le Mexique (0–0 puis 3–3), mais ils sont trop irréguliers en concédant notamment des défaites au Salvador (1–2) et au Canada (0–1). Les progrès des Costariciens sont reconnus par les organisateurs de la Copa América qui les invitent à participer à la compétition en 1997, 2001, 2004 et 2011, avec à la clé un quart de finale en 2001 ainsi qu'en 2004. En 2001, ils se paient le luxe de finir premiers de leur groupe devant le Honduras et l'Uruguay en ayant écrasé la Bolivie par quatre buts à zéro. Avec cinq réalisations, Paulo Wanchope figure à la deuxième position du classement des buteurs, une unité derrière le Colombien Víctor Aristizábal.

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